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 Rien n'est simple...

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Jess Owen
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MessageSujet: Rien n''est simple...   Mar 12 Mai - 21:00

Il est des jours où l’on ferait mieux de rester couché. C’est ce que pensait Jess Owen en se rasant de grand matin. Trop occupé à chercher les causes de la maladie étrange qui frappait certains habitants et soigner les cas courant, il n’avait pas pu aller… aux diamants. Là-dessus, il n’avait pas pu « acheter » d’électricité et dut reprendre son rabot manuel. Cela ne rata pas, il se coupa de quoi commencer une bonne journée. Pas de café, juste de l’eau tiédasse à ingurgiter avec un quignon rassis.
Depuis la seconde désertion d’Océana, le médecin n’avait guère le moral. Il ignorait totalement s’il la reverrait un jour. Heureusement l’activité du village comblait sa solitude. N’empêche qu’il la regrettait souvent, surtout le soir quand l’isolement l’écrasait. Pour une fois qu’il était amoureux… La belle s’était évaporée.
Son piètre déjeuner avalé, Jess boucla sa demeure et dirigea ses pas vers le chalet médical, comme de coutume.
Peu d’activité régnait ; il était encore très tôt. Bientôt il entendrait le va-et-vient habituel des équipes de mineurs, des adorateurs du champignon, du facteur. Alors qu’il marchait tranquillement en pensant que Noël approchait à grand pas, une agitation anormale l’obligea à tourner la tête vers le groupe le plus disparate qui soit.


*Nom d’un petit bonhomme… qui est-ce ?*

Evidemment, il reconnaissait les valeureux explorateurs en Fairchild, Louisane et Darken, mais ceux qui les accompagnaient avaient une drôle de dégaine. Quasi croulant sous le poids d’un costaud mal en point, Sébastien le héla. Pas besoin de grands mots, le bonhomme soutenu avait besoin de ses services. Le plus petit de la bande jetait des regards émerveillés partout. Owen rapatria tout le monde au chalet.

Que vous est-il arrivé ? murmura-t-il à Darken. Qui sont ces gens ?

Mais l’heure des réponses n’était pas encore arrivée. Il faillait d’abord remettre ce gaillard sur pied.

Je m’occupe de lui ! Allez-vous réconforter. J’ai du whisky dans le frigidaire. Présentez-vous ensuite au maire. Je ne l’ai pas vu depuis deux jours ; je le croyais avec vous mais on m’a dit que vous étiez parti seuls. Dites-moi juste ce qui est arrivé à ce type.

Le bouclé commença un récit ampoulé que coupa le grand brun. Il donna des indications que Jess eut du mal à encaisser au sujet d’un rat géant, de moustiques monstrueux, etc.
Le laissant travailler les autres trinquèrent gaiement. Avec soin, le toubib examina son patient dont le corps était zébré à de nombreux endroits de blessures fraîches et anciennes. Il lava toutes les plaies qu’il désinfecta et pansa. Un anti-inflammatoire s’administra après un prélèvement de sang. Jess devait vérifier que ce type n’avait pas l’anémie falciforme déviée qui sévissait sur l’île. Le jugeant fort affaibli, il lui installa une perfusion, jugeant ce cuir beaucoup plus dur que chez la plupart des gens fréquentés. Miss Louisane semblait tourner en rond, indécise
:

Rejoignez les autres, vous ne pouvez rien faire pour lui, lui conseilla-t-il.
*Une idylle ? Déjà ? Tant mieux si ce beau représentant masculin lui fait oublier ses tracas.*


Pour meubler l’attente tout en surveillant les constantes du patient, Jess reprit son éternelle lecture du journal trouvé dans un certain abri sur Béta. Rien ne s’était ajouté depuis que Pierre l’avait retravaillé. La similitude du nom révélé et celui d’un de ses parents disparus le troublait toujours. Penché sur le cahier, il se redressa soudain car un taureau furieux se débattait avec la perfusion :

ATTENDEZ ! Ne bougez pas ! bondit Jess.

L’athlète ne l’entendait pas de cette oreille, tentant de trouver comment se débarrasser de l’aiguille sans s’arracher la peau.

C’est un médicament pour vous retaper ! Ne faites…

Bang ! Le direct au menton reçu par Owen pour s’être approché de trop près l’envoya valser dans une armoire. La pochette suspendue se détacha. Sonné, le médecin crut sa mâchoire éclatée.

