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 Attaque [mission3]

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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Dim 27 Sep - 12:03

Le mariage se passa sans encombre et rapidement les serments furent échangés entre les deux époux. Alors que Jonathan était en train de noter quelques lignes sur l'évènement, il remarqua le manège entre Richard, Achille puis Sébastien. Silencieux, le journaliste se rapprocha pour essayer d'entendre quelques brides de conversation et il ne fut pas déçu ...

Essayer de contacter les autres vigiles, vois si eux aussi on entendu ou vu quelque chose. J’attrape Darken, et on va à l’armurerie.

Fronçant les sourcils, Jonathan suivit à distance quand des flèches enflammées tombèrent sur le village. Des cris fusèrent de partout, tandis que les hommes et quelques femmes s'armaient. Sans perdre de temps, Jonathan en fit de même, aidant deçà delà pour mettre femme et enfant à l'abri des flèches. Ils donna quelques ordres à un groupe d'ados qui se dépêchèrent d'empoigner des seaux pour éteindre les incendies. Il n'était pas un pro en matière d'armes mais en tant que journaliste de terrain, il avait quand même l'habitude des situations difficiles.
Au bout de ce qui paraissait être de longues heures, les assaillants finirent par quitter les lieux. Revenant au centre du village, un groupe était en train de discuter. Rangeant son pistolet à sa ceinture, il s'approcha pour écouter. Un villageois avait été enlever et pas n'importe lequel, le plus combatif de tous. Qu'allaient-ils en faire ? Réfléchissant au moyen de reprendre le prisonnier, Joe se redressa en entendant une voix de femme.


Je me propose pour aller en observation, je veux voir où se trouve cette bande de barbare…. Achille est sans doute encore en vie, j’en suis sûr, et je ferai tout pour qu’il revienne parmi nous.

Cela ne le déranger pas du tout qu'une femme se propose mais il y avait des règles à respecter. Fronçant les sourcils, il ne mit pas longtemps avant de se décider.

Je vais l'accompagner. Les situations de crise comme celle-ci, je m'y connais. Par contre, il faut se préparer au cas où l'on fasse une mauvaise rencontre.

C'était de l'observation, mais Jonathan se méfiait quand même des femmes. Certaines agissaient sous des impulsions bizarres et ils se retrouvaient après dans des situations beaucoup plus dangeureuses.
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Heléne, la belle de Troie
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Mar 29 Sep - 13:51

Doux retour à la réalité. Ouvrir les yeux et découvrir Louis anxieusement penché sur elle, réconforta son âme lui faisant presque oublier le cauchemar de cette nuit fatidique.

D'une main tremblante, elle se tâta le crâne douloureux et la retira poisseuse de sang, ce qui faillit la faire à nouveau tourner de l'œil...la vue du sang lui faisait horreur, comme tant d'autres choses, un gémissement lui échappa mais déjà Louis, la rassurait, la couvrait de délicieux baisers.


Ça va ? Pas trop de casse ?


Même dans les pires circonstances, il la faisait sourire...Comment ne pas l'aimer, il était si merveilleux.

Oui, ça va...je suis seulement un peu secouée...mais toi, mon amour...tu es blessé!

Réflexe tout féminin, elle se servit d'un pan de sa tunique déchirée pour lui essuyer doucement le visage. Quelle belle allure malgré son œil poché et sa bouche meurtrie. Elle ne 'en aima que plus en devinant que c'était pour la sauver qu'il était dans et état.
Cela aurait été si bon rester là, lovée dans ces bras aimants et oublier ce qu'il se passait au village. Hélène n'était certainement pas la plus brave des femmes mais de là à laisser ses amis dans l'impasse...impossible d'y penser. Louis devait avoir la même idée puisque ce fut presque de concert qu'ils se relevèrent.


Au petit trot de leur monture, ils ne tardèrent pas trop à être proches au village où la bataille faisait rage. Hélène distingua Achille dans la mêlée, à cheval, épée en main, il faisait un carnage autour de lui avant qu'un véritable essaim d'ennemis ne se rue sur lui, le désarçonnant, le soumettant sous le nombre.

Zeus le prenne en pitié!, souffla t'elle en luttant contre l'envie de pleurer, sans lui...nous sommes perdus!

Le Quatozième du nom semblait être du même avis. Connaissant l'amitié indéfectible qui le liait au Grec, Hélène sut qu'il ferait n'importe quoi pour le sauver.

Lui recommandant de rester à l'abri, Louis disparut dans l'ombre de cette nuit incertaine. Hélène se fit toute petite à sa place, en tremblant de tous ses membres.
L'énorme explosion la fit sursauter bellement, comme à tout le monde, voir le ciel se vêtir de couleurs flamboyantes qui éclataient en bouquets splendides, feu céleste qui causa grand trouble dans les rangs ennemis, qui pris d'une juste frayeur battirent en retraite vers la forêt.

Finie la bataille, la jeune femme quitta sa cachette et se risqua à avancer entre les débris fumants pour rejoindre les autres. Mais où était Louis?...Elle ne tarda pas à le voir, la face noircie de poudre, un sourire satisfait aux lèvres. Elle courut se jeter dans ses bras et ensemble ils se réunirent avec les survivants de l'attaque. Comme en rêves, Hélène se retrouva dans la Mairie où se tenait une assemblée d'urgence.

Elle admira la décision de Miranda qui prit la parole en premier. Et dire qu'elle l'avait jugée comme étant une tête de linotte, suivit M. le Maire dans un exposé qui laissait très clair l'intention de se défendre jusqu'à leur dernière haleine.


On y regrouperait la population, des non combattants à moins de la protéger dans les grottes de la plage. Des fortifications et pièges pourraient aussi se bâtir. J’attends vos suggestions.

Se sachant dans les rangs des non-combattants, Hélène frémit. Louis ne voudrait rien entendre de rester tapi dans une grotte...alors, elle non plus. Timide, elle leva sa menotte tâchée de sang et parla doucement:

Je pense qu'à partir de ce moment, nous sommes tous des combattants...C'est de notre salut à tous qu'il s'agit...cacher partie de la population ne ferait que rompre l'union des forces...c'est sûrement ce qu'attend l'ennemi...À Troie, seulement un peuple uni a réussi à tenir tête aux Grecs pendant si longtemps...vous savez tous que si ça n'avait pas été par la ruse d'Ulysse, la guerre aurait encore duré très longtemps.

Elle promena le regard sur les présents, pour une fois dans sa vie, décidée à faire quelque chose d'utile.

Si la force ne suffit pas...employons donc la ruse mais restons unis!

Quelques uns s'offrirent pour aller observer les mouvements de l'ennemi. Julie entre eux. Si l'amour pour Achille lui donnait tant de courage, Hélène ne douta pas un instant que le sien pour Louis ferait d'elle une lionne à l'heure de défendre leurs vies...leur monde, peu importait de quelle étrange essence il fut fait...
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Mar 29 Sep - 17:30

Avec des gestes très doux, Hélène avait essuyé le visage de son sauveur. Ils se contemplèrent un moment en silence avant, d’un commun accord, se redresser et monter à cheval. Une inquiétude solide rongeait Louis qui se demandait comment les choses tournaient là-bas. Ce qu’il vit le fit frémir. Si Achille sabrait les ennemis à tour de bras, ceux-ci, de par leur nombre, le submergèrent au grand désarroi du roi. Il fallait faire quelque chose mais quoi ? A moins d’un miracle… Une idée germa…
Restant hors de portée des adversaires, le 14ème mena Hélène dans d’épais taillis où il la supplia de rester tapie sans bouger.


Je ne serai pas long ma douce. Ne bouge pas de là, veux-tu !

Petit et extrêmement agile, Louis se faufila de buisson en bosquet, accroupi ou rampant. Son objectif était simple : la roche derrière le champignon. Depuis des semaines il avait préparé son cadeau aux jeunes mariés. Ce n’était pas du tout comme ça qu’il comptait le leur offrir mais…
Il n’était pas artificier même s’il en connaissait les rudiments. Les fusées reçues du champignon ne rivaliseraient en rien avec celles qui illuminaient son beau parc les soirs de fête, tant pis. Du moment que ça fasse du bruit et des étincelles…
Prudent, Louis groupa les mèches qu’il embrasa d’une allumette avant de se planquer. Un moment il crut ses pétards mouillés. Il se rapprocha ce qui faillit lui roussir le poil juste au moment où ça barda. Satisfait, il vit les fusées bondir dans le ciel où elles éclatèrent en gerbes multicolores, très sonores. La débandade des sauvages ne rata pas dans un tel embrasement inédit pour eux. Tout joyeux, il retourna au centre du village bien calmé à présent. Voir Hélène se jeter dans ses bras le surprit quand même un peu :


Je t’avais dit de ne pas bouger, mon amour. Tu as apprécié mon feu d’artifice ? Où en est-on ici ?

Déjà la majorité des présents convergeait vers la mairie. On allait faire le point : bonne affaire.
Lorsque Darken demanda des espions, il leva bien haut sa main en espérant être agréé. Puis diverses mesures furent débattues.
Qu’Hélène ose prendre la parole, le sidéra quelque peu mais il écouta sagement avant d’embrayer à son tour :


Tu as raison, ma mie, d’une certaine façon : tous nous devons rester solidaires. Néanmoins, nous n’allons pas confier des armes à n’importe qui, ce serait un risque pour la personne néophyte et pour son entourage. Je ne pense pas d’ailleurs pas que l’armurerie contienne suffisamment de quoi armer tout le monde. Quand Le maire dit de se scinder, il n’a pas réclamé que l’on se disperse partout… Regarde mieux le plan, ma chérie.
Il n’existe aucun endroit où nous pourrions nous barricader. Et une forteresse ne se construira pas en une journée. Par contre… une équipe pourrait creuser des fosses garnies de pieux effilés aux points les plus probables d’invasion. Certaines portes d’habitation ont du métal ce qui cuirasserait bien les lieux où des gars déterminés attendraient de pied ferme ces barbares. L’idéal serait peut-être une attaque surprise de notre part pour les refouler d’où ils sortent mais il nous faut attendre les indications des espions. Au fait, si on y allait maintenant ? J’ai deux chevaux à l’entrée de la forêt…


De l’eau et quelques boissons fortes avaient circulé. Tous en avaient besoin après avoir été durement secoué. D’autres avis furent donnés tandis que Darken demandait aux futurs infiltrés de s’approcher de lui.
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Marie Mancini
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Mar 29 Sep - 23:21

Toujours évanouie, la princesse sentit que quelqu’un lui tapotait doucement les joues, ouvrant les yeux elle vit penché sur elle Richard, il avait l’air soulagé de la voir reprendre conscience. Elle lui fit un léger sourire pour lui signifiait qu’elle allait bien, du moins un peu mieux que quelques instants auparavant, il lui parla doucement.

