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 Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)

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Louis XIV
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MessageSujet: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Ven 10 Juil - 1:32

Dans le fond, ce monde recelait des surprises, et pas toujours de mauvaises. Quoique au tout début de ses aventures, Louis s’était plaint ( de multiple fois) de sa nouvelle et triste condition, il estimait toujours s’être montré à la hauteur des situations. Oui, il avait gaffé plusieurs fois. Et alors ? ça avait toujours bien tourné… même si parfois tardivement. Là, ce n’était pas de sa faute si la plus belle femme du monde venait d’atterrir sur Béta ! Voilà la bonne partie de l’aventure. La plus embêtant est qu’il fallait justement que cette femme soit celle que son meilleur ami déteste… Là, Louis ne s’en moquait pas. La désaffection d’Achille, son inconditionnel protecteur, le perturba même si toutes ses autres pensées volaient vers les charmes d’Hélène.
Pour elle, il se sentait prêt à braver tous les obstacles, le Grec compris, tant pis.
Du temps de sa splendeur, le XIVème n’aurait eu qu’à paraître pour qu’aussitôt la belle, de Troie ou d’ailleurs, ne tombe en pâmoison devant lui. Maintenant, sans attributs particulier, il allait devoir déployer d’ingéniosité pour capturer sa proie.
Pourquoi jeter son dévolu sur cette blonde ? Elle était d’une délicatesse divine certes, mais autre chose guidait Louis : l’esprit protecteur. Il ne voulait pas effaroucher Hélène ; il voulait être son ami d’abord, plus si affinités. Quelque part, la douceur et fragilité de la jeune femme lui rappelait sa Françoise. Bien sûr, celle qu’il fit Marquise de Maintenon avait un caractère hautement trempé qui le changeait agréablement des futiles courtisanes toujours prêtes à relever leurs jupons. Il était subjugué, envouté par l’héroïne de Troie. Qu’elle ait tourné la tête à plus d’un était compréhensible. Louis ne se considérait pas du lot des banals admirateurs. S’il parvenait à la séduire, il serait heureux. Qu’elle soit heureuse importait plus.
Sa cour se fit très discrète au départ. Qu’Achille ait déserté leur pavillon facilitait sa tâche. Il n’avait pas à redouter les critiques de son compagnon et put s’adonner pleinement à avancer ses pions.
Le premier jour suivant l’arrivée des trois illustres dames flanquées du grand poète qu’il aimait( en plus) Louis épia discrètement les allées et venues autour de la résidence des nouvelles. S’il s’intrigua d’y voir roder Corneille, il n’y vit pas malice.
En réfléchissant, il jugea opportun d’apporter son soutien à ces personnalités que la condition perdue devait perturber.
N’avait-il pas été la veille piocher de nombreux diamants ? Autant en faire profiter illico ce charmant trio.
Prière au Champignon, nourrissage particulier, il eut bientôt les bras bien chargés. Tellement bien qu’il dût heurter la porte avec le pied pour s’annoncer. Au frais minois de l’ex-impératrice qui ouvrit, il dit, joyeux :


Une belle matinée s’annonce ! J’ai pensé, qu’entre voisins, on pouvait s’entraider. Aussi je me permets de contribuer petitement à votre installation. La nuit vous fut-elle douce ? Avez-vous déjeuné ? J’ai ici de quoi vous restaurer, si vous le voulez.

On l’invita à enter, le déchargeant de ses paquets. Petits pains chocolatés, brioches, confitures, lait frais, thé chaud : tout un programme. Hélène parut de la salle de bains, moulée dans une serviette éponge. Louis en déglutit d’émotion mais dissimula assez bien son trouble :

J’ai poussé l’audace jusqu’à vous offrir un modeste présent.

L’air guilleret, il prit six cartons qu’il distribua deux par deux aux filles.

J’espère qu’elles vous agréeront. En général j’ai l’œil pour les mensurations et l’on me disait de bon goût.

Tel un chat gourmand, il attendit que les souris déballent l’appât. Chaque demoiselle se trouvait à présent nantie de vêtements « modernes » pratiques mais assez élégants, chaussures comprises. On le remercia chaudement ; il accepta de croquer un gâteau en leur compagnie. Sissi et Marie partirent revêtir leurs nouveaux atours. Voici l’occasion rêvée.

Avant que vous n’alliez vous changer, si je puis vous retenir un instant, vous m'obligeriez, chère Hélène, en m'accordant le privilège de vous escorter dans ce village. Il n’est pas très étendu mais je pourrais vous en montrer toutes les commodités à l’heure de votre convenance. Puis-je espérer un assentiment ?

Petit rond de jambe, courbette, Louis eut très chaud soudainement.
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Heléne, la belle de Troie
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Mer 22 Juil - 0:47

Être blonde et jolie ne garantissait pas du tout le succès dans la vie. Hélène pouvait amplement donner crédit de cela. Depuis sa plus tendre adolescence, la reine de Sparte avait déjà eu un aperçu des ravages que causait sa beauté...mais à cet âge qui compte les inconvénients avant la satisfaction? Quoi de plus flatteur que voir les hommes à ses pieds? Bien sûr son cher père voyait les choses d'un angle plus commercial et l'avait vite mariée avec le plus riche de tous ses soupirants..qui bien entendu était loin d'être le plus beau, jeune ou charmant de tous.

Pas de quoi s'étonner que la belle, qui soupirait d'un amour romantique ne cède au charme de ce prince troyen aux yeux de biche et cerveau de moineau. Sans pendre garde aux conséquences de ses actes Hélène, qui entre nous n'était aucune lumière, fit une belle fugue avec le troyen et, selon les dires des historiens, déclencha...ou plutôt servit de détonnant pour une guerre dont la triste histoire survécut aux siècles dans la mémoire des hommes...

Ah, les hommes! Si elle avait dû réécrire son histoire, la belle l'aurait sans doute appelée "Malheurs d'une blonde" mais le don de la littérature n'entrant pas dans ses multiples grâces, elle dût s'en remettre à l'avis des autres...ce qui ne fut pas toujours très flatteur.

Si au moins elle avait pu être heureuse, les choses auraient été différentes. Mais non, au bout d'un moment elle trouvait Pâris plus bête que ses pieds mais la guerre avait éclaté plus vite que prévu et il ne fut pas question de quitter les murs de Troie pour aller affronter son cocu de mari, qui ne serait sûrement pas trop content. Hélène n'était pas un génie mais de là à se jeter dans la gueule du loup comme si rien...que nenni! Elle entrevit une lueur d'espoir quand Achille, le vaillant, se présenta pour exiger que les Troyens la rendent à...son légitime propriétaire. Le Prince des Myrmidons lui sembla tout ce que son troyen n'était pas...peut être qu'avec un peu de chance, il lui proposerait de la sauver...de Pâris et de Menelas...C'était trop y croire! Sans être indifférent à ses charmes,le Grec ne céda pas d'un poil...elle allait chez son mari, les hostilités prenaient fin et on passait l'éponge sur la fâcheuse situation. Hélène, toute blonde qu'elle était, refusa tout court être traitée comme une marchandise quelconque, voua Achille aux enfers et la guerre continua...pendant très longtemps encore!
Elle le vit de ses yeux partir au royaume d'Hadès, quand la flèche certaine de cet idiot de Pâris, qui au moins s'en tirait très bien comme archer, transperça le talon de l'immortel qui n'avait rien de tel...de ce qu'il lui resterait de vie, la belle n'oublierait le regard du Grec...