*Il va me tuer ! s’épouvanta-t-il.*

On aurait pu le prévenir des réactions possibles du mec ! Au moins, il allait mieux... Rampant misérablement loin du dément, il tenta une conciliation d’urgence :

Je suis médecin. Vous êtes en sécurité, ici ! Vos amis ne sont pas loin. Nous sommes des amis, personne ne vous veut de mal.

Etait-ce une idée, ou bien ses paroles entraient sous la crinière blonde ? Grimaçant un sourire, Owen risqua de se redresser

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

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Achille, héros de Troie
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MessageSujet: Re: Rien n'est simple...   Mer 13 Mai - 14:02

Mais que faisait il là? Allongé sur le sable chaud, écoutant le roulis de vagues alors que son dernier souvenir le plaçait en pleine forêt, près de la carcasse fumante d'un monstre de cauchemar, partageant un singulier repas avec quelques inconnus...Fallait se rendre à la confuse évidence que quelque chose avait dû se passer entre alors et maintenant.

Rien n'était clair dans sa tête, en fait elle lui faisait un mal de chien, pareil que chaque millimètre de son corps. Sans être trop sûr de vouloir le faire, Achille essaya de se redresser et y parvint après un bel effort. Comme en songes, il entendit des voix autour de lui...celles de Richard et Louis, des voix de femmes. À peine conscient qu'on essayait de le soutenir, il fit deux pas vers la mer, toute proche, fixé sur l'absurde idée de prendre un bain, mais se jambes fléchirent piteusement. Des bras forts le retinrent à temps pour éviter qu'il ne s'écroule. On l'encouragea à tenir encore un peu, il crut reconnaitre la voix de Richard mais là, n'était plus sûr de rien. Achille ne se souvenait pas d'avoir été si mal en point de sa vie...ce qui se confirma un moment plus tard quand l'inconscience reprit le dessus.

Quelle douillette sensation de confort. Plus de sable, plus de mer...au lieu de cela un lit, des murs. Du coup, parfaitement éveillé, il se redressa pour jeter un regard ahuri aux alentours. Lieu inconnu..et le pire de tout, cette chose fichée dans son bras. D'un geste rageur il voulut l'enlever mais cela ne s'avéra pas si facile et encore ça faisait mal quand il tirait dessus. Un homme inconnu lui sauta pratiquement dessus en criant:

ATTENDEZ! Ne bougez pas!

Achille se contenta de lui adresser un regard mauvais et continua à tirer sur le bidule. L'autre insistait.

C’est un médicament pour vous retaper ! Ne faites…

Il s'approchait dangereusement alors, pur réflexe, son poing fila droit vers sa mâchoire, l'envoyant valser à quelques mètres de là, tandis que la chose qu'il avait au bras subissait une violente secousse, ce qui le fit grogner de douleur. Il commença à jurer ,comme au bon vieux temps, et finit par l'arracher carrément de son bras ce qui provoqua un bel écoulement de sang.

L'inconnu, qui s'était, entretemps, mis à l'abri se laissa de nouveau entendre:

Je suis médecin. Vous êtes en sécurité, ici ! Vos amis ne sont pas loin. Nous sommes des amis, personne ne vous veut de mal.

C'était plutôt rassurant mais il mit un instant à digérer tout ça, trop occupé à éponger son bras à l'aide du drap.

*Tu vas de mieux en mieux...donc le type n'est pas un troyen qui en veut à ta peau...ce qui veut dire que tu es une brute et que tu dois t'excuser.*

Pas le rayon préféré du guerrier mais s'il le fallait.

Désolé.

Cela devrait amplement suffire et si non, tant pis. Il finit par se lever mais constata être dans le plus simple des appareils et s'enroula, sans cérémonies, dans le drap ensanglanté.

Vous dites que mes amis ne sont pas loin...je veux les voir, pour m'en assurer. J'ignore en quel étrange endroit nous avons abouti, cette fois...il m'a semblé voir la mer, à moment donné. Savez vous comment nous en sommes arrivés là?

Il explora la pièce sans se gêner des regards de l'autre qui avait, quand même, fini par s'extraire de son refuge. Tout ce qui l'entourait résultait inconnu pour le grec, sorti d'un autre temps...sans aucun doute de beaucoup postérieur au sien et même à celui de Richard, le plus moderne du groupe.