Si vous vous sentez assez bien pour remonter, nous devrions retourner au village. J’avoue que je préférerais vous savoir en sécurité… ailleurs.

Faisant non de la tête, elle ne voulait pas aller ailleurs alors que le village était en train de se faire attaquer, elle voulait aider les autres, même si elle ne connaissait rien la guerre. Richard était têtu et ne voulait pas qu’elle se retrouve encore une fois prise entre de mauvaises mains.

Ne protestez pas, je vais vous déposer dans une caverne près de la plage. L’indien à qui j’ai piqué la monture avait une gourde d’eau et quelques provisions de bouche. Utilisez-les jusqu’à ce que je revienne vous chercher.

Marie ne put rien dire, la jeune homme la prit dans ses bras pour la soulever et le mettre sur le cheval avec lui, ensuite il la déposa à l’entrée d’une grotte tout en lui laissant quelques provisions. Il l’informa également de ne pas sortir de sa cachette et de rester très discrète, acquiesçant de la tête elle le vit partir vers le village galopant à vive allure.

« Me voilà seule, il va falloir que je fasse attention… »

Mangeant un peu et buvant aussi la jeune femme se demandait bien se qui pouvait se passer, elle n’osa pas sortir de la grotte pour voir si le village était toujours là, elle devait attendre que Richard vienne la chercher. Au bout de trois heures d’attente et après avoir entendu un grand bruit comme si le ciel se déchirait, la pluie aurait du tomber mais rien. Marie avança doucement vers l’entrée de la grotte et regarda le ciel qui était clair. Les bruits avaient cessé et le calme était revenu dans les environ. Se demandant quoi faire, elle sortit de sa cachette et marcha prudemment regardant à chaque pas si elle était suivit.

Des hurlements dans les bois la firent sursauter, prise d’une curiosité intense, elle alla vers les bruits et vit une chose incroyable, des hommes peinturluré dansaient autour d’un feu de camps, elle devait absolument en informer Richard et les autres. D’un pas décidé, elle regagna le village, à bout de force et d’énervement, elle arriva enfin au village, le soleil commençait à se lever, elle avait passé la nuit à marcher et surtout à retrouver son chemin.

Des lumières étaient allumés à la mairie, elle poussa la porte.


Les barbares….. Ils sont dans la forêt…

La princesse s’effondra alors sur le sol épuisé….
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Achille, héros de Troie
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Jeu 1 Oct - 3:11

Quel mal au crâne insoutenable! Et ces deux ploucs qui le regardaient comme s’il venait d’un autre monde! Le plus petit semblait prêt, il l’aurait juré, à lui ficher un coup avec sa petite hache mais le gros barbu l’en avait empêché d’un geste impératif. Pas de doute, c’était le boss.

Lui, il avait les idées de travers et ne comprenait à peu près rien de ce qui se jouait là, mais il ne s’en fallut pas plus, le grand barbu prenait la parole:

Euric ! Quel bonheur mon ami ! Nous t’avons cru perdu. Ces sauvages nous ont malmenés. Tu t’es battu en héros !

Ah bon! Au moins il savait son nom, même si ça ne lui disait absolument rien et on ne tarderait pas à apporter de l’eau, ce qui ne lui ferait que du bien…Dieux, qu’il avait soif!

Tu ne te rappelles pas du monde du fleuve d’où nous venons ? Nous avons lancé une expédition contre les gens de ces contrées. Ils sont bien plus riches que nous en terres, en tout. De plus… Ils ont de très belles femmes!

Ben non, se rappeler, il ne se rappelait de rien…le beau vide qu’il avait dans sa tête...à part la douleur, il n’y restait rien qui vaille. Mais enfin, choses de la guerre…puisque c’était assez clair qu’il était un guerrier…un héros, ce qui était plus!. Le fait que l’ennemi, puisqu’il y en avait un un, soit plus riche qu’eux, même s’il n’avait pas la moindre idée de qui il pouvait bien être, et ait des belles femmes suffisait pour éveiller sa soif de bataille.

Toi, Euric, fils du roi Théodoric, tu t’es joint à nous dans cette conquête avec nos alliés d’un autre âge. Aujourd’hui nous soignerons les blessés et honorerons nos morts. Demain, la lutte reprendra, et là tu vaincras !

Fils de roi? Tiens, la formule ne lui résultait pas inconnue...ce serait au moins ça! Qu’on lui laisse au moins une journée pour se reposer...ce ne serait pas trop demander, au moins ce serait déjà ça pour essayer de reprendre tout à fait ses esprits.

Facile à dire. Difficile à faire. La bosse sur son crâne faisait un mal de tous les diables, on avait soigné la blessure mais le coup semblait avoir été traitre, de quoi lui chambouler les méninges. À l’eau demandée s’en était suivi, une fois le présenté comme Lime White Man volatisé, de l’hydromel…très goûteux ce truc là…mais pas accord du tout avec la migraine abrutissante dont était victime Euric…
Allez savoir dans quel état misérable le pauvre type trouva son sommeil...Le fait est qu’au lendemain, il se retrouva en plein concile de guerre, sans savoir de quoi il en allait…pourtant, les autres, c’est à dire tous ces types peinturlurés et les autres barbus à l’allure pas commode, chef inclus, semblaient avoir une aveugle confiance en lui…

*Ben à croire que tu es un grand guerrier...ma foi, on reprendra sur la marche!*

Wallia, le grand chef de cette troupe invraisemblable ne tarissait pas d’éloges pour lui, de quoi le convaincre. Sans se sentir vraiment d’aplomb, Euric se vit aidé par de diligents serviteurs à revêtir le barda des guerriers barbares, cuir et fer, qui entravaient ses mouvements mais qui, chose dite, avaient été son attirail de guerre jusque là. Il préféra, saura t’on jamais pourquoi, la hache à double tranchant au scramasaxe et à la masse de fer bardée de pointes de fer. Le casque qui agrémentait la mise ne fit rien pour son mal de tête sinon l’empirer…mais étant donné que se plaindre d’un mal si vénal entre guerriers n’était pas question, Euric serra les dents et fit ce qu’on attendait de lui…

Mener les troupes au combat lui sembla tout naturel. Prendre le commandement, encore plus.
Le jour déclinait quand ils arrivèrent à l’orée de la forêt et en vue de l’objectif. Un village on ne peut plus anodin. Mais son instinct lui souffla de ne rien y croire, aux apparences.

Cela ne lui donna que raison. Ces villageois étaient des irréductibles. Leur façon de se battre mit en échec le premier assaut fait par les hommes peints de White Lime Man. Tant pis pour eux. D’un geste, il ordonna le lancer des flèches enflammées. La belle pagaille, ça brûlait de partout, le joli village! Cris, pleurs…qu’en faire! Il s’en fichait…si au moins sa tête ne lui avait pas fait si mal…

Faisant caracoler sa monture face à cette défaite assurée, Euric défiait l’ennemi en toute joie de cœur. Son bonheur, à lui, était de combattre et de vaincre…et cet ennemi là ne tiendrait pas bien longtemps…Peaux Rouges en pleine lutte corps à corps…ne manquait que l’assaut final des cavaliers, ceux de Wallia et du Peau Rouge…

Il levait le bras pour donner le signal quand une douleur fulgurante lui brisa la poitrine.. Interdit un instant, il chercha à comprendre la source de cette défaillance soudaine de tous ses sens…avant de vider les étriers et s'écrouler à terre…

La dernière vision consciente qu’Euric eut fut celle de l’ennemi se ruant sur lui…un gars à la chevelure ondoyante et à l’air plutôt désespéré…
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Sissi Impératrice
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Ven 2 Oct - 1:17

Un feu d’artifice ? Comment diable s’était-il déclenché ? Bouche bée, l’impératrice d’Autriche avait levé les yeux sur le plus minable spectacle coloré auquel elle eût goûté de toute son existence. Le bon côté de ces pétards fut qu’ils flanquèrent la frousse aux assaillants qui, enfin, refluèrent. Le soulagement des habitants se marqua même si on devait constater la disparition de plusieurs têtes dont celle du héros de Troie.
La population désireuse d’entendre le maire se regroupa dans le bâtiment officiel. Narquoise, Sissi ne fut pas sans remarquer certaines désertions. Plusieurs villageois coururent chez eux y prendre leurs effets les plus précieux avant de se mettre à cavaler dans la nuit.
C’était tentant, dans le fond… Avec cette terrible attaque, on ne pouvait espérer que tous soient courageux ou fou au point de risquer leur peau. Il y avait de quoi hésiter. L’entrée vers l’autre champignon devait être déserte… Ce serait le moment ou jamais d’aller profiter de ses bienfaits mais aussi assez risqué de tomber sur… pire.
Ici, elle n’était pas si mal. Si Hélène suivait le mouvement, il ne serait pas dit qu’Elisabeth se comporterait en poule mouillée…
Oubliant ses envies de fuite, la jeune femme se mêla donc aux autres et écouta les débats.
Dieu que c’était rasoir. Manifestement, nul ne savait au juste quoi faire pour dérouter l’adversaire. Plusieurs se proposèrent pour aller espionner l’ennemi. Grand bien leur fasse…
Les idées fusaient à gauche et à droite. Se disperser, rester groupés, bâtir des pièges…


*Creuser des trous et y mettre sa tête, tant qu'à faire… ?*

Elle n’aimait pas prendre la parole mais voir les autres femmes se décider l’encouragea :

Je vous avouerai que j’ai pensé à fuir. Beaucoup l’ont fait, du reste. Je dis ça, je ne dis rien mais nous devrions urgemment nous armer davantage et… plus puissamment. Le champignon par où je suis passée avec mes amis était très actif, pas vorace comme celui-ci.
Je suggère qu’un groupe y aille demander des armes. Je le guiderai, je me souviens du chemin. Un cheval pourrait nous être très utile pour ramener le chargement rapidement.