Et comme le Destin est inclément avec ses victimes...elle ressuscitait dans cet étrange monde, jeune et belle de nouveau, se croyant libre à jamais de ses misères...et se retrouvait face à face avec un de ses principaux détracteurs...Achille, aussi vivant et plein de haine que possible...et voilà, qu'au milieu de ce cauchemar, l'homme le plus charmant qui soit venait en sa défense, bravant la colère, pourtant épique, du héros grec...la mettant à sauf de ses griefs meurtriers.

Dire qu'elle prit garde à la conversation maintenue lors de leur rencontre, tiendrait du piètre mensonge. Elle craignait en tout moment voir jaillir Achille et embrocher son sauveteur de son glaive. Si elle avait compris quelque chose à leur diatribe, les deux hommes étaient amis...difficile d'imaginer telle chose, face à cet homme de manières exquises Achille faisait figure de rustre...ce qui, griefs ou pas, il était assez loin d'être!

Voilà un autre malheur de provoqué sans le vouloir...Pourvu qu'Achille ne s'en prenne pas à Louis, si délicat et charmant...de sa vie un homme ne l'avait traitée avec tant de déférence...

*De quoi rêver ...mais un peu...juste un petit peu!*

Sortie de la douche...elle adorait cette nouveauté, la jugeant unique et prenant grand plaisir à l'utiliser. Hélène essora soigneusement sa longue chevelure d'or et s'enroulant dans une ample serviette quitta la salle de bains pour regagner sa chambre.

À sa grande surprise, elle réalisa qu'ils avaient de la visite....et pas n'importe laquelle.

Oh Louis! Quelle charmante surprise,
dit t'elle avec un sourire resplendissant, sans être tout à fait consciente des effets causés.

Elle eut droit à une expression ravie au temps qu'il disait:

J’ai poussé l’audace jusqu’à vous offrir un modeste présent.

Hélène fut près de battre des mains, comme toute femme qui se respecte, elle adorait les cadeaux surprise.

C'est merveilleux! Vous êtes si gentil, Louis, vous préoccuper de nous...alors que vous avez certainement tant à faire.

Un charmant hochement de tête agréa ses paroles au temps qu'il distribuait ses paquets. Il y en avait deux pour chacune. Hélène, joyeuse comme une enfant déballa les siens, pour découvrir une tenue "moderne" très complète, pareille à celles qu'elle avait vues portées par les autres.

Oh, Louis...c'est parfait!

Nouveau sourire débordant de charme.

J’espère qu’elles vous agréeront. En général j’ai l’œil pour les mensurations et l’on me disait de bon goût.

Elle prit les vêtements et avec divine innocence les posa sur son corps en riant.

Mais j'en suis sûre...je ne sait pas encore comment me sentir ainsi vêtue mais si vous les avez choisis...ce sera...parfait!

Entre temps, il avait accepté de rester prendre le petit déjeuner en leur compagnie, pour savourer ses autres présents, si délicatement choisis eux aussi. Sissi et Marie n'attendirent pas leur reste et filèrent revêtir leur nouveaux atours. Elle s'apprêtait à les suivre quand il la retint en disant:

Avant que vous n’alliez vous changer, si je puis vous retenir un instant, vous m'obligeriez, chère Hélène, en m'accordant le privilège de vous escorter dans ce village. Il n’est pas très étendu mais je pourrais vous en montrer toutes les commodités à l’heure de votre convenance. Puis-je espérer un assentiment ?

La jeune femme le considéra un instant, savourant intensément la délicieuse tournure de ses mots, la délicatesse de cette invitation si banale, qui dans sa bouche se transformait presque en un évènement de vitale importance. Un chatouillant émoi fit battre plus vite son cœur et chose inusitée, depuis très longtemps, la belle se sentit rougir comme une adolescente timide.

Vous...vous m'honorez, Louis! C'est si...charmant...bien sûr que je serai ravie de visiter ce village en votre compagnie.

Elle aurait pu lui dire que sa présence la rassurait mais préféra s'en tenir là, ne voulant pas courir le risque d'être prise pour une coquette...Hélène n'avait aucune envie de se montrer sous ce jour si léger...pour une fois, elle ne voulait ni séduire ni l'être...peut être compter avec une simple et pure amitié?

Hélène n'y pensait presque pas à sa tenue du moment. Se sentant à l'aise avec une tunique, ne voyait pas grande différence en étant enroulée dans une simple serviette mais évidemment l'auguste invité n'ayant pas vécu à son époque se faisait sans doute quelques idées peu appropriées à ses nouveaux propos.

Veuillez m'excuser un instant, cher ami...je veux me vêtir de ces charmants atours, j'ai hâte de m'y découvrir!

Elle se sauva après une dernier sourire et ne tarda guère, étonnant chez une femme, qui sûrement prenait bien plus de temps à faire sa toilette. Hélène offrait une allure fraîche et très relax dans ses nouveaux vêtements...les jeans moulaient à la perfection son corps de déesse, la chemise, un tantinet trop large avait été simplement nouée sur son ventre. L'ensemble offert semblait d'extrême simplicité mais sur elle...il n'en était rien...même sans bijoux et avec sa longue chevelure nattée à la hâte, retombant sur son épaule, elle pouvait, sans le vouloir, couper le souffle à n'importe quel homme pas atteint de cécité sévère.

Voilà...qu'en dites vous, Louis? Je me vois...moderne?

Un rire joyeux et la belle tournoyait sur elle même pour se laisser admirer.

Je me sens un peu bizarre mais ce n'est que question d'habitude...venez, Louis, mangeons un peu de ces délices que vous avez apportées...mais avant..avant je dois vous demander une faveur..quelque chose qui me tient à cœur...promettez moi d'y penser, Louis...soyons amis...simplement amis...vous avez entendu Achille et il n'a eu aucun tort de le dire...je porte malheur à ce qui me professent quelque affection et vous savez de quoi je parle...je ne voudrais vous causer un mal quelconque...

Un regard implorant couva un instant le monarque d'autant plus qu'elle posa doucement la main sur son bras.

Je vous offre mon amitié, Louis...c'est tout ce que je peux donner...n'ayant rien d'autre. J'agrée la vôtre, la jugeant désormais précieuse...
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Ven 24 Juil - 1:00

Attendre que la belle de Troie ne reparaisse fut un véritable calvaire pour notre Louis. Il ne savait pas quoi faire de ses dix doigts, perdu, tout seul dans le living-room. Elle avait accepté sa requête, c’était déjà ça.
Tant qu’à faire, il déballa le petit déjeuner et actionna le micro-onde pour y cuire des œufs. Il en avait appris des trucs, depuis le temps. Larbin de service par obligation, ou nécessité, il n’était pas peu fier de sa débrouillardise si durement acquise.
Puis, elle revint ! Moulée dans sa serviette de bain, elle était déjà divine. Là, en jeans, avec son chemisier laissant plus qu’entrevoir un mignon nombril, Louis sentit ses vapeurs reprendre de plus belle. Avec son épaisse natte dorée, ses yeux charmants et ses pirouettes, Hélène était… souveraine.


Voilà...qu'en dites-vous, Louis? Je me vois...moderne?

Mo… Moderne ? Ah… oui ! C’est une façon de dire les choses, j’en conviens.

Il était tellement soufflé que son langage en pâtissait. La fille de Zeus ne parut pas s’en apercevoir. L’invitant à table, elle s’extasia sur les œufs cuits bizarrement alors que les autres tardaient ( volontairement ?) à se joindre à eux. Sans coquetterie, elle dit :

Louis...soyons amis...simplement amis...vous avez entendu Achille et il n'a eu aucun tort de le dire...je porte malheur à ce qui me professent quelque affection et vous savez de quoi je parle...je ne voudrais vous causer un mal quelconque...