Demi tour. Se dirigeant droit sur le jeune homme blond, qui recula prudemment d'un pas, le héros de Troie ne retint pas un sourire.

N'ayez crainte, je me suis laissé emporter par la surprise, simple réflexe...trop habitué à devoir ma survie à la rapidité de mes réactions...au cas où on ne vous l'aurait pas dit je suis Achille, prince des Myrmidons. Et maintenant si vous voulez bien, je voudrais pouvoir me vêtir et retrouver Louis et Richard. Il ne leur est arrivé aucun mal, j'espère?

Campé au milieu de la pièce, il attendit la suite des évènements, des explications, l'apparition des autres...peu importait l'ordre, ce qui devait être serait.

*Par Athéna...quelle histoire!*
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Julie Lousiane
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MessageSujet: Re: Rien n'est simple...   Jeu 14 Mai - 18:55

La nuit s’était bien déroulé, Julie s’était occupée du mieux qu’elle pouvait Achille, qui n’était pas dans une forme olympique pour un Grec, le feu de camps que les hommes avaient allumé, ne suffisait pas à réchauffer le bel athlète, c’est pour cela que la jeune avocate s’allongea contre son torse musclé à souhait pour lui transmettre un peu de chaleur humaine, c’était la seule solution qu’elle avait trouvé, les couvertures étaient en rupture. Le matin venu, tous le monde se pressa près d’une plaque brillante, c’était le roi Louis XIV qui l’avait trouvé. Après avoir fabriqué une civière de fortune pour transporter l’évanoui, ils partirent donc tous sur la plaque en une seconde ils étaient arrivés sur la plage de BETA. Tous les habitants se pressèrent vers eux et des cris de joies se firent entendre, ils étaient ravi de revoir les trois aventuriers accompagné par trois autres personnes. Les effusions firent sortir le médecin de sa tanière, Sébastien l’appela, il accourut vers le petit groupe pour s’enquérir de leur état de santé. Achille n’était pas bien du tout et Jess le prit sous son aile en disant :

Je m’occupe de lui ! Allez-vous réconforter. J’ai du whisky dans le frigidaire. Présentez-vous ensuite au maire. Je ne l’ai pas vu depuis deux jours ; je le croyais avec vous mais on m’a dit que vous étiez parti seuls. Dites-moi juste ce qui est arrivé à ce type.

Julie voulut parler mais elle fut prise de cours par les deux hommes qui se trouvaient devant elle, après avoir raconté en détail toute l’histoire, elle regarda Miranda, Seb, et les deux illustres personnages se dirigeant vers les boissons. La jeune avocate ne pouvait s’empêcher de tourner en rond derrière le toubib, elle s’inquiétait du sort du héro Grec. On peut dire qu’il lui avait tapé dans l’œil celui –là et même encore plus. Elle venait de comprendre l’expression « capturer par le regard de quelqu’un », oh oui qu’elle avait été capturé, elle n’avait même pas réussit à parler.
Jess se tourna vers elle en lui conseillant de rejoindre les autres et qu’elle ne pouvait rien faire pour lui à ce stade. Baissant les épaules, la jeune femme obtempéra en s’éloignant mais pas trop, elle devait rester dans le coin au cas ou il se réveillerait.
Heureusement qu’elle traînait devant la porte de la salle de soin, car elle entendit un cri provenir de l’intérieur, c’était bien la voix de Jess, entrant en trombe elle le vit étalé sur le sol se tenant la mâchoire, relevant enfin la tête se tenait Achille qui s’efforçait d’enlever la perfusion qu’il avait dans le bras, apparemment les deux hommes ne l’avaient pas vu entrer, trop absorbé. Jess déclara ensuite :


Je suis médecin. Vous êtes en sécurité, ici ! Vos amis ne sont pas loin. Nous sommes des amis, personne ne vous veut de mal.

Le bel apollon fut désolé d’avoir collé un pin bien sentit au toubib, puis il demanda ou se trouvait ses amis, c’est à ce moment là que Julie déclara :

Ne vous inquiétez pas, Achille, nous sommes tous présents, les autres se trouvent dans la pièce à côté, ils vont sans doute nous rejoindre….. J’espère que vous vous souvenez de moi ? Julie…..