Voilà, on ne pourrait pas l’accuser de ne rien avoir tenté. Et, somme toute, il serait plus amusant d’aller au champignon que de creuser des fosses ou de tailler des pieux.
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Ven 2 Oct - 1:21

La perte d’Achille avait affecté beaucoup de monde. Tous avaient reconnu sa valeur guerrière.
Ce qui sidéra le plus Richard était sans nul doute la « disparition » des corps des victimes. C’était très troublant.
A la mairie, les idées avaient circulé. Il voulait être un espion, car il se sentait probablement le plus qualifié pour ce rôle particulier.
Le plan de Darken n’était pas dénué de sens au contraire mais il allait requérir la solidarité de la population. Or, comme l’avait fait remarquer l’impératrice, beaucoup d’habitants avaient filé dans la montagne ou vers la plage. Des deux cents et quelques résidents, il en était « disparu » une bonne cinquantaine. Si les « vilains » n’avaient pas gardé de troupes en réserve, les villageois auraient la supériorité numérique sauf qu’en face d’eux se tiendrait de féroces guerriers aguerris, ce qui était loin d’être leur cas. Donc la ruse serait nécessaire, indiscutablement.
Quand Louis s’empressa de vouloir partir en reconnaissance vers l’ennemi, Darken rassembla les candidats un peu à l’écart.
Avec sagesse il déclara que trop d’espions peu habiles risquaient de faire échouer la mission d’observation. Il remercia Julie et Loulou qui, tellement gaffeur à l’occasion, pouvait donner l’alarme aux autres.
Richard et le journaliste furent agréés et, ensemble, ils se préparèrent à une course folle.
Si beaucoup d’adversaires étaient montés, la majorité était à pied, ils n’auraient donc pas à accuser trop de retard. Coureur des bois par excellence, (ou plutôt des déserts) Burton préféra laisser les chevaux capturés à ceux qui iraient chercher les armes.
En compagnie de Jonathan, il fonça à grandes foulées silencieuses dans la direction désignée par Miss Fairchild. Un léger équipement comprenant gourde, couteau et jumelles, les deux hommes se glissèrent tels des ombres sur les traces des envahisseurs. La lune favorisait l’éclairage d’une piste toute tracée par les chevaux et les pas des marcheurs.
Sur leurs gardes, Burton et Benett mirent un peu moins d’une heure à couvrir la distance. La vue de lueurs ressemblant à des feux, ajoutée à l’odeur de bois brûlé, leur fit redoubler d’attention. Pas question de se faire piéger par des vigiles ennemis. Ils pouvaient être partout au sol comme dans des arbres.
Se transformant en ombres, les espions s’approchèrent le plus doucement possible avant de se séparer par précaution.
Souple, Richard se coula dans les branchages en faisant frémir le feuillage comme le souffle du vent.
Lorsqu’il jugea la distance raisonnable à l’observation, il grimpa sur un tronc proche et put ainsi sortir ses jumelles en disposant d’un champ d’ensemble très prometteur. Avec méthode, il mémorisa tout ce qu’il vit. Comptant tentes, chevaux, hommes visibles. Beaucoup étaient déjà allongés ; d’autres veillaient ; certains dansaient autour des feux.
Toujours discret, Burton descendit de son perchoir. Il venait d’avancer de cent mètres quand son instinct l’avertit ( à moins que ce ne soit une odeur rance semblable à de la graisse d’ours ?) d’une présence sur son flanc gauche. Ce fut rapide, indolore et sans bavure, son poignard siffla ; une masse s’écroula.
Un peu secoué, Richard tenta de voir sa victime et récupérer sa lame. Celle-ci luisait faiblement dans les broussailles sans qu’aucun corps n’apparaisse…
Ces « disparitions » gênaient Burton car il détestait ce qu’il ne comprenait pas.
Le temps n’était pas à la philosophie. Il commençait à ressentir les efforts de cette journée particulière. Plus vite il rentrerait, plus vite il pourrait goûter un peu de repos avant d’œuvrer au salut du village.
En chemin, il fut rejoint par Benett que pour un peu il aurait expédié voir ses ancêtres s’ils n’avaient pas mis au point un système de reconnaissance banal : le hululement de la chouette.
Ils profitèrent des derniers kilomètres pour comparer leurs observations.
Un rapport fidèle fut délivré au maire manifestement aussi crevé que beaucoup.


Il faut déterminer les tâches et les horaires de chacun autrement on sera prêt à recevoir l’ennemi mais on roupillera tellement que nous serons scalpés sans nous en apercevoir ! estima-t-il avec sagesse.

Des mesures furent prises, les équipes se formèrent, plus ordonnées.

Couché sur une paillasse à la mairie en compagnie de beaucoup, il dormait du sommeil du juste depuis quelques heures quand le fracas de la porte s’ouvrant le fit bondir sur pied, arme au poing.
Pas d’indien ni de barbare mais une princesse échevelée qui cria :


Les barbares….. Ils sont dans la forêt…

Ma… Marie ? *Quel con, tu l’avais complètement oubliée !*

Il se précipita pour lui éviter un billet de parterre et la déposa doucement au sol, bourrelé de remords :

Tout va bien, Marie, l’apaisa-t-il en lui caressant les cheveux. On sait où ils sont, combien, ils sont et on les attend de pied ferme. Repose-toi, tout va bien.

Un léger sourire sembla flotter sur les lèvres de la jolie blonde tandis qu’il posait une couverture sur elle. Parfaitement réveillé, Richard annonça tout haut le changement d’équipe. Il était 5 h du matin.
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Jess Owen
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Ven 2 Oct - 16:34

Alors que leur prisonnier avait trouvé le sommeil, les deux chefs se réunirent sous un tipi et fumèrent autour d’un feu :

Nous avons fait une très belle prise, déclara Wallia. Je pensais devoir argumenter davantage pour le convaincre ; son amnésie est une bénédiction pour nos plans.

En effet, répliqua Lame White Man, néanmoins, je crois prudent de le surveiller. Il a l’air sincère mais un revirement de sa part serait catastrophique pour nous. Il pourrait nous entraîner dans un piège…

Longtemps encore les deux hommes discutèrent avant de se séparer pour un repos bien mérité.
Wallia partageait sa couche avec un jeune romain qui l’avait séduit par ses manières efféminées. Dans le monde du fleuve, les femmes disponibles étaient rares. La plupart se prétendaient issues de noble lignée, savantes ou supérieures. Bien que quelques aventurières se soient jointes à eux, il avait dû se résoudre à cohabiter avec un autre homme puisque aucune gueuse, telles qu’il aimer les trousser, n’était disponible.
Les indiens, eux, avant un combat, s’abstenaient de tout rapport sexuel. Wallia, cette nuit, suivit leur exemple. Il était d’ailleurs trop fatigué pour songer à cela.
Au matin, on fit le bilan des pertes. De nombreux braves avaient péri ou au moins étaient portés disparus. Plusieurs combattants trop amochés devraient rester en arrière, ce qui ramenait les effectifs à une petite cinquantaine de personnes.
C’était peu, jugeait le chef Cheyenne. Même en escomptant que le nouveau venu valle 10 braves… Que faire contre la poudre noire ?
Au moins, si ce soir le grand Esprit le prenait avec lui, il aurait tenté de recréer un peuple aux vraies valeurs.
Sans pessimisme affiché, il chevaucha au côté d’Euric et de Wallia, suivi du reste des combattants ragaillardis, dès que le jour déclina.
Deux éclaireurs revinrent au devant d’eux :


L’ensemble du village est désert, grand chef.

D’après certains renforcements observés quatre habitations regrouperaient les ennemis.

La sagesse de Lame lui souffla un plan judicieux : assiéger le village, empêcher ces blancs d’atteindre le totem et les laisser mourir de soif et de faim. Ses hommes, pourtant, étaient pressés d’en découdre. Cohabiter plus longtemps dans l’inaction risquait d’entraîner rivalités et querelles…
Contraint, il donna l’ordre de poursuivre.
La nuit était presque tombée quand Lame jeta son groupe dans l’arène. Le carnage prévu arriva. Le sol devant chevaux ou hommes s’effondra, les engloutissant avec des hurlements atroces.
Euric-Achille commanda le tir des flèches enflammées. De nombreux bâtiments flambèrent mais peu de cris s’élevèrent. Sans doute qu’enflammé lui-même par l’action, le héros revoyait d’anciennes scènes de tueries.
Ici, la situation était bien différente. Quand le groupe de Wallia voulu attaquer le carré fortifié, des armes inédites parlèrent faisant tomber de nouveaux braves. Un mur de flammes très hautes s’éleva, infranchissable tout un temps.
Cela permit aux uns et aux autres de récupérer. Pas pour Euric-Achille. Le coup sur la tête devait avoir des conséquences bizarres qui faussaient son jugement de la situation. Il voyait des ennemis autour de lui alors que pas un rat ne circulait. Il fonça dans une mêlée fictive avec une ardeur démente. Sabrant le vide comme s’il s’agissait de têtes. Puis… un coup partit et le valeureux se retrouva au sol.