Du coup, le toast qu’il avalait passa de travers. Le XIVème, suffoqué, retint sa toux alors qu’une fraîche main se posait sur la sienne :

Je vous offre mon amitié, Louis...c'est tout ce que je peux donner...n'ayant rien d'autre. J'agrée la vôtre, la jugeant désormais précieuse...

Glubs, il déglutit un grand coup, se servant de sa main libre pour enfiler une gorgée de thé qui faillit l’ébouillanter. Ce n’était pas exactement la tournure qu’il avait espérée ; m’enfin… Mieux vaut ça que rien. Il s’éventa vivement sans lâcher la main d’Hélène :

Excusez-moi… C’est plus chaud que je n’imaginais. Je suis très honoré par cette proposition, Hélène. Qu’Achille aille à Hadès, Pluton ou Lucifer y expier ses fautes ; vous n’en demeurez pas moins fatale pure à mes yeux.

Un baise-main dans la plus parfaite tradition termina ces aveux pile au moment où Marie et Sissi débarquèrent se faire admirer à leur tour dans leurs atours du XXIème siècle.
Galant, Louis y alla de son compliment :


Sans vouloir plagier ce noble Ronsard, je ne puis qu’affirmer que les roses du matin n’ont rien à envier à l’éclat de vos beautés ; je suis gâté.

Blablabla… Loulou n’avait qu’une envie : déserter en emportant Hélène à son bras. Ouf, les deux autres filles picoraient les viennoiseries, la voie était libre :

Venez, douce amie, que je puisse vous faire admirer nos commodités.

Avec une grâce à faire tourner sa perruque, s’il en avait encore porté une, Hélène accorda son pas au sien alors qu’ils franchissaient le seuil du pavillon.

Allons par là, je dois vous présenter notre « ogre ». Ce champignon est très capricieux. Le prier sans le nourrir de diamants équivaut à l’échec sonnant.

En retrait, ils assistèrent à quelques offrandes d’habitants. Fier mieux qu’Artaban, l’ex-monarque ne désira pas s’attarder longtemps car des regards de convoitises s’enflammaient déjà à la vue de sa superbe créature à son bras.
La menant, ici et là, il lui détailla le chalet médical – sans parler des choses étranges qui s’y étaient produites – le pavillon où il résidait avec Richard, d’autres habitations, et commodités
:

Nous avons un système de communication assez rudimentaire : les coursiers. N’hésitez pas à y recourir, à l’occasion, très chère, si vous désirez m’obliger en quoique ce soit.

Re baise-main au passage, elle semblait apprécier. Doucement leurs pas les menèrent en dehors du village, dans la partie où, peu avant, des champs luxuriants s’étalaient. Maintenant tout était roussi, désertique.

Triste spectacle, n’est-il pas ? On m’a expliqué qu’ici il suffisait de demander de la pluie ou du soleil pour l’obtenir. Les temps ont changé avec la venue de rescapés d’un bateau… ils ont à nouveau évolué avec nos arrivées à nous les ressuscités.

Toute la physionomie de Louis changea. Comme s’il avait devant les yeux le plus fabuleux des décors, il déclama :

Vous auriez dû voir ma demeure du temps de sa splendeur ! Mes jardins en faisaient pâlir ceux de Babylone. J’y avais prévu tout un système d’irrigation très ingénieux pour ce lotissement aride. Bien sûr, mon fontainier n’ouvrait les vannes qu’à l’arrivée de ma cour afin d’économiser les réserves d’eau. Je pouvais ainsi, à loisir, jouir de ces splendeurs au quotidien. Comme je regrette mon François de Francine… Il saurait sûrement remédier aux problèmes de ce lieu...

Se tournant vers Hélène, il sourit :

Pardonnez-moi de vous ennuyer en revivant des instants passés. C’est assez difficile de tout effacer, vous en conviendrez. Pouvons-nous continuer vers la plage ou désirez-vous bavarder à l’ombre de ce tertre ?

Quelques palmiers rabougris dispensaient un peu d’ombre dans cette campagne desséchée. Si un ruisseau avait pu y couler…

Tiens ? Mes pavillons s’ouvriraient-ils rien qu’à une évocation ? Il me semble ouïr comme un murmure rafraîchissant. Voyez, très chère, en y regardant mieux, la végétation ne verdirait-elle pas plus là-bas ?

Il pointa du doigt un petit espace abrité où, effectivement, de vertes pousses se dressaient. Tels des enfants découvrant un trésor, ils coururent admirer le petit ru jaillissant du sol.
Lâchant Hélène, se baissant, le roi mit ses mains en coupe et les plongea dans l’onde fraîche. Il goûta le breuvage, sourit et récidiva en présentant sa piètre offrande aux lèvres vermillons de sa compagne :


Buvez, elle est… parfaite.

Ce compiliment, vu l'éclat de ses yeux, ne s'adressait pas seulement à l'eau recueillie...
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Heléne, la belle de Troie
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Jeu 30 Juil - 18:27

N'était il pas adorable? Ses manières élégantes, sa façon de parler, la manière charmante de tourner un compliment, la délicieuse prévenance de ses gestes. Hélène en était de plus en plus charmée mais décidée à se tenir à ses propos. Son offre d'amitié avait semblé prendre un peu de court le monarque qui commença par s'étouffer avec son toast pour après se brûler la langue avec son thé mais ses paroles furent un baume pour son âme.

Je suis très honoré par cette proposition, Hélène. Qu’Achille aille à Hadès, Pluton ou Lucifer y expier ses fautes ; vous n’en demeurez pas moins fatale pure à mes yeux.

Elle ne put que sourire...un sourire éclatant, radieux, qui atteignit son regard limpide le faisant briller de mille étoiles.
Je vous en remercie, Louis. Vous êtes sans doute le plus droit des hommes...le plus charmant aussi!

Le tout dit sans aucune intention de se montrer mutine ni coquette, elle ne faisait qu'exprimer ses sentiments les plus sincères. En ce moment, en compagnie de Louis, elle se sentait pleinement rassurée, loin de la fatalité qui ombrageait sa vie. La galante manière de baiser sa main, la fit soupirer...mais rien qu'un peu.

Le retour de Sissi et Marie, parée de leurs nouveaux atours mérita encore des compliments poétiquement tournés qui ravirent les jeunes femmes mais le roi ne s'attarda nullement, laissant ces dames à leur petit déjeuner , il offrit son bras à Hélène qui l'accepta, gracieuse et ensemble ils quittèrent le pavillon.

Chemin faisant il parla de tout et de rien. Du Champignon qui tyrannisait leurs existences avec ses exigences. De l'habitation qu'il partageait avec ses amis, du pavillon médical. Des coursiers, si utiles sur lesquels il crut bon dire:


N’hésitez pas à y recourir, à l’occasion, très chère, si vous désirez m’obliger en quoique ce soit.

Nouveau baise-main qui la fit frissonner, quelle coutume attachante!

Il parla encore de certains détails qui rendaient la vie plus facile dans ce village assez insolite. Elle suivait sa conversation, attentive et ravie d'apprendre autant sur sa nouvelle résidence. Ne posant que peu de question, la jeune femme laissait à Louis le loisir de s'épancher dans son rôle de guide.

Leurs pas les menèrent en dehors du village, là il se désola de la sècheresse régnante, qui avait roussi le paysage. Ce spectacle si rabougri et triste ramena de souvenirs d'un passé glorieux... Il parla, non sans mélancolie, des fabuleux jardins qui avaient orné sa fastueuse demeure, les comparant á ceux de Babylone.