Le bel ange se dirigea vers le toubib et lui dit qu’il ne devait pas avoir peur de lui et ajouta :

Et maintenant si vous voulez bien, je voudrais pouvoir me vêtir et retrouver Louis et Richard. Il ne leur est arrivé aucun mal, j'espère?

Non aucun mal, rassurez-vous, je tombe peut-être mal ?

Julie avait vu que le « jeune » homme n’était vêtu que d’un drap, le rouge lui monta soudain aux joues et elle se sentit mal d’un coup. Son cœur battait violemment, son pouls s’accélérait et une chaleur incandescente s’installa dans le bas de ses reins. Etait-ce la nouvelle maladie qui sévissait sur leur île qui lui faisait ça, ou bien la présence de ce dieu Grec à demi nu ?
Elle pencherait plus sur la seconde hypothèse, essayant de reprendre contenance, elle s’approcha de lui avec un grand sourire, lui caressa doucement la joue en disant :


Je vois que vous allez beaucoup mieux…… Je vais chercher les autres…..

Mais avant qu’elle ait put finir sa phrase la porte s’ouvrit sur plusieurs personnes, quelques uns furent surpris d’apercevoir Julie et Achille dans cette position.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *



Avocate à la cour
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Miranda Fairchild
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MessageSujet: Re: Rien n'est simple...   Ven 15 Mai - 12:35

La veille avait été une journée chargée de sursauts et émotions. Dinosaure et hommes jaillis du passé. De quoi vous mettre les idées un peu de travers. Miranda n'essayait pas de comprendre, elle se laissait aller au creux de cette fantaisie délirante, rassurée par la protectrice présence de son héros personnel.

Elle avait passé une nuit, en tout confort, surtout quand Sebastien l'avait rejointe après son tour de garde. Au petit matin, retour à la réalité. Le roi, tout émoustillé, était venu tirer Darken de son sommeil en disant avoir trouvé quelque chose d'insolite. Pas de quoi s'étonner...l'étrange et le bizarre, ça faisait son jour le jour depuis un certain temps!

Une plaque ascenseur! À croire qu'il y en avait partout dans ce coin. En tout cas celle ci leur arrangea singulièrement la vie...surtout celle du pauvre Achille qui continuait out depuis la veille. On embarqua corps et biens et en un rien de temps, ils se retrouvaient non loin du village.

Première escale dans ce retour glorieux, fut chez le toubib du coin, qui passa ipso facto à s'occuper du prince grec, toujours mal en point. Miranda ne laissa pas de remarquer que Miss Lousiane restait en retrait du groupe, attentive à ce qui se passait dans le cabinet de Jess.

Ne t'en fais pas, Julie...il va se remettre.

Un boucan de tous les diables brisa la paix apparente. Julie se rua à l'intérieur du cabinet, prête, dirait on, à défendre Achille de ses propres mains, si besoin. Évidemment ce n'était pas le cas...deux minutes plus tard, tous déboulèrent par la porte.

Le spectacle était des plus édifiants. Jess semblait avoir subi les foudres du grec qui, pour les effets, récupéré esprits et bons réflexes, se tenait debout au milieu de la pièce, vêtu à peine d'un drap souillé de sang, l'air passablement hors de lui alors que la douce Julie...caressait sa joue pour l'apaiser.

Miranda soupira et seule la présence de son chéri, deux pas en arrière, la retint d'aller prendre part à cette réconfortante session de câlins.

Hey, Achille...super que tu sois sur pied!

Un petit regard aux débris de la perfusion qui jonchaient le sol et à Jess qui essayait de remettre sa mâchoire en place, suffit pour informer les nouveaux arrivants sur la scène qui avait dû se jouer là. Pas de doute, le grec avait récupéré la conscience pour se retrouver dans un milieu inconnu, avec une aiguille piquée au bras...qu'avait il pensé?

*Ben la même chose que moi en me réveillant chez les extraterrestres!...Pauvre prince!*

Se disant qu'il était inutile de lui demander de se coucher de nouveau, Miss Fairchild obtempéra au désir du jeune homme et alla chercher des vêtements pour lui. C'est vrai qu'il se voyait diablement sexy avec ce drap mis à la diable mais il n'était pas question de le laisser aller par là en cette tenue si suggestive...ça ne manquerait pas de déclencher une vague d'hystérie collective chez les femmes du village.

Je crois qu'il serait plus rassuré si vous allez auprès de lui, Majesté et vous aussi Sir Richard!