Post MJ


Vous êtes dans les bâtiments du carré fortifié. Les méchants arrivent. Vu ce qui est raconté plus haut :

Ordre de passage :

Miranda : tu racontes ta fin de nuit de noce ; le début du combat.

Darken : tu racontes la même chose avec les diverses mesures prises.

Julie : Tu décris ta frustration de ne pas avoir été choisie à l’espionnage ; tes réactions au retour de Richard et Benett
Jonathan : raconte ton espionnage aller-retour, ta nuit, le début de l’attaque indienne
Hélène : raconte ta nuit, les préparatifs, tes réactions
Loulou : tu sais quoi : tu sors avec un drapeau blanc pour récupérer Achille
Marie : raconte ta journée qui commence tard. Tes préparatifs en vue de la prochaine attaque, etc.
Achille : tu es récupéré et soigné au bâtiment médical. Tu te penses prisonnier. Tu cherches à t’évader
Sissi : raconte ton épopée au champignon
Richard : tu sais quoi

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Miranda Fairchild
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Lun 5 Oct - 13:35

Accommoder tout ce beau monde dan un espace quand même assez restreint demanda des efforts d'imagination pour éviter que les nerfs, déjà assez altérés, ne provoquent pas plus de problèmes.

Miranda, luttant contre la fatigue et le sommeil, essaya de calmer les esprits et de caser tout le monde de la meilleure façon possible, question de pouvoir coexister en paix.

Écoutez, on est tous dans le même pétrin, si on ne met pas de notre part, pas besoin de l'ennemi pour finir avec nous...alors on se calme et on ne discute pas pour des broutilles.

Ce disant, elle jetait un regard méchant vers une femme qui deux minutes avant disputait âprement sa place à une autre des villageoises.

Ici, on est tous pareils...donc pas de chichis!

Arrangé le problème, elle alla chercher son mari et attendre avec lui le retour des espions, ce qui ne tarda pas trop. Richard fit un résumé de la situation et laissa très au clair, le besoin d'être prêts et dispos quand l'attaque se produirait.

S'octroyer quelques heures de sommeil devenait impératif. Elle insista auprès de son chéri pour qu'il se repose aussi et n'y tenant plus s'accommoda dans le coin aménagé, pour sombrer aussitôt dans le sommeil.

Le jour se levait quand Miranda ouvrit l'œil. Autour d'elle régnait déjà une activité de ruche. Vite fait, elle avala un morceau et se rendit au QG, où les ordres fusaient à qui mieux mieux. On se préparait bellement pour donner une gentille surprise à l'ennemi. S'il n'avait tenu qu'à elle, Miranda aurait participé plus activement mais en considération de son état de future mère on l'envoya s'occuper de tâches plus bénignes et elle se retrouva au pavillon médical en révisant les existences et faisant une visite de réconfort aux quelques blessés de la veille.

À peine si elle vit M. le Maire de la journée. Mais vers la fin de l'après midi elle en avait marre de son devoir social et alla rejoindre les autres juste à temps pour s'armer dûment...La première vague d'attaquants arrivait sur eux!

Sauf que ça n'alla pas bien loin...le sol s'effondra, entrainant hommes et chevaux dans un piège fatal. La pluie de flèches ne tarda pas, faisant flamber encore quelques pavillons désaffectés. Un nouveau groupe ennemi, cavaliers barbares firent leur apparition.

Miranda ne fut pas la seule surprise en découvrant un des cavaliers qui venaient en tête...à la lumière des flammes, il était impossible de ne pas reconnaitre cette carrure...

Oh, mon Dieu...il a viré de bord!

Puis tout s'enchaîna à des vitesses folles...Le crépitement des rames, les éclats des grenades, le mur de feu jailli de nulle part...et une folle cavalcade qui ne finit qu'avec un coup de feu très précis...

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Sebastien Darken
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Lun 5 Oct - 23:09

Dès que les deux hommes désignés à l’espionnage des ennemis partirent, Sébastien Darken gréa diverses mesures. Il affecta entre autre sa femme au dispensaire. La seule femme enceinte de l’île méritait bien d’être ménagée, non ?
Il voulut que Sissi et Julie partent au champignon, le plus tôt possible. Avec les chevaux leur tâche serait facilitée.
Avec Louis, qui pestait de ne rien faire, il sélectionna les équipes. Les plus baraqués creuseraient les fosses, abattraient des troncs qu’affûteraient les moins costauds. Les vraiment faibles ou peu dégourdis, iraient demander eau et nourriture au champignon de quoi soutenir un siège éventuel.
Tout cela prit du temps et c’est heureux que le maire vît revenir Benett et Burton. Ils étaient saufs et leurs observations se complétaient. Réjouis par ces nouvelles, Darken découpa les tranches horaires de repos ou d’activité. Il fallait se reposer en restant vigilant néanmoins.
Personne ne renâcla à ses directives, c’était déjà ça. Il admirait sincèrement le cran de son épouse. Elle ne démontrait que ténacité, remontant volontiers les bretelles à ceux qui jouaient les tire-au-flanc. Crevée, elle voulut que Seb se joigne à elle au repos. Il s’installa donc avec elle mais, dès qu’elle s’endormit, il la quitta en douceur pour réviser diverses choses en compagnie d’un Louis increvable.
La plupart des habitants autorisés regagna ses quartiers ; l’autre partie resta à la mairie transformée moitié en ruche, moitié en dortoir. Seb ne s’assoupit que trois petites heures au côté de Miranda. L’arrivée de Marie Mancini mit pas mal de monde en émoi, dont Louis, naturellement.
Sissi et Julie se mirent en route tandis que Darken supervisait les fortifications et pièges. Lentement mais sûrement, cela se bâti, tous y mettant du leur. Vers 17heures, les jeunes femmes allées au champignon revirent porteuses d’objets extraordinaires. Des fossés furent emplis d’essence, les armes distribuées. Ah ils seraient servis ces sauvages ! Grenades à main, fusils mitrailleurs, même un lance-roquettes formèrent un arsenal terrible.
A la tombée du jour, les vigiles fidèles au poste, annoncèrent des mouvements dans la direction prévue. Les derniers préparatifs accélérèrent, la fébrilité augmenta, puis tout se déclencha.
Les walkies-talkies crachèrent des ordres afin de combiner les tirs dès que la première vague d’assaut ennemie se soit lamentablement brisée dans les fosses hérissées de pieux. Hommes et bêtes connurent la douleur.
Une seconde vague, de feu, celle-là, arrosa les bâtiments d’où de rares tirs partirent. Le déferlement se déclenchait, Seb beugla :


Feu à volonté !

Un beau carnage… Si l’on peut trouver cette boucherie belle…
Au milieu de cet enchevêtrement d'assaut, un cavalier inconscient de hardiesse brailla en fonçant en plein centre du carré le plus défendu. N’en croyant pas ses yeux, le maire entendit à peine ce que Miranda disait.
Paniqué, il reconnut cette stature incomparable:

A… Achille, c’est Achille ! Cessez le feu ! Cessez le feu !

L’ensemble des armes se tut… sauf une qui aboya son bruit mortel !
Un rugissement de lion blessé vibra dans la mairie quand le héros tomba dehors.


Louis, NON !

Mais le monarque n’écouta pas.
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Julie Lousiane
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Mar 6 Oct - 20:11

Après les déclarations de tous, Julie attendit le verdict de Seb, elle n’était pas ravie du tout qu’il évince de la mission d’espionnage, c’est vrai qu’elle n’était pas très discrète et que c’était une femme, mais tout de même elle pouvait tout autant que le journaliste faire ça.
Le maire avait donc affecté Richard et Jonathan à l’espionnage, Miranda quant à elle devait rester sur place, ce qui était légitime vu qu’elle était enceinte et qu’il fallait qu’elle fasse attention à elle.
Sissi et Julie devaient aller au champignon de cette première pour prendre armes et victuailles sans avoir besoin de donner des diamants, ce qui était très bien car la quantité de diamants s’épuisait à vu d’œil.

Près de deux heures plus tard les deux espions revinrent avec des bonnes nouvelles, le maire prit les choses en mains, des équipes devaient surveillaient le village tandis que d’autres se reposeraient, Julie voulu demander à Richard si il avait vu ou entendu quelque chose sur Achille, mais si il avait su quoique ce soit il l’aurait forcément dit.

Tout le monde devait prendre du repos, la jeune avocate se coucha et tenta de dormir un peu, mais sachant qu’Achille était entre les mains des barbares le sommeil ne vint pas. Elle s’inquiétait beaucoup pour lui et de plus elle ne savait pas si il était encore en vie à ce moment précis, elle pria les dieux pour que le jeune Grec survive et revienne sain et sauf au village. On pouvait dire qu’elle tenait énormément au jeune homme, mais lui que ressentait-il pour elle ? C’est sur ces dernières pensées que Julie s’enfonça dans les bras de Morphée.

Un bruit réveilla la jeune femme, il s’agissait de Marie, la pauvre tout le monde l’avait oublié, Richard s’occupa d’elle.
C’était le moment de partir, Julie et Sissi montèrent à cheval sous les dernières recommandations de Sébastien, elles devaient faire attention et faire au plus vite, car l’ennemi ne tarderait pas à revenir. Habillée en pantalon, la jeune avocate plaça dans sa ceinture deux grands couteaux et un pistolet, on n’était jamais assez prudent.
L’impératrice était une grande source d’information, elle connaissait tellement de chose sur la nature, les animaux et autre que Julie était enchantée de faire ce voyage en sa compagnie.