Hélène ne pouvait se faire une idée trop claire de tout cela mais essayant d'imaginer un paysage exubérante de verdure, de fleurs merveilleuses, embaumant d'entêtantes senteurs...Elle n'avait rien connu de cela...le décor de son propre palais à Sparte n'était que cela...spartiate!

Louis de son côté, remémorant toujours, languissait son fontainier qui aurait sans doute apporté rapide remède à toute cette désolation. Il dût interpréter son silence rêveur pour un certain agacement car en se tournant vers elle, sourire aux lèvres, s'excusait:


Pardonnez-moi de vous ennuyer en revivant des instants passés. C’est assez difficile de tout effacer, vous en conviendrez.

Mais non, cher ami, vous ne m'ennuyez pas du tout. J'adore écouter ce que vous me racontez de votre temps, de votre règne, de ses splendeurs et conviens autant que vous, qu'il est impossible d'oublier ce que nous avons jadis vécu...

Elle tapota gentiment son bras en souriant, non sans une certaine tristesse.

Mais n'y pensons plus trop, Louis...le passé ne reviendra point. Poursuivons plutôt cette promenade et contez donc plus...il y a tant de choses que je veux savoir.

Il hocha la tête et baisant de nouveau sa main ( elle commençait à croire qu'il y prenait grand plaisir!), demanda:

Pouvons-nous continuer vers la plage ou désirez-vous bavarder à l’ombre de ce tertre ?


Triste tertre aux palmiers un peu rabougris mais qui avait l'avantage d'offrir un peu d'ombre mais avant d'y parvenir voilà que Sa Majesté découvrait un petit coin de verdeur inespérée d'où jaillissait un petit ruisseau clair. Sans hésiter, Louis mit un genou à terre et plongea ses mains dans l'onde attirante. Dans la coupe de ses paumes, il recueillit un peu d'eau pour la goûter avant d'en offrir à Hélène, d'un geste que celle ci jugea merveilleusement charmant.


Buvez, elle est… parfaite.


Pendant une seconde, elle plongea son regard si bleu dans celui du jeune monarque avant d'accepter. Ses mains se posèrent sur celles de Louis et elle approcha sa bouche...L'eau était délicieusement fraîche, désaltérante...

Pourquoi son cœur battait il si vite? Pourquoi soudain ce trouble s'emparait il de son calme? Sans le vouloir ses lèvres frôlaient sa paume. Hélène releva vivement la tête, se morigénant de s'être laissée aller à cet instant de douce rêverie, dissimulant son trouble sous un sourire lumineux, certainement inconscient des dégâts que cela pouvait causer.

Elle est en effet délicieuse...par cette chaleur!

Le fait est que, toujours sans y penser, elle prit un peu de cette eau et s'en baigna les joues, avec un soupir d'aise, ignorant la goutte subtile qui coula le long de sa gorge, se glissant, sinueuse dans son corsage, laissant sans doutes deviner où finirait sa course impénitente.

Raffraîchie, elle s'assit dans l'herbe, si verte et se tourna vers Louis qui la contemplait sans un mot.


Sissi semble beaucoup admirer votre œuvre comme roi...de votre pays, qu'en outre elle dit très beau...elle m'a raconté que vous habitiez un palais de rêve...un palais si merveilleux que d'autres rois ont voulu en avoir un pareil...est ce vrai, Louis?

Ses yeux bleus pétillaient, elle ressemblait à un enfant impatient d'entendre un conte fabuleux. Elle ne fut en rien déçue. Louis parla...parla...parla de son Versailles bien aimé, de son pays qui devait lui sembler bien lointain...aussi lointain qu'un rêve, en ce moment. Hélène écouta, rêvant, elle aussi, de cours fastueuses, de musiques inconnues, de danses insoupçonnées...

Oh, Louis...c'est si merveilleux...vous entendre parler de tout cela me fait sentir y être...même si je risquais de m'y perdre entre une si brillante compagnie et dans un palais si immense mais j'aurais aimé regarder tout cela..ne fut ce que depuis un coin...

Elle laissait aller ,languide, sa main dans l'eau et soupirait, le regard doucement perdu...
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Ven 31 Juil - 1:03

La promenade s’était effectuée quasi comme lorsqu’il visitait ses beaux jardins… Sauf qu’ici point de cour empressée à se pâmer au moindre de ses mots, soupirs, sourires. La belle qu’il escortait de maîtresse façon sembla apprécier son babil, lui assurant qu’il ne l’ennuyait pas.
La voix d’Hélène était un zéphire, et ses yeux - ah ses yeux… - il s’y serait noyé gaiment.
Alors qu’il lui proposait tout simplement de boire à la coupe de ses mains, il ne s’était pas attendu à ce que les lèvres de la jeune femme ne lui effleurent la paume. Rarement chaste baiser (même involontaire) ne l’avait fait frissonner pareillement. S’il avait connu l’électricité, il aurait su être foudroyé.


*Qu’est-ce qui te prend, Louis…*

Il le savait très bien : il venait de tomber irrémédiablement amoureux. Si, de par sa longue expérience des jupons, il ne l’avait devinée innocente de coquetterie, il aurait pu croire à une invitation empressée de la dame. Les gestes divins avec lesquels elle se rafraîchit le visage, laissant l’eau dégouliner sur son cou jusqu’au corsage impossible à ne pas admirer, prouvaient une sensualité innée. Pouvait-elle réellement ignorer l’effet qu’une telle attitude, presque abandonnée, consentante, pouvait évoquer… ?
Louis dut secouer la tête pour chasser les idées très cavalières qui l’assaillirent. S’il ne s’était dominé… le respect qu’il tenait témoigner à la belle de Troie se serait envolé dans de joyeuses galipettes.
Habitué à être accepté sans hésiter, voire encouragé à prendre, il est difficile d’attendre que l’on consente à vous accorder plus de félicités. Or, là…
Trop troublé lui-même, il ne constata rien de l’émoi d’Hélène dont le sourire l’éblouit mieux que l’astre dont il avait pris l’emblème.
Elle détourna les tensions impalpables en trouvant la meilleure des parades : flatter l’égo de Loulou !


Il est vrai que les fastes de ma cour ont beaucoup été jalousés et imités. J’ignore ce que les générations postérieures ont conclu de mon règne. J’ai voulu la grandeur de la France et y suis arrivé. Richard - vous voyez qui c’est, le grand brun ? – en connaissait plus long que nous. Il m’a appris des choses qui ne me plaisent pas sur le déclin du royaume…
Vous auriez dû voir mon palais !


Une fois lancé sur le sujet, il était difficile d’arrêter le roitelet. La grande cour, la galerie des glaces, les multiples peintures murales, œuvres d’art qui agrémentaient les innombrables pièces, les banquets somptueux, théâtre et jeux.

Oh, Louis...c'est si merveilleux...vous entendre parler de tout cela me fait sentir y être...même si je risquais de m'y perdre entre une si brillante compagnie et dans un palais si immense mais j'aurais aimé regarder tout cela…ne fut ce que depuis un coin...

Là, une guêpe l'aurait piqué que Louis n’en aurait pas mieux sursauté :

Co… Comment pouvez-vous imaginer un seul instant que je vous aurais laissée dans un coin ? Vous auriez, sans flatterie, occupé une place d’honneur. De tous mes parterres, vous auriez été la reine des fleurs ! *Et celle de mon cœur*

Il n’ajouta pas qu’il avait toujours eu l’œil attiré par une jolie frimousse ni même qu’il possédait ses rabatteurs de beau gibier, le cueillant partout où il pouvait se montrer galant, ne s’étant assagi que l’âge venant( et encore…).
N’empêche que le compliment, malgré sa flamme, sembla ne pas déplaire à la jeune femme dont le teint s’était coloré.