Tant pis si Julie devait céder sa place, Achille n'était sûrement pas encore en état d'être séduit. Il y aurait largement le temps pour ça. Miranda se mit en quête des vêtements du grec et finit par dénicher, dans les bagages des illustres, une tunique censée de lui appartenir.

*Hum...ça devrait faire l'affaire tant qu'il reste là...veux pas voir ce que ça va causer là dehors.*

Il faudrait sacrifier quelques diamants pour vêtir décemment le prince des Myrmidons et le roi, en passant...il se voyait définitivement trop comique dans son habit d'époque. Dieu merci Sir Richard, homme pratique, avait opté pour une tenue plus neutre et ne dépareillait en rien.

Elle fit part de ses idées à Seb qui ne fut pas tout à fait ravi de la voir si dévouée à la cause. Il aurait préféré la savoir installée dans leur bungalow, loin des dangers et de l'athlète blond.


Ne me dis pas que tu es jaloux?

Question idiote, n'importe quel homme doté de bons sens se serait fait de la bile avec un concurrent semblable en lice. Elle sourit, mutine et se chargea de le rassurer avec un baiser qui ne laissait aucun doute sur la teneur de ses sentiments.

Et maintenant, faut penser où les loger. Espérons de Le Gollec ne fera pas des histoires...au fait, Jess a dit que ça fait deux jours qu'on ne sait rien de lui...qui sait? Il aura peut être trouvé le chemin vers la 5ème dimension...Tant pis. Je vais demander à Julie de m'accompagner au Champignon...Ne fais pas cette tête, mon chéri, combien de fois dans la vie a t'on l'opportunité de rendre service au Roi Soleil, au héros de Troie et à qui a découvert les sources du Nil?

Fallait admettre que le raisonnement était d'une logique simple et irréfutable. De toutes façons, elle avait déjà sa petite idée en tête et rien ni personne ne l'en ferait départir...
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Sebastien Darken
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MessageSujet: Re: Rien n'est simple...   Sam 16 Mai - 11:52

Ramener Achille au village ne se fit pas sans mal. Miranda et Julie en tête, ils formèrent un singulier cortège en remorquant Un Achille qui avait repris un poil de conscience en entendant le ressac de la mer. Cela n’avait pas duré, hélas ! Louis, de par sa petite taille, fut exempté de la corvée de halage, le veinard ! Darken suait et soufflait mieux qu’un phoque en supportant difficilement le poids du héros grec.

*Richard joue au crâneur ; il souffre autant que moi*


Ces pensées le réconfortaient mais ce fut très soulagé qu’il aperçut Owen en chemin :

Par ici ! Nous avons besoin d’aide ! cria-t-il.

L’appel ne demeura pas vain, Jess se précipita à leur rencontre. Bien sûr, il posa des questions ; Seb préféra ne pas trop s’étendre sur le sujet. Achille enfin installé sur un lit du chalet, un peu pantelant après cet effort matinal, le milliardaire accueillit avec joie d’aller visiter le frigidaire avant le maire.

Faites attention, c’est fort, prévint-il les illustres en leur tendant un gobelet en plastique empli d’une rasade d’alcool.

Le fanfaron de service (devinez qui ?) avala d’un trait et passa par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Richard dut lui frapper le dos pour calmer sa toux. Cet épisode sembla agacer le médecin qui les expédia dehors.
« Verres » en main, ils s’agglutinèrent à quelque distance du chalet.


Votre arrivée va déclencher une vague *un tsunami* de curiosité. Je ne sais pas du tout comment leur faire admettre que…

Il n’eut pas le temps de poursuivre. Un boucan formidable retentit depuis l’intérieur. Julie n’avait que la porte à franchir ; elle s’y rua. Interloqués, les autres s’entreregardèrent avant de lui emboîter le pas :

* Le taureau rue dans les brancards*

Effectivement, il s’était passé du vilain. Une bosse de la taille d’un œuf de pigeon ornait le menton d’Owen tandis que, telle une statue antique, Achille couvert d’un drap sanglant était planté près d’une Miss Lousiane très attentive :

*Peuh ! Amadouer l’animal avec une caresse ? Si l’étalon est rétif, gare à la ruade*

Sa douce lui parut anormalement attendrie. Elle eut néanmoins une excellente idée :

Je crois qu'il serait plus rassuré si vous allez auprès de lui, Majesté et vous aussi