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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Sam 10 Oct - 14:00

Qu'il fut choisi en compagnie de Burton ne le surprit pas. Jonathan discuta avec calme avec son camarade des préparatifs puis, ils partirent dans la nuit, courant l'un derrière l'autre en silence. Quand ils arrivèrent à proximité des ennemis, ils se séparèrent pour voir plus de chose. Tandis que Burton partait vers la gauche, Jonathan prit à droite. Il repéra rapidement garde qui lui tournait le dos. S'approchant le plus près possible, il repera l'entrée d'un tipi. Contournant l'ensemble, il parvint à venir assez près pour reconnaitre la voix d'Achille. Faisant demi-tour, il rejoint Bruton après avoir faillit se faire tuer par son compagnon, très sur ses gardes. Heureusement pour lui, ils avaient penser à choisir un bruit de reconnaissance, bruit qu'il fit rapidement, avant de suivre son compagnon en direction de leur village.

Sur le chemin, ils échangèrent leurs remarques avant d'établir un bilan à annoncer au maire. Ce fut Burton qui s'en chargea avant que des groupes de garde furent prévus. Jonathan faisait parti du premier tour quand la porte s'ouvrit à la volée. Au aguêt, le jeune homme faillit sauter sur la personne qui venait d'entrer mais s'arrêta net en réalisant de qui il s'agissait. Laissant Burton s'occuper de la princesse, il se posta près d'une fenêtre surveillant les environs. Enfin, il fut relever de ses fonctions et partit s'étendre sur une paillasse, s'endormant comme une souche.

Quelques heures plus tard, il se levait près à défendre ce qui était devenu son "village" et sa "famille". Le combat fit rage pendant presque deux heures avant qu'un cavalier ne s'avança au milieu de la place. Retenant quelques gros mots bien ressentis, le journaliste reconnu Achille. Il ne fut pas le seul et tous arrêtèrent de tirer, tous sauf un coup ...
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Heléne, la belle de Troie
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Lun 12 Oct - 1:15

Comment dormir en pareille situation? Helene ne sut pas trop comment elle s'y prit, mais toute somme faite, le sommeil l'accueillit sans problèmes même si pas pour trop longtemps. Ce peu de repos lui ayant fait grand bien, la belle se sentait disposée à prêter main forte là où on aurait besoin d'elle.

La jolie reine n'avait pas d'énormes talents à déployer. Mais Miranda organisant tout, elle n'eut qu'à la suivre docilement et essayer de se faire utile pendant cette longue journée d'attente.

Dehors, les hommes s'activaient vaillamment à mettre en place les défenses en vue de l'attaque qui ne tarderait pas à avoir lieu.

À mesure que les heures passaient, l'émoi général allait en grandissant. L'idée d'affronter une attaque combinée d'indiens et barbares n'était pour réjouir personne.

Et cela arriva, à la tombée du jour...Quand les premiers coups de feu éclatèrent, Hélène sentit son beau courage flancher. Elle n'avait vu Louis que peu de fois pendant la journée et encore en vitesse, il y avait trop à faire et en ce moment, lorsque l'enfer se déclenchait au dehors, il serait sûrement au premier rang...et elle avait affreusement peur qu'il ne lui arrive quelque chose!

Rester là à se morfondre sans savoir ce qu'il se passait finit par la pousser à se risquer dans la Mairie, juste au moment où Darken hurlait de cesser le feu...Ce qu'elle vit alors, la paralysa sur place...Achille, car ce ne pouvait être que lui, fonçait sur eux mais un dernier coup de feu eut raison de lui.

Un cri endolori surmonta le soudain silence...et elle vit l'homme qui avait conquis son coeur, s'élancer.


Louis...mon amour...
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Lun 12 Oct - 12:56

Les préparatifs sous la houlette de Darken furent rondement menés. Fortifier le carré en moins d’une journée relevait d’un défi de Titan.
S’ils durent déplorer la défection de nombreux habitants( qu’ils aillent au diable, ces pendards) la majorité oeuvra selon ses moyens.
Depuis le temps qu’il fréquentait un monde puis l’autre, Louis était devenu très débrouillard et musclé. Abattre des troncs, les tailler en pieux ne le gênèrent pas. Le seul tracas dans cette fourmilière active était que, comme il l’aurait souhaité, il ne pouvait garder un œil sur sa douce Hélène. Un bécot échangé entre deux tournées d’abattage fut tout ce qu’il glana. Sa douce se montra très active cependant. Porter de l’eau aux travailleurs, soigner les multiples écorchures, elle suivait Miranda comme un fidèle toutou.
Le retour de Sissi et Julie mit du baume à de nombreux cœurs. Ce qu’elles apportaient intrigua beaucoup le monarque qui sentait l’énervement le gagner à mesure que le temps filait. A n’en pas douter, les « vilains » allaient remettre ça !
Louis avait été un fin stratège. Pas tout seul, évidemment, son équipe de généraux était néanmoins performante. Aussi s’interrogeait-il sur le pourquoi de cette sauvagerie ? Que voulaient ces gens, en définitive ? Les occire bellement parce qu’ils gâchaient leur paysage ? Autre chose ? Il faudrait qu’il en discute avec Burton, à l’occasion.
Les pièges étaient posés ; les quatre bâtiments principaux bien protégés. Des rations importantes de vivres et d’eau garnissaient chaque fortin au cas où un siège s’établirait.
Les vigiles encore fidèles rapportèrent des mouvements dans la zone prévue. Dans un instant tout se déclencherait. N’y tenant plus, Louis s’était isolé quelques minutes avec la belle de Troie pour lui réaffirmer sa foi.
Puis, l’attaque commença.
Rapidement une horde de peaux-rouges déferla, tombant pile dans les fossés épineux. Des flèches enflammées rebondirent sur les protections, ne causant de dommages qu’à des annexes mineures et inhabitées. Les sauvages ne furent pas longs à comprendre que la seule résistance se retrouvait regroupée dans le carré fortifié. Ils se concentrèrent dessus, à distance, cependant.
Un mot d’ordre général avait été donné : ne tirer qu’avec l’ennemi bien en face !
Aussi, il y eut assez peu de riposte au début.
Un groupe de barbares tenta une percée. La poudre parla ainsi que des sortes de pommes explosives que Louis ne connaissait pas mais dont il jugea l’efficacité dévastatrice.
Lorsque les fumées se dissipèrent, un cavalier téméraire surgit, clouant tout le monde sur place. Il avait beau porter un casque, sa blonde chevelure et sa carrure l’identifièrent. Louis secoua la tête d’incompréhension. Que faisait Achille du côté adverse ? Il était tombé sur la tête ou quoi ?
Darken s’époumona en réclamant un cessez le feu qu’il beugla dans sa boîte censée communiquer avec les autres bâtiments.
Tout devint silencieux sauf un coup, un seul qui partit de la poste.


NOOon, hurla Louis. Si je tiens l’enfant de salaud qui a fait ça ! Quel idiot !

Nul n’aurait pu le retenir. Courant vers la sortie, il arracha sa chemise sa chemise blanche qu’il brandit à bout de bras. Les barbares ne devaient pas connaître ce symbole, les indiens oui !

Arrêtez ! Arrêtez, hurla-t-il. Nous devons parler !

Debout, bien droit aux côtés d’Achille, il agita longuement son drapeau blanc de fortune. Par miracle, aucune flèche ne se lança. Un grand silence plana.
Dans son dos, Loulou perçut une présence. Richard s’était avancé hors abri, prêt à entamer des pourparlers.
Un indien aux allures nobles avança sa monture jusqu’à eux. Il demanda simplement :


Que voulez-vous ?

Très vite, la langue du monarque se délia :

Nous aimerions connaître vos intentions et… emporter ce blessé pour le soigner.

Richard intervint également et Lame White Man, sembla réfléchir. Il acquiesça enfin au soulagement de tous. La carcasse d’un Grec inanimé pesait une tonne ! Mais Louis parvint tant bien que mal à la ramener à la mairie. Pendant ce temps, Richard s’éloignait avec l’Indien…
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Marie Mancini
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Mar 13 Oct - 20:02

Comme dans un écho, la princesse entendit la voix apaisante de Richard qui était venu la rattraper de justesse avant qu’elle ne tombe sur le sol dur.

Tout va bien, Marie, on sait où ils sont, combien, ils sont et on les attend de pied ferme. Repose-toi, tout va bien.

Un sourire naquit sur les lèvres de la jeune femme au moment ou elle s’endormit.
Un peu plus tard, même beaucoup, Marie se réveilla et vit tout autour d’elle des gens s’affairer, il était déjà plus de midi et on l’avait laissé dormir, se levant sans plus de cérémonie, elle alla au dehors pour voir ce qui se passait, Richard et les autres hommes qui s’occupait de préparer des pièges. Elle voulu les aider mais le travail manuel n’était pas fait pour elle et puis elle se voyait mal tenir une pioche ou faire des pics avec des morceaux de bois, alors au lieu de rester là sans rien faire, elle se décida à aller préparer des sandwichs pour les hommes et les femmes. Et oui il fallait bien remplir l’estomac de ces personnes, sans quoi ils ne tiendraient pas longtemps à ce rythme.

Une fois tout le monde rassasiés, Marie alla aider du mieux qu’elle pouvait Miranda et Hélène, de temps à autre Richard venait prendre de ses nouvelles et repartait voir si tout se déroulait pour le mieux.

En fin d’après-midi, on entendit des cris de Sioux et de barbares, ils étaient à l’orée du village, les femmes devaient rester en retrait et Marie voulut quand même voir se qui se passait. Au moment ou elle se risqua dehors, elle entendit Richard crier un cesser le feu, mais apparemment une personne n’avait pas entendu et Achille qui était avec l’ennemi s’écroula sur le sol.