*Tu vas trop vite, Louis ! Tu vas l’effaroucher… Qui croirait qu’elle soit timide ?*

La proximité sur le tapis de verdure devenait intolérable. Il fallait un dérivatif, vite. Comme pris soudain d’une idée lumineuse, il se releva lui tendant la main :

J’ai été un promoteur des arts et j’adorais la danse. La courante est très amusante, sautillante, je vous montre les pas, voulez-vous ?

Qu’elle le veuille ou non, Loulou s’élança. Fredonnant l’air, il exécuta plusieurs figures sautant en avant, de côté en arrière. Il changea de rythme annonçant un branle qui signait ordinairement le début des bals.

Allez, venez ! Ce n’est pas compliqué !

Et hop, les voici en train de caracoler dans l’herbe aux sons émis par un Louis hilare. C’était tellement dément qu’Hélène rit aussi ; alors tout était bien. Si quelqu’un les avait vus de loin, sûr qu’il aurait appelé Owen pour examiner ces nouveaux cas de folie.
Après la danse et les éclats de rire, ils soufflèrent, heureux. S’il avait été à son époque, Louis n’aurait sûrement pas cédé à la tentation de faire céder. Là, il se contenta de lui prendre le bout des doigts pour l’entraîner vers le rivage.
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Heléne, la belle de Troie
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Mer 5 Aoû - 13:29

Mine de rien, Hélène avait observé le roi et devina qu'il était un peu nerveux. Elle ne se douta pas un instant que c'était sa faute...et la dernière chose que la belle désirait, du moins consciemment, était que Louis se fasse des idées..or il semblait, que peu important le siècle, les hommes perdaient tous un peu la tête en étant en sa compagnie. Il ne lui restait que la ressource de se lever et prendre congé de cet homme charmant avant que les choses se gâtent...mais voilà qu'il la devançait.

J’ai été un promoteur des arts et j’adorais la danse. La courante est très amusante, sautillante, je vous montre les pas, voulez-vous?

Danser? Quelle étrange proposition! Elle n'avait pas la moindre idée de comment le faire mais bien entendu le jeune monarque ne semblait pas s'embarrasser d'un si petit détail. Il sauta sur ses pieds et fredonnant une mélodie exécuta plusieurs figures de danse qui laissèrent H´lène assez pantoise...il prétendait que...?

Oui, il prétendait.

Allez, venez ! Ce n’est pas compliqué !

Et les voilà partis en une danse folle, dont Louis dictait la cadence de sa voix...c'était tellement amusant et inespéré que la belle Hélène ne put que rire en se laissant entrainer dans ces joyeuses évolutions.

Ils s'arrêtèrent enfin, essoufflés, en riant toujours. Hélène était ravie, ses yeux brillaient d'un éclat merveilleux et son sourire était tout lumière.

Oh Louis...c'était merveilleux...cela fait si longtemps que je ne m'amusais pas autant!

Et pour cause, cela devait bien faire quelques 4.000 ans qu'elle ne riait pas...et encore, jamais autant ni de cette façon.

Quand le quatorzième du nom, prit, très délicatement, sa main pour l'entrainer vers le rivage, Hélène le laissa faire, n'y voyant aucune malice.

Eau cristalline, paisible, scintillante de soleil, tentante. Hélène soupira:

J'adore la mer!

Lâchant les doigts de Louis retenant les siens, elle s'élança, telle une enfant, vers l'onde tentatrice. En riant, elle se défaisait de ses sandales et allait plonger les pieds dans l'eau, sautillant quand une petite vague venait mourir sur le sable, mourant d'envie d'ôter ses vêtements et plonger carrément....mais s'abstint de cette folle idée.

Venez, Louis...c'est délicieux!

D'un geste sans malice, elle retroussa le bas de ses pantalons et s'élança un peu plus loin, laissant les vagues douces caresser ses mollets.

N'est ce pas merveilleux!? Quelle merveilleuse sensation de liberté!

Elle riait, courait pour éviter une vague plus grosse, revenait attendre la prochaine, comme si ce jeu enfantin, la comblait d'un bonheur ineffable. Pleine de vie et de grâce, la joie de vivre incarnée. Hélène redevenue petite fille insouciante, sa natte dorée sautant sur son dos, son rire fusant dans la brise, ses yeux brillants, capturant le soleil même...

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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Sam 8 Aoû - 10:53

Pourquoi, pour qui se serait-il damné ? Louis était dépassé. Loin d’être de bois, toute sa vigueur présente avec ce rajeunissement involontaire, le 14ème palpita en voyant Hélène s’ébattre dans les flots. Elle aimait la mer ; lui l’aimait tout cour. Pour les yeux d’Hélène il se serait damné, oui, et sans remords.
C’était un vrai régal que de la voir rire et patauger avec ses pantalons retroussés sur de magnifiques mollets.


Venez, Louis...c'est délicieux!

Comment résister à cette invitation ? Il ôta tout sauf son slip – comme l’appelait Richard - et courut, ou vola, à la suite de la plus belle des naïades.
Ce fut très amusant de jouer à qui attrape qui. Ce n’était pas le moment. Même s’il en bouillait d’envie, Louis se freina. La prendre dans ses bras, rire avec elle, lui suffisait amplement.


Tu sais faire du feu ? Si tu ne sais pas c’est pas grave. Je vais nous pêcher quelques proies. On les mangera comme on pourra
.

Bêtement heureux, Louis prouva sa dextérité. Achille et ses critiques ne pouvaient plus l’atteindre. Hop, hop, hop, les poissons s’empalèrent de belle façon sur la perche taillée à destination.
Ramenant sa moisson sur la plage, il sourit devant une Hélène embarrassée face à un tas de buchettes inertes.


Je m’en occupe. C’est pas grave.

Rapidement, il enflamma le petit bûcher et commença à vider ses proies :

J’ai beaucoup appris au contact de Richard et Achille !De mon temps, si on m’avait vu faire ça, Françoise m’aurait répudié. C’était ma femme, la dernière avant que

Ces souvenirs douloureux le hantaient. Pourquoi le nier ?
Changeant rapidement d’idées, Louis embrocha les poissons nettoyés :


J’ai évolué, je crois. Mon bon Vatel rirait ; dans un moment, tu goûteras ma cuisine.

Ses yeux disaient autre chose, et alors ? C’était elle qu’i voulait déguster, là, tout de suite. Doucement, il souffla sur la main d’Hélène qu’il débarrassa du sable avant d’embrasser fougueusement le poignet offert :

C’est trop tôt, trop bête ; Hélène, je t’aime. Ris si ça te chante, ça changera rien. Je voudrais rester ainsi le reste de ma vie. Avec toi, là… sans plus… On est bien, non ?

Tant pis s’il se prenait un pain ; il la voulait.
Du poignet, ses lèvres remontèrent jusqu’aux lèvres sur lesquelles il déposa un, deux, trois baisers avant de, gourmand, s’en emparer follement.
Il était fou ? Et alors ?
Béat, il reçut la plus belle des réponses.
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Mer 12 Aoû - 13:54

Louis accepta prestement son invitation à se joindre dans ce jeu enfantin de courir pour échapper des vagues. Bien plus pratique et certainement moins timide qu'elle, le jeune roi se dépouilla de la quasi totalité de ses vêtements ce qui s'avérait bien plus judicieux que passer le temps à éviter que ceux ci se mouillent. Mais Hélène n'était pas prête à l'imiter...qu'un homme se montre ainsi n'avait en soi rien de gênant, il en allait autrement pour elle.

Mais courir dans l'eau pour lui échapper en riant ou le poursuivre pour l'attraper à son tour entraina d'inévitables éclaboussures. Sans aucune malice, parole d'honneur, la belle, après maintes réflexions, décida qu'il ne verrait aucune provocation si elle ôtait au moins ce qu'on appelait pantalon avant qu'il ne soit absolument trempé. Revenant sur le sable sec, elle entreprit donc d'enlever cette pièce de ses habits, restant vêtue de la large chemise, qui une fois dénouée, couvrait décemment son corps. Ravie, elle retourna au jeu, qui reprit de plus belle.
Mais ce qui devait arriver arriva, sans qu'elle n'y puisse rien pour l'éviter, une vague coquine la prit au dépourvu. Avec l'eau, le tissu de la chemise colla à son corps comme une deuxième peau, révélant chaque courbe avec une précision étourdissante. Se sentir presque nue sous le regard éclatant du jeune homme la fit rougir, contrite elle se mordit la lèvre avant de s'échapper en courant vers le sable chaud où elle s'agenouilla...espérant que le soleil ferait vite de sécher cette chemise traitresse.

Louis se montra d'une délicatesse extrême, comme s'il ne se passait rien hors commun, il la rejoignit, tout sourires.


Tu sais faire du feu ? Si tu ne sais pas c’est pas grave. Je vais nous pêcher quelques proies. On les mangera comme on pourra.

Elle baissa le nez, sentant son cœur battre follement...il avait délaissé le vous et passé au tu avec un naturel entêtant. Le souffle un peu court, elle n'osa lever les yeux vers lui, soudain très troublée mais déjà il s'élançait de nouveau vers la mer, armé d'un bâton dont il avait habilement taillé la pointe. Il ressemblait plus que tout à un gamin heureux et cela rasséréna l'émoi de la jeune femme.

Un instant plus tard, Hélène avait oublié son trouble et sa chemise mouillée pour suivre attentivement les péripéties de ce Louis inédit, transformé en pêcheur. Dès sa place, elle applaudissait, ravie, chaque fois qu'il embrochait une proie, bientôt il avait réuni une quantité suffisante de poissons et revint vers elle, qui continuait tout bêtement face à son petit tas de bois sec mais il prit en charge la corvée et quelques minutes plus tard, un gentil feu prenait vie. Fascinée elle le regarda vider ses proies.

C'est incroyable tout ce que tu sais faire...face à toi, je me sens affreusement inutile!

Cette déclaration n'avait aucun but de le flatter mais simplement de reconnaître la plate vérité de la situation. Louis le prit comme tel.

J’ai beaucoup appris au contact de Richard et Achille !De mon temps, si on m’avait vu faire ça, Françoise m’aurait répudié. C’était ma femme, la dernière avant que

Hélène se demandait pourquoi une femme aurait elle répudié un homme si merveilleux seulement parce qu'il vidait des poisons avec autant de savoir faire.

*Qui sait? Peut être de son temps..vider des poissons en étant un roi n'était pas digne de sa position...en tout cas, pas trop intelligente, sa Françoise!*

Mais elle découvrit dans son regard une tristesse à cette évocation qui lui fit mal au cœur, provoquant un profond soupir.

Il aurait été plus juste de pouvoir revenir à cette vie sans nos souvenirs!

Un instant de silence et un long regard échangé, Louis changea de thème.

J’ai évolué, je crois. Mon bon Vatel rirait ; dans un moment, tu goûteras ma cuisine.

Pourtant le regard dont il la couvrait ne parlait guère de cuisine et encore moins de poissons grillés. Elle avait beau être blonde et pas trop dégourdie mais il y a quand même des choses que même la belle de Troie pouvait deviner sans besoin d'un dessin....surtout quand en s'emparant de sa main, Louis la débarrassait doucement de sable avant de poser ses lèvres brûlantes sur son poignet. Là, son cœur manqua un battement, elle ne put placer un mot que déjà il se lançait dans la plus invraisemblable des déclarations:

C’est trop tôt, trop bête ; Hélène, je t’aime. Ris si ça te chante, ça changera rien. Je voudrais rester ainsi le reste de ma vie. Avec toi, là… sans plus… On est bien, non ?

Louis.., parvint elle à souffler alors que sa bouche se posait sur la sienne, doux effleurements au début avant de céder à la tentation et l'embrasser follement, avec impétueuse passion. Hélène aurait voulu résister, l'écarter, lui dire qu'il ne pouvait se risquer à tant soit...mais cette bouche savante éveillait des sensations inédites, merveilleuses...bouleversantes. Avec un baiser, il comblait ses craintes, ses solitudes...effaçait de tristes souvenirs...ravivait sa foi perdue en un avenir heureux...faisait éclater sa raison en mille éclats étoilés...

Elle s'écarta, sans brusquerie, juste pour pouvoir le regarder. Levant la main, Hélène caressa doucement sa joue, écarta une mèche qui tombait sur son front puis se rapprochant de nouveau, posa ses lèvres sur les siennes, caresse timide et audacieuse à la fois.

Oui...on est si bien...

Pourquoi se priver de cet instant de rêve? Pourquoi ne pas oublier que la réalité les attendait à deux pas?...Le bons sens, les bonnes intentions?

Louis...pourtant...je crains...j'ai peur et tu sais pourquoi...Je suis si heureuse en cet instant mais...

Éternel mais qui s'interpose toujours aux rêves les plus fous. Mais qu'il effaça d'un baiser et d'un autre...et d'un autre encore...Hélène en oubliait...tout...soucis, peurs...Achille, village, mine, travail...

Puis soudain, elle se sépara de lui en riant.

Louis, les poissons...les poissons sont ruinés!
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Mar 18 Aoû - 21:55

Elle ne l’avait pas rejeté. Au contraire, Louis avait décelé plus qu’un consentement dans le baiser qu’elle lui rendit. On ne pouvait pas parler de reddition mais elle ne le giflait pas !
Des aventures, le XIVème en avait connues ! Pas de sa faute si ses hormones le dominaient, souvent... Avec Hélène, il voulait que ce soit aussi différent qu’avec Françoise. Pour elle, il affronterait Achille, sans problème.
L’âme soulevée d’un bonheur ignoré jusque-là, Louis se sentait prêt à lutter comme jamais.
Être accepté parce que homme le plus puissant du royaume l’avait finalement blasé. Certes, il en avait largement profité… Françoise lui avait fait doucement entendre raison. Sa patience envers lui était inégalable. Elle lui avait cédé malgré ses convictions religieuses pour le mener dans le droit chemin, chose dont il lui serait redevable, toujours.
Cette fois encore, une jeune femme magnifique l’acceptait. L’énorme distinction résidait dans ce choix non contraint, un choix délibéré alors qu’il n’était plus grand-chose.


Oui...on est si bien...

Ces quelques mots l’émurent au-delà de tout. Il était tellement stupéfait et ravi, qu’il en demeurait quasi pantelant.

Louis...pourtant...je crains...j'ai peur et tu sais pourquoi...Je suis si heureuse en cet instant mais...

D’un pouce hésitant, il lui goûta au velouté incomparable de cette joue rosie, l’effleurant à peine en se dirigeant vers les lèvres les plus savoureuses du monde. Le dernier mot fut clos d’un appui prononcé :

Pas de mais, ma douce ! On se fiche complètement de ce que penseront les « autres ». Pourquoi le destin nous a-t-il réunis ? Je n’en sais rien mais je suis certain que ce n’est pas un barbare du genre d’Achille qui va nous empêcher de nous aimer si tu veux de moi. Je travaillerai pour toi, tu n’auras pas d’autre souci que de… me sourire... quand tu le désireras. Ne crains plus rien, je veillerai sur toi.