« Au mon Dieu…. »

Ce qui se passa ensuite la laissa estomaqué, Louis avait retiré sa chemise et la brandissait au dessus de sa tête, il s’était avancé vers les barbares en compagnie de Richard. Les deux hommes allaient sans doute se faire capturer ou pire se faire tuer….. A moins que le chef des barbares accepte de pourparler avec eux, ce qui serait un soulagement pour tous.
Marie regarda en l’air et ne vit que personne n’avait lancé des flèches et que tous s’étaient tût, c’était déjà une bonne chose et la jeune femme savait que Richard arriverait à arranger la situation et si ce n’était pas le cas et bien il faudrait vite courir se cacher…
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Achille, héros de Troie
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Mer 14 Oct - 23:17

Traîné, balloté, mi porté, pour enfin être lâché sur une couche inconnue, Euric, fils de Theodoric, guerrier barbare tombé en combat en savait plus où il en était. La douleur jouait, malsaine, avec sa conscience. Où était-il? Qui étaient ces gens étranges qui se penchaient, à tour de rôle sur lui? L'homme aux cheveux longs qu'il avait entrevu en étant à terre, une femme éplorée qui insistait à tenir sa main? Une autre, blondeur éthérée, qui le fixait de loin les yeux exorbités d'épouvante?

Prisonnier. Il ne pouvait que l'être. L'attaque avait donc fini par une cruelle défaite? En tout cas pour lui, les choses n'étaient pas près de s'arranger. Et pourquoi diables ces étrangers s'acharnaient ils à l'appeler...Achille? Qui sait si c'était leur coutume de nommer ainsi les prisonniers de guerre.

Un autre inconnu s'approchait et piquait son bras d'une aiguille. Cela lui déplut grandement et avec un grognement d'ours enragé, il chercha à s'en défaire...de l'aiguille et de l'homme. On ne lui en laissa pas le loisir, des bras forts le retinrent et faible comme il était, le brave Euric , qui pour alors avait déjà les idées en compote, ne put rien pour se défendre...d'ailleurs deux minutes plus tard un sommeil lourd l'engourdissait et il sombra...

Retour à ce monde. Toujours les mêmes gens, les mêmes têtes consternées, les mêmes mots. Achille par ci, Achille par là...Confusion totale. Il réalisa se trouver sur une confortable couche, torse bandé, habits disparus, point d'armure, fi des armes...Quelle étrange façon avaient ces gens là de traiter leurs ennemis? Lui, ne comprenait plus rien.

Que voulez vous de moi!!!???
, gueula t'il à la première occasion venue.

La jolie fille qui tenait sa main...une vraie manie, parole d'Euric, qui, selon lui, n'avait...ou du moins n'en gardait aucun souvenir, jamais eu droit à pareil traitement...bref, elle épongea son front de gestes pleins de douceur. Il se jura de l'emporter avec lui, le moment venu. Une esclave pareille égayerait sa vie...

Était ce une façon de l'adoucir avant de le soumettre à la torture? Un peu ridicule comme méthode...mais enfin, autres lieux, autres mœurs! Il ne pensait pas rester le temps suffisant pour en savoir plus. Combien de gardes avait il? Peu importait...il saurait en venir à bout.

Fidèle à son poste, c'est à dire, tenant sa main, la beauté rousse s'assoupissait doucement. Le moment était parfait. Avec des ruses de sioux, Euric réussit à se lever et quand la fille ouvrit les yeux ahurie, il la ceintura et bâillonna d'une main.


Un cri...un faux mouvement et je te tords le cou!

Sans se soucier de se trouver à moitié nu...les barbares, vous savez! Il entraina sa proie vers la sortie la plus proche. Pas âme qui vive dans les alentours!

*Ces gens sont vraiment bizarres...que...*

Vlam!!! Un coup certain sur le crâne lui fit voir toutes les étoiles connues et encore quelques une de jamais soupçonnées. Pour une fin de fugue, c'en fut une de très effective. De nouveau à terre, le guerrier émit un gémissement inarticulé en portant la main à son chef endolori...Quel tournis affreux et au milieu de tout ça...

Bon sang...Louis!!!


Ce fut tout...il finit de s'étaler de tout son long et resta là, dans les vapes!
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Sissi Impératrice
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Ven 16 Oct - 20:31

Franchement, qu’est-ce qui lui avait pris de demander à aller au Champignon ? Une très courte nuit après la folie du mariage de Darken, Sissi s’était mise en route avec Julie. Elle appréciait beaucoup l’avocate même si celle-ci ne montait pas aussi bien qu’elle à cheval.
Faire passer aux montures la plaque ascenseur ne fut pas une mince affaire. En bandant les yeux des animaux, ceux-ci ne s’épouvantèrent pas ; c’était déjà ça. Les guider dans la grotte aux diamants, emprunter le boyau puis l’escarpement rocheux en descente, se révéla ardu. La suite se déroula aisément au long de la plage. Le souvenir de Pierre Corneille hanta un peu l’impératrice en reprenant ce trajet effectué en sa compagnie. Avec Hélène et Marie, elle avait beaucoup apprécié le poète maintenant disparu. Que lui était-il arrivé ? Nul ne le savait. Episodiquement des disparitions brutales surgissaient encore. Des apparitions aussi ! Ne disait-on pas que la fiancée du médecin Owen était revenue ? Où elle était allée demeurait un mystère. Elle-même n’en savait rien, apparemment.
Papotant avec l’avocate, Sissi ne put s’empêcher de se demander ce qui pouvait bien unir Julie à Achille. Bon… ayant personnellement connu une vie amoureuse des plus fades, Elisabeth pouvait se douter au moins du début de leurs aventures.
Maintenant que sa vie était à refaire, Sissi se laissait aller à des considérations moins strictes qu’auparavant. S’ils se plaisaient… pourquoi pas ne pas rester ensemble sans tralala, serments et autres ? Darken et Miranda avaient suivi les voies officielles… grand bien leur fasse. Pour l’heure, elle avait d’autres chats à fouetter que tous ces rebondissements sentimentaux. Elle voulait que les envahisseurs soient châtiés, repoussés, détruits.
Quand elles arrivèrent au champignon, un doute cruel assaillit l’impératrice. Et si… Si celui-ci était aussi contaminé que l’autre… Auraient-elles fait le chemin pour rien ?
Très révérencieuse, Elisabeth s’approcha de l’ensemble de pierre et pria le plus dévotement possible. Au fait des guerres passées ou récentes de son époque, elle osa demander des armes pour défendre son nouvel univers. Couteaux, flèches, carabines à répétition apparurent. Excitée, elle houspilla Julie de faire de même :


Tu es plus moderne que moi. Demande… ce que tu trouves de plus dévastateur, s’il te plaît.

Des grenades, mitrailleuses, lance-roquettes se matérialisèrent, le tout agrémenté d’essence et de poudre.
Remerciant le champignon pour sa générosité, les filles emballèrent leurs provisions et voulurent faire marche arrière quand Sissi eut une idée :


Pourquoi se taper tout le chemin inverse ? Si on passe sous le champignon en pensant à celui du village, je suis certaine que cela raccourcirait le temps.

Julie n’hésita pas longtemps et la prédiction de la reine de Hongrie s’avéra juste.
Rentrée avec leur manne, elles découvrirent un village sur le pied de guerre.
Tout se déclencha à la tombée du jour. Les femmes avaient été écartées du centre opérationnel, ce qui en fit râler plus d’une dont Sissi.
Curieuse, il fallut qu’elle se faufile pour voir au dehors. L’efficacité des armes apportées la fit sauvagement sourire. Qu’Achille soit reconnu comme adversaire la scia par contre. Puis… Un grand silence. Une trêve ? Louis voyant Achille blessé avait couru en brandissant sa chemise à mode de drapeau blanc. Par un détour qui lui échappa, Richard suivit les Indiens alors que le roi ramenait le Grec.
La nuit fut clame avec une Julie éperdue auprès du blessé qu’Owen avait rafistolé. Puis…
Des mouvements l’avaient réveillée. Elle vit Achille, torse bandé, entraîner sa « femme » vers la sortie de leur retraite. Il allait s’échapper ! Il était vraiment devenu fou.
Pourquoi cette poêle à frire brandie par un XIVème du nom rencontra-t-elle l’illustre crâne du héros ? Le résultat ne se fit pas attendre. Engueulant Louis, Achille prouva qu’il avait repris du bon sens. Ouf.
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Ven 16 Oct - 23:02

Tous les habitants valides étaient sur le pied de guerre. Pas très fier d’avoir complètement oublié Marie Mancini dans une grotte de la plage, Richard tenta de se rattraper par de petites attentions. Mais il y avait tant à faire que c’est à peine s’ils purent échanger dix mots durant cette préparation à l’enfer.
Embusqué à la mairie en compagnie de Louis, du maire et de sa femme, Burton admira le sang-froid de plus d’un. Bon, il y en a qui tremblaient de partout quand même, mais dans l’ensemble on pouvait être fier du noyau dur installé pour affronter les ennemis. Le cri de Darken suivant celui de Miranda en reconnaissant Achille parmi les adversaires scia l’ambassadeur.


*Merde, s’il a retourné sa veste, on est fin !*

Le cessez le feu devint général sauf que l’idiot de Malden, qui crevait de trouille depuis le début, appuya sur la détente. Louis hurla de rage et de dépit, fonçant à travers tout pour sortir en brandissant sa chemise au-dessus de sa tête.
Par réflexe, le poing de Burton fracassa la mâchoire du tireur puis, réalisant ce qu’entreprenait l’ancien roi de France, il intima :


Pas de bêtises ! Restez sur vos positions mais personne ne bouge !

Il tourna la tête vers Marie avec dans le regard comme une tristesse, un adieu.
Ce qu’il allait entreprendre était aussi fou que ce que loulou tentait.
Là, côte à côte, désarmés, près d’Achille inanimé, ils virent un noble guerrier s’approcher. Louis avait vu juste, le drapeau blanc improvisé avait été identifié comme un signe de trêve.


Laissez cet homme emporter NOTRE ami, insista Richard. Je prends sa place. Nous devons parler.