Même s’il était en manque d’affection depuis un long moment, l’ex-monarque se domina. Séduction pour séduction, il chercha surtout à éveiller chez Hélène le même bonheur que lui ressentait.
Sans crier gare, elle s’écarta brusquement. Croyant avoir gaffé par audace involontaire, Louis fut un instant décontenancé. La noble tête blonde riait pourtant :


Louis, les poissons...les poissons sont ruinés!

Sur le coup, il ne comprit pas. Puis, l’odeur d’un beau gâchis carbonisé lui fit tourner la tête en direction du feu où sa pêche était en train de devenir cendres.

On s’en moque ! s’esclaffa-t-il. Je vais nous en trouver d’autres. Assieds-toi à l’ombre, je reviens.

Louis se méfiait des eaux profondes. Il imaginait qu’en bas niveau, nulle bestiole désagréable ne viendrait l’ennuyer. Sa perche-harpon prête, il ne rata pas plusieurs proies. Attentif aux déplacements des poissons argentés, il ignora complètement l’aileron sournois qui ondulait vers lui.
Un cri l’alerta. Se retournant, il ne put que constater qu’un affreux squale l’avait choisi pour dessert. Il lança son javelot qui se rompit sur la peau du requin. Des mâchoires énormes se refermèrent sur sa jambe, le fauchant. Entraîné sous l’eau, Louis se débattit comme un beau diable. Lutte inégale, s’il en est. 2mergeant par instant, Louis ne put que voir la mine désespérée d’Hélène qui, dressée au ras des flots, se prenait le visage à deux mains en hurlant.
L’eau de mer, c’est infect. Le XIVème en avala plus que son dû.


*C’est bête de finir ainsi alors que le paradis s’ouvrait… Hélène… Je voulais...*

Un brouillard sanglant s’abattit sur lui.
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Achille, héros de Troie
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Dim 30 Aoû - 15:41

Et voilà une journée qui avait commencée comme n'importe quelle autre...en envoyant au diable cette pseudo force défensive de laquelle il avait le commandement. Rien de trop gai à voir, en vérité. C'était à en perdre les nerfs et Achille menaçait de se fâcher pour de bon, ce qui n'était pas à conseiller pour la troupe, qui de toutes façons en avait une peur bleue, de ce cet instructeur caractériel.

Au trot! J'ai dit au trot!, gueulait Achille, hors de lui en voyant les hommes trainer minablement les pieds, allez, bougez vous, bon sang!!!

Il aurait pu continuer à les maudire copieusement si des hurlements désespérés ne s'étaient pas laissés entendre, provenant de la plage, toute proche. Plantant là son inutile armée, Achille piqua un superbe sprint...question de démontrer ce que courir voulait dire, tant qu'on y était!

La première chose qu'il aperçut en déboulant sur la grève fut Hélène, hurlant comme une possédée, voulant entrer dans l'eau sans s'y décider...et...


LOUIS!!!

Oubliées querelles et autres, son ami, bien que mal il le considérait toujours ainsi était en peu enviable position, aux prises avec un squale de taille moyenne qui mettait tout de sa part pour faire du Quatorzième du nom son savoureux apéritif. Le sang colorait la mer...mauvais signe...d'un moment à l'autre, les amis du requin allaient s'amener en masse et c'en serait fait du Roi Soleil.

Sans le penser deux fois et ignorant vertement Hélène qui continuait à hurler comme sirène de tempête, Achille dégaina son coutelas et se lança à la rescousse. La première chose à faire était obliger au monstre à lâcher prise. Se jetant dans la mêlée, le grec entreprit de farcir la bête à coups de couteau, portés avec une telle violence qu'ils transpercèrent cette peau dure comme cuir racorni, éveillant chez le squale une fureur sans nom, abandonnant Louis pour se retourner vers cet agresseur sauvage qui interrompait, si impudiquement, son festin.

Louis, inconscient risquait fort de se noyer si on ne le sortait pas de là mais Achille ne pouvait à la fois sauver le monarque et se défaire du requin, c'est alors que la belle Hélène, faisant preuve d'un courage insoupçonné, entra dans l'eau pour aider le blessé.
La lutte, féroce, se solda tout de même par la victoire du guerrier, non sans mal...Emporté par le courant, telle une épave, le cadavre du requin alla servir de pâture à ses semblables.

Hélène maintenait Louis plus ou moins hors de l'eau mais étant de nature menue et plutôt fragile, la belle était près de flancher quand Achille arriva à la rescousse. Il écarta la jeune femme d'un geste inespérement doux et releva le pauvre Louis dans ses bras.

Il est évanoui et à moitié noyé...on va chez Owen!

Sans se soucier si elle le suivait ou non, il cavala le plus vite qu'il put avec son fardeau. Jess vaquait paisiblement á ses affaires quand Achille débarqua chez lui comme un tourbillon en portant un Louis inerte et couvert de sang dans ses bras. Encore une fois, il crut bon défendre son innocence:

Je ne l'ai pas égorgé...il s'est fait avoir par un requin, là bas, à la plage...suis arrivé de justesse avant qu'il ne se fasse bouffer!

Il le déposa avec délicatesse sur la table d'examen et se pencha sur lui, en secouant la tête, dépité.

Tu as intérêt à t'en tirer d'une pièce...on a rien à foutre avec un éclopé dans le coin!

Façon de dire qu'il se faisait un sang d'encre pour lui, le seul qui ait osé lui tenir tête et s'en tirer indemne. La pauvre Hélène, hors d'haleine et encore tremblant de tous ses membres se pointait à la porte du cabinet de consultation. Jess s'occupait du blessé, examinant ses blessures, disant que cela aurait pu être bien pire et que Louis s'en tirerait avec quelques dizaines de points de suture à la jambe et la trouille de sa vie.

Il va aller bien!, grommela Achille à l'adresse de la belle de Troie.

Allez savoir si ce fut le soulagement intense ou la crainte en voyant s'approcher l'homme qu'elle craignait le plus au monde, la chose est que la demoiselle ne trouva rien de mieux que de tourner de l'œil et se serait étalée sur le sol si le héros antique, noblesse oblige, ne l'avait retenue.

Maudite femme, marmonna t'il, toujours à faire des problèmes!

Pourtant ce fut avec beaucoup de douceur qu'il la déposa sur un des lits. Quarante siècles d'écoulés et il continuait à la trouver incroyablement belle...sa rancœur aurait dû reprendre vite le dessus mais au lieu de cela, il se trouva décontenancé en sentant une profonde pitié envers elle.

*Qui sait...peut être que tout ce temps aura servi à quelque chose...la pauvre est plutôt à plaindre!*

Puis se tournant vers Jess:

Je laisse ces deux là à tes bons soins, puisque pas de mort à déplorer je retourne à mes affaires.


Sans se soucier d'être couvert de sang, il rejoignit sa troupe...qui le regarda avec un rien d'épouvante avant de commencer à obéir prestement ses ordres.

Tiens...le sang, ça fait toujours un bel effet...

Il rigolait, soudain rasséréné et même de bonne humeur...
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Heléne, la belle de Troie
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Mer 2 Sep - 1:06

Ah, que les rêves sont doux! Hélène se sentit voguer, émerveillée au creux du plus beau, du plus tendre, du plus délicieux. Les mots de Louis rassuraient ses craintes, affolaient son cœur. Taisaient ses doutes.

Pas de mais, ma douce ! On se fiche complètement de ce que penseront les « autres ». Pourquoi le destin nous a-t-il réunis ? Je n’en sais rien mais je suis certain que ce n’est pas un barbare du genre d’Achille qui va nous empêcher de nous aimer si tu veux de moi. Je travaillerai pour toi, tu n’auras pas d’autre souci que de… me sourire... quand tu le désireras. Ne crains plus rien, je veillerai sur toi.