Tandis que le XIVème tractait le héros vers le fortin, Richard suivit la monture du chef Cheyenne.
L’accueil par les ennemis regroupés autour de lui ne fut pas des plus amicaux. Huée, crachats, gestes obscènes, Richard subit le tout sans brocher. Il se doutait que ce n’étaient que des prémices, le vrai supplice ne tarderait pas.
On le dénuda et lui ligota les poignets par une corde tenue par le chef.
Le repli s’effectua à la lueur de torches. Plusieurs fois Burton tomba. Les guerriers à pied ne se gênèrent pas de le relever à coups de badines, mocassin, ou piqûres de lance.
Amené au campement, il provoqua la curiosité des ceux restés en arrière. Silencieusement Richard bénit l’absence de femmes et des enfants qui, dans ces tribus, excellaient à torturer un captif.
Ficelé à un poteau, il ne resta bientôt plus à Burton qu’à s’évader mentalement. Il devait être stoïque jusqu’au bout s’il désirait prouver sa bonne foi. Les sauvages ne l’écouteraient qu’une fois sa bravoure reconnue et acceptée... S’il survivait à ce traitement.
Les autres s’en donnèrent à cœur joie, dansant comme des fous autour de lui, infligeant brûlures, lacérations au couteau ou projections de déjections.
Pas un mot, pas une plainte ne s’échappa des lèvres desséchées de l’ambassadeur. Son esprit s’échappait, mêlant les images d’Isabel et de Marie, du passé, du futur.
Peu à peu, barbares et sauvages se lassèrent de cette proie qui ne bronchait pas. Une altercation survint entre Lame White Man et Wallia :


Tuons-le ! Renvoyons sa dépouille écorchée à ces maudits ! maintenait le Wisigoth.

Attendons un peu. Nous devrions fumer. Le grand Esprit nous éclairera sûrement.

En attendant que ce dieu se manifeste, Burton, lui, sombrait doucement dans un coma sanglant. Ce fut un seau d’eau sur la tête qui le réveilla :

On va te décrasser. Rejoins-nous au tipi principal quand tu seras décent.

Empoigné de maîtresse façon, Richard fut copieusement douché et pansé. Revêtu de ses habits, il fut traîné devant les deux chefs de guerre.

Prends place… ami… nous devons causer.

De longues palabres s’en suivirent.
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Ven 16 Oct - 23:08

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Après avoir copieusement torturé Richard, les ennemis consentirent à parlementer.
Alors qu’au matin les habitants se remettaient des leurs émotions et qu’Achille était redevenu raisonnable, ils eurent une nouvelle frayeur avec le grésillement d’un walkie-talkie :

Un cavalier isolé en approche ! Je crois que c’est… oh mon Dieu, c’est… c’est Burton !

Une escouade dirigée par le maire partit aussitôt à la rencontre du « rescapé » Dans quel état il était ! Owen eut bien du mal à le soigner tant l’autre gigotait, voulant absolument parler d’abord.
Ce qu’il raconta laissa les autres sans voix. Les ennemis promettaient de leur ficher la paix en échange des territoires et… de femmes !
Le débat était lancé. Une réunion extraordinaire se tint.

Ordre de passage :

Pas d’ordre de passage sauf que Miranda commence, et Richard conclut. Courage on est presque au bout.
Tous vous devez raconter comment vous avez vécu les suites de l’attaque et le retour de Richard ainsi que vos propositions quand à la meilleure attitude à adopter.

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Miranda Fairchild
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Lun 19 Oct - 12:27

En ce qui lui resterait de vie, Miranda ne serait pas près d'oublier cette soirée terrible. Voir l'ennemi, décidé à tout, face à eux, avait de quoi donner de la trouille à n'importe qui. Elle n'était pas l'exception, même si elle essayait de donner toute une autre impression. Sans lâcher son mari des yeux, la jeune femme implorait le ciel pour que ce cauchemar finisse.

Abrupte fin de cette délirante rencontre. Achille, qui pour les effets semblait avoir rejoint le camp ennemi se fit abattre, tout bêtement par un défenseur trop nerveux pour contrôler sa gâchette. Louis avait tout lâché pour voler au secours de son ami, suivi de Burton...Dès leur observatoire protégé, tous avaient assisté au sauvetage du Grec et au sacrifice de l'Ambassadeur, emmené par l'ennemi. Miranda ne voulait même pas envisager quel serait le traitement qu'on allait lui prodiguer.

La suite des évènements fut plus ou moins confuse. Après avoir gentiment rafistolé Achille, Jess le laissa aux bons et dévoués soins de Julie. Le pauvre homme semblait perdu dans les méandres du temps et l'espace, se croyait prisonnier et fit ce que fait toute personne plus ou moins sensée en se trouvant en pareille situation: évasion. Sauf qu'il n'alla pas trop loin, le Quatorzième du nom lui appliqua un revers de poêle à frire (en fonte) sur le crâne, ce qui s'avéra être une thérapeutique formidable...puisque juste avant de s'effondrer le blond récupéra la mémoire...

Ce serait déjà ça de gagné. Avoir Achille dans les rangs ennemis n'aurait en rien arrangé les choses. Restait à savoir ce que devenait Sir Richard...Ils le sûrent le lendemain. L'anglais revint seul, en mauvais état et porteur de singulières nouvelles: Barbares et Indiens étaient disposés à leur ficher la paix...bien entendu il y avait des conditions. La première était on ne peut plus légitime: territoires. Pas qu'ils soient les voisins rêvés mais enfin...La deuxième sidéra plus d'un: des femmes.


Non mais...on aura tout vu!...Quoique, remarquez ce n'est pas une idée si idiote que ça...

Émettre un pareil jugement lui valut quelques regards de travers.

Mais c'est assez normal...s'ils sont normaux, je veux dire, quoi de plus légitime que vouloir avoir des femmes. Ils sembleraient vouloir s'établir...et pour mener une vie...euh...normale il faut bien des femmes. Je sais..je sais, on ne va pas tirer ça à la courte paille mais on peut demander par là...vous savez, il y a certainement plus d'une qui serait tentée de vivre une aventure émotionnante auprès d'un Barbare ou un cheyenne...Miss Templeton, par exemple...et...deux ou trois de plus...

Des remous parmi l'assistance. Son mari l'octroya d'un regard censeur. D'autres toussèrent. Quelqu'un rigola.

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Julie Lousiane
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Lun 19 Oct - 18:17

Arrivées près du champignon, les deux femmes demandèrent ce qu’ils leurs fallût pour repousser une attaque massive, Sissi ne connaissant pas les armes de cette époque c’est Julie qui s’y colla, elle pria donc la grosse pierre de leurs fournir des grenades, des fusils, des pistolets ainsi que des bazookas, et de la poudre à canon etc…. Les deux femmes devaient faire le chemin en sens inverse, mais le problème c’est que cela prendrait beaucoup trop de temps, l’impératrice eut une idée et l’exposa à la jeune avocate.

Pourquoi se taper tout le chemin inverse ? Si on passe sous le champignon en pensant à celui du village, je suis certaine que cela raccourcirait le temps.

Pourquoi pas ? De toute façon il fallait tenter le coup, alors elles passèrent sous le champignon et pensèrent très fort à celui de leur village et comme par magie, elles se retrouvèrent à l’endroit indiqué, c’était déjà ça de gagné.

Le village était en effervescence, tout le monde s’affairaient au travail, il fallait que tout soit en place avant la tombée de la nuit, avant que les barbares ne reviennent.
Mais Julie n’avait pas la tête à faire quoique ce soit, elle n’arrêtait pas de penser à Achille, allait-il bien ? Les barbares lui avaient-ils fait du mal ? Elle ne pouvait penser à autre chose qu’à ça.

A la fin de l’après-midi, tout le monde était sur le pied de guerre et c’est à cet instant que les envahisseurs apparurent…. En compagnie d’Achille ! Quoi il était avec eux, mais pourquoi ? Richard cria de cesser le feu, mais un homme tira quand même et le Grec s’effondra sur le sol.


NON !!!

C’était le seul mot qui sortit de la bouche de la jeune femme, elle ne pouvait pas croire qu’il était mort juste à cause d’un homme stupide. Elle voulut aller voir de quoi il en retournait mais on la maintenait en arrière, elle ne savait pas qui la tenait fermement et elle dona des coups de pieds.

Comme dans un cauchemar, elle vit Louis et Richard aller à la rencontre des barbares, tout ce qui l’importait c’était qu’on li ramène Achille, et c’est ce que fit Louis, Julie ne voulait pas quitter le Grec et resta à son chevet pendant que Jess le rafistolait, elle ne lâcha pas la main d’Achille durant toute la nuit et resta à son chevet, de temps à autre il ouvrit les yeux et la regarda comme si il ne la connaissait pas, et au milieu de la nuit alors qu’elle commençait à ressentir les torrents de la fatigue, il lui posa une main sur la bouche et l’emporta dans ses bras.

Elle ne comprenait pas du tout ce qui se passait, et de plus il n’y avait personne dehors, bizarre, ce fut un grand coup de poêle sur la tête d’Achille qui le fit plier et relâcher sa proie, Louis était debout au dessus d’eux et regardait le Grec qui avait reprit apparemment ses esprits.

Une fois n’est pas coutume, Julie s’occupa à nouveau du jeune homme, qui était à nouveau dans les vapes.

Au matin, on entendit des bruits, Richard était vivant et il voulait parler à tous de ce que voulaient les barbares…. Des terres et des femmes !!!

Une réunion s’en suivit, il fallait décider quoi faire, ce fut Miranda qui prit la parole en premier.


Non mais...on aura tout vu!...Quoique, remarquez ce n'est pas une idée si idiote que ça...
Mais c'est assez normal...s'ils sont normaux, je veux dire, quoi de plus légitime que vouloir avoir des femmes. Ils sembleraient vouloir s'établir...et pour mener une vie...euh...normale il faut bien des femmes. Je sais.. Je sais, on ne va pas tirer ça à la courte paille mais on peut demander par là...vous savez, il y a certainement plus d'une qui serait tentée de vivre une aventure émotionnante auprès d'un Barbare ou un cheyenne...Miss Templeton, par exemple...et...deux ou trois de plus...