Comment ne pas sentir l'amour vous emplissant l'âme, en écoutant pareille déclaration? Flotter sur un nuage? Elle l'aurait fait, certes, si ce beau roi, qui maniait si bien mots et gestes, ne l'avait ,si tendrement, retenue à terre.

Et puis, le rêve éclata comme bulle de savon...et revenant à la plate réalité, ils dûrent se rendre compte que leur repas avait divinement grillé...jusqu'à se convertir en cendres. Façon très terre à terre de récupérer un peu le bon sens!

Louis avait ri de concert avec elle et gaillardement s'en était retourné piéger de nouvelles proies sous l'œil attendri de la belle. Inutile de dire que la jeune femme déploya, encore cette fois, le même enthousiasme en regardant le monarque tout à sa pêche...quand, tout à coup, rompant cette délicieuse harmonie, un aileron menaçant fendit rapidement l'eau en direction du pêcheur insouciant.

Louis! LOUIS!!! Attention...atten...OH,NON!!!


Son avertissement était arrivé trop tard. Elle vit le jeune homme essayer de se défendre avec sa perche mais déjà des mâchoires horribles se refermaient sur lui, le fauchant, l'entrainant...

AU SECOURS!!! À L'AIDE!!!


Impuissante, Hélène assistait à cette lutte inégale, pressentant déjà son doux Louis perdu à jamais, avalé par ce monstre marin. Que faire d'autre que crier, qu'implorer la grâce des Dieux?

Et voilà qu'au milieu de cette terreur innommable s'en ajoutait une autre. Achille fonçait vers eux. Elle sentit le cœur lui manquer et crut sa dernière heure venue mais sans tenir en compte sa présence, le guerrier plongea au secours de ce pauvre Louis qui avait cessé de se débattre. Hélène ne put qu'admirer la force sublime que le prince des Myrmidons déploya pour faire lâcher sa victime au requin...Sans le douter un instant de plus, elle vola au secours de Louis, qui libéré des mâchoires meurtrières risquait de se noyer...Ses forces ne suffisaient pas pour le trainer hors de l'eau mais au moins put elle le retenir assez pour qu'il puisse respirer...

Ne meurs pas, Louis...ne meurs pas...
, en pleurant elle baisait doucement son front sans cesser de lui parler.

Sans trop savoir combien de temps il s'était écoulé, Hélène se sentit soudain doucement écartée. Surprise par la délicatesse de ce geste elle le va les yeux vers Achille qui relevait déjà Louis, évanoui dans ses bras.

Il est évanoui et à moitié noyé...on va chez Owen!


Et il partir en courant. Hélène ne put que le suivre à la comme on peut, entre les tendres émotions de ce début de journée et la tragédie d'instants auparavant, elle se sentait quelque peu défaillante. Quand elle parvint enfin chez Jess Owen, la jeune femme se sentait à bout de forces.

Il va aller bien!

C'était à elle qu'il s'adressait, sans rudesse, presque avec douceur...Hélène voulut dire quelque chose mais le plancher sembla valser sous ses pieds et elle se sentit tomber...mais Achille la retint. Soulevée de terre comme une plume, elle l'entendit encore la maudire...mais aucune hargne ne perçait dans ses mots. Posée, délicatement sur un lit, avant de se sentir sombrer dans un bienheureuse inconscience Hélène sut qu'il ne la haïssait plus.

Rien de plus rassurant pour s'évanouir en paix!
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)   Sam 5 Sep - 18:48

Qu’est-ce qui s’était passé ? Etait-il mort une seconde fois ou…? Une vive douleur lui sciait le mollet. Lentement, le XIVème du nom se réveilla. Aussitôt, il identifia les lieux : le dispensaire d’Owen. Pas difficile de les reconnaître, il y était déjà venu en d’autres circonstances. Où était-il ce toubib ? Ne pouvait-il rien faire pour le soulager ?

*Je souffre, moi !*

Maudissant sa condition de banal habitant, il regretta le temps où un simple éternuement déclenchait un vent de panique chez ses médecins personnels. Là, autant qu’il s’en souvienne, une affreuse bête dentue l’avait voulu pour déjeuner, ça méritait un peu d’attention quand même, non ?
Sa vision rétablie, il repéra Jess penché sur un autre alité.


*Qu’est-ce qu’il a de plus que moi, celui-là ?*

Celui-là ? La vue de Loulou se fixa sur un bout de… jeans. Ce pantalon, il le reconnaîtrait entre mille car c’était celui qu’il avait offert à Hélène quelques heures avant. Le sang de Louis ne fit qu’un tour. Pris d’une intolérable jalousie, son cœur se déchira mieux que sous les mâchoires d’un squale :

Owen, cesse de la reluquer ainsi ! gronda-t-il en tentant de se lever.

Il aurait voulu bondir sur l’outrecuidant et lui demander raison mais… à peine une jambe hors du lit, il se retrouva par terre en criant comme un possédé :

On m’assassine !

En quelques pas le médecin s’approcha et le releva. L’autre s’outra :

Bas les pattes, pendard ! Que n’ai-je le dos tourné que vous voulûtes vous emparer de mon bien !

Owen crut vraiment que le roi était tombé sur la tête tant il vitupérait :

Je vous ai vu convoiter ma mie ! Elle m’a choisi, fous-lui la paix !

Le rire de Jess offensa sa majesté :

Ben c’est ça, aggrave ton cas ! Euh… Pourquoi Hélène est-elle-là ? C’est toi qui m’as recousu… Le travail est plus beau que celui de Burton, j’en conviens. Mais elle, comment va-t-elle ?

Radouci par les paroles lénifiantes du toubib, L’ex-monarque voulut aller près de la belle de Troie contre l’avis médical et malgré la douleur infernale de sa jambe. Clopinant, à force de grimaces, il parvint à s’asseoir sur le lit où une déesse reposait :

*Elle est sublime ! Pourquoi n’ai-je pu la croiser plus tôt ? *

Avec une douceur extrême, il releva quelques mèches blondes égarées sur le front de velours d’Hélène. Eperdu, profitant de l’inconscience de la belle, il laissa ses doigts errer sur un sourcil, l’arête du nez, la joue si veloutée avant de s’arrêter à la pulpe de la lèvre supérieure. Emu aux larmes, Louis détaillait son adorée. Il était fichu et heureux de l’être.
Puisqu’elle dormait si bien, Loulou s’abstint de la déranger davantage. Se tournant vers Owen, il réclama des explications sur leur présence à l’hospice. Ce qu’il entendit le scia :


*Achille est intervenu ? Il m’a sauvé et déposé Hélène sur cette couche ? Dieu est bon ; merci Françoise !*

Les miracles existaient donc bien, tout comme sa dernière épouse terrestre le lui avait chanté des années durant.
Cette pensée révérencieuse effectuée, il se pencha davantage sur l’inanimée, lui baisant doucement les lèvres :


Hélène, ma douce, ma mie, soulève tes délicates paupières que je puisse à jamais me noyer dans les eaux claires de ton regard si pur.

Les longs cils d’Hélène battirent pour la plus grande joie du monarque.

Te revoici parmi nous, tu m’as fait peur, tu sais ? C’est Achille qui a agi, tu te rends compte ? Tous nos soucis sont finis !

Grave soudain, Louis lâcha :

Je t’aime !

Tiens ? Pourquoi Owen les isolait-il par un rideau tiré ? Ce ne serait pas lui qui s’en plaindrait.

(suite en mission)
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Petite promenade, mademoiselle? (fe Hélène)
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