Julie écouta sans rien dire, car aller voir des femmes du village pour leur « demander » de devenir femmes de barbares ce ne serait pas si facile que ça, car elle-même, ne se voyait pas du tout faire ça.

Je suis bien d’accord avec toi, Miranda, mais le problème c’est de trouver encore les femmes qui voudront aller là-bas !! Si personne ne se propose, nous n’allons tout de même pas tirer au sort, si ?

Tout le monde la regardait, ce qu’elle venait de dire était cesser, mais de là à piocher dans une corbeille le nom d’une femme et de lui intimer l’ordre de devenir l’épouse d’un barbare il n’y avait qu’un chemin.

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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Mar 20 Oct - 23:50

Rarement le roi soleil ne s’était senti si… effrayé ? Endolori ? Quand il avait vu Achille tomber, c’était quasi pire que lorsque ses propres fils décédèrent. Le ramener, surveiller les soins prodigués, se voir évincé par Julie l’avaient anéanti. Très inquiet, amer, crevé, il avait naturellement trouvé refuge auprès de sa tendre Hélène. Elle accepta sa royale tête sur se genoux, jouant avec ses cheveux tandis que son esprit torturé cherchait un repos qu’il ne trouvait pas. Au moins le héros Grec était là, peu présent mais là tandis que Richard… Louis s’en voulait de ne pas avoir empêché la folie de Burton. Certes l’ex-ambassadeur devait savoir à quoi il s’exposait en « s’offrant » en échange du colosse. Loulou ne pouvait s’empêcher d’imaginer le pire. Il en avait lu des rapports au sujet des colonies outre-Atlantique et des sauvages qui les peuplaient… de quoi donner des cauchemars à plus d’un. Malgré toute la douceur déployée par Hélène, Louis ne ferma les yeux que pour la forme. Il veillait.
Au plus profond de la nuit, il se torturait l’esprit. Qu’Achille at trahi, le désappointait mais le forçait à réfléchir :


*S’il a perdu la boule d’un coup sur la tête, peut-être la retrouverait-il de la même façon ?*

CCela demandait réflexion. Sans déranger sa belle enfin assoupie( la veinarde) il se releva et tenta dans la lueur incertaine de quelques luminaires diffus, de trouver un objet suffisamment contondant sans être mortel. La poêle qu’utilisait le cuistot lui parut tout indiquée. Il la saisissait quand des bruissements l’alarmèrent. Tout était calme pourtant sauf… qu’il vit nettement Achille se relever en empoignant Julie.

* Non, mais… il veut ficher le camp ?*

Foi de Louis, ça ne se passerait pas ainsi. Après tout, son plan premier était juste un peu… avancé ?
Vlan ! Un grand coup sur la cafetière. Achille lâcha sa proie et se massa le crâne en proférant de bonnes vieilles injures à l’encontre du monarque qui en fur ému aux larmes :


J’ai réussi ! Achille est à nouveau lui-même.

Se jetant au cou du héros, il lui imposa l’accolade :

Avoue que tu me détestes et que tu vas me rompre les os comme ça tout le monde saura que tu n’es plus malade !

Bourrades dans le dos, tapes « amicales » les côtes de Louis souffrirent mais il était trop heureux pour se soucier de si peu. La paix descendit enfin sur lui et, retrouvant son coussin favori, il put enfin goûter quelques heures de sommeil mérité.
Il y a de lendemain qui chantent et d’autres qui déchantent. Le retour de Richard dans un sale état, provoqua à nouveau les remords du roi. Il fallut le soigner, le ranimer plusieurs fois avant qu’il ne puisse débiter son message : la paix était proche mais les conditions… inacceptables aux yeux de beaucoup.
Miranda et Julie se hérissèrent contre de telles exigences. Pour Louis, l’égoïsme naturel parla :


*Des femmes ? Rien que ça ? Ils peuvent toutes les prendre du moment qu’ils me laissent Hélène !*

Pas joli, ni gentil mais comment contourner cet ultimatum ? D’après Mrs Darken, plusieurs femelles ne verraient pas d’inconvénient à vivre avec barbares ou sauvages ( des masochistes, sûrement) L’avocate (du diable) suggéra presque un tirage au sort.
Louis ne voyait pas d’alternative : proposer publiquement le choix ou… attendre un miracle
.
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Ven 23 Oct - 12:56

Jonathan aida quelques habitants à remettre un peu d'ordre dans le village tandis qu'Achille était soigné à l'infirmerie. Le journaliste avait vu Richard partir avec les sauvages et il n'aurait pas fallu grand chose pour que l'homme se glisse à leur suite. Mais après avoir fait un peu plus connaissance de l'homme, il lui faisait confiance. En fait, Jonathan craignait plus ce que les sauvages pourraient lui faire aussi décida-t-il que si dans quelques heures Richard n'était pas revenu, il partirait à sa recherche. Jamais il n'abandonnerais quelqu'un à la merci de ces barbares.

Alors que Jonathan commençait à s'impatienter, Richard revint. Grimaçant en voyant les blessures de ce derniers, ils ne furent pas de trop de trois pour retirer l'homme qui désirait à tout prix expliquer ce que les sauvages voulaient. Quand enfin il fut à peu près rétabli, tout le monde se réunissa autour de lui pour écouter son récit. Le journaliste frissonna quand Richard fit part des "demandes" particulières des barbares. Les terres, c'était faisables et encore, le plus loin possible d'eux. Par contre des femmes, ... Reflechissant dans son coin, il entendit toute sorte de proposition quand une idée lui vint en tête.


Et le champignon ?

Plusieurs regards se posèrent sur lui.

Oui, le champignon ? Il nous a bien fournit un peu de bétail. Ne croyez vous pas qu'il pourrait peut-être fournir des femmes spécialement pour les ... autres.

C'était peut-être une idée completement farfelue mais comme on dit, qui ne tente rien, n'a rien ...
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Dim 25 Oct - 1:53

Quelle horreur ! Richard était revenu dans un état… lamentable. Ces gens l’avaient torturé savamment durant toute la nuit. Il fallut qu’ils se mettent à plusieurs pour soulager ce brave homme qui s’était volontairement échangé contre Achille.
Ce qu’il révéla malgré ses souffrances les laissa tous pantois : les assaillants réclamaient des territoires et… des femmes.
C’était, somme toute des revendications normales sauf que…


Pourquoi devrions-nous céder à cette sorte de chantage ? Nous avons la supériorité numérique et armée. Je vais peut-être paraître cruelle mais nous pourrions très bien les repousser ou… les détruire. Nous ne leur avons rien demandé, nous ! Ils sèment la pagaille et on devrait dire amen ?

Les uns et les autres parlèrent comme si elle n’avait rien dit. Elle en entendit des suggestions. On discutait de tirage au sort, de choix volontairement consenti et même de Champignon.
Quand le journaliste Bennet émit cette hypothèse, il y eut une sorte de flottement dans l’assemblée. Sissi hésita entre le rire soulagé ou moqueur. Car l’allusion au bétail ne lui avait pas échappé pas plus que celle du XIVème avec son « rien que ça »
Le courroux l’emporta sur l’hilarité
:

Messieurs, les femmes ne sont ni des bovidés ni des quantités si négligeables que l’on puisse monnayer comme de vulgaires marchandises.

(Elle se tourna vers Benett)

Pensez-vous réellement que si nous allions prier le Champignon, il nous accorderait assez de femmes stupides pour accepter un tel marché ? Qui nous dit, après tout, que ses sauvages tiendront parole une fois cette fable acceptée ?

Burton, un peu ragaillardi, affirma que les Indiens n’avaient qu’une parole.

Je ne mets pas la vôtre en doute, Sir Richard. Je dirai comme Ponce Pilate : je m’en lave les mains. Si on en vient à un tirage au sort soyez assuré que je file Dieu sait où sous le Champignon.
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Marie Mancini
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MessageSujet: Re: Attaque [mission3]   Dim 25 Oct - 18:46

Marie regarda Richard emporté par les barbares à la place d’Achille, il lui lança un dernier coup d’œil et partit sur le cheval du chef, pourvu qu’il ne lui arrive rien de grave… elle ne put fermer l’œil de la nuit, ses pensées étaient tournées vers Burton, allait-il bien ? Arriverait-il à négocier avec eux ?
Toutes ces inquiétudes ne lui permirent pas de dormir correctement, au matin elle se leva, fatiguée et sortit de la mairie, elle entendit quelqu’un dire qu’un cavalier seul était en approche.
Marie courut pour voir s’il s’agissait de Richard et fut heureuse de le revoir vivant, même si il avait beaucoup souffert, le pauvre.
Restant à ses côtés elle écouta comme les autres ce que voulaient les barbares, des terres et des…. Femmes, pas possible, aucunes ne voudraient aller là-bas, mais c’était la seule option pour que les méchants les laisse tranquille.
Le maire invita tout le monde à une réunion en urgence, il fallait vite se décider, soutenant Richard, Marie se joignit au groupe à la mairie, quand ils arrivèrent le débat avait déjà commencé. De toute part on entendait des choses incroyables, un tirage au sort, demander au champignon des femmes et également demander à celles qui le souhaiter de se présenter.

Marie était de l’avis de Sissi, si on tirait les femmes au sort et qu’elle était parmi celle qui devait aller chez les barbares, elle partirait loin d’ici.


Je ne sais pas ce qu’il faut faire, mais je suis comme Sissi, jamais je ne permettrai qu’on pose les mains sur moi, je préfèrerai mourir que d’être la femme de ces barbares…… Pour le champignon, c’est surement une bonne idée, mais je ne sais pas si cela fonctionnerait…… Et puis vous pensez que les hommes de ce village laisseraient partir des femmes comme ça sans rien faire ? Il doit bien y avoir une solution.

Elle se tourna vers Richard, lui devait sans doute avoir une idée lumineuse.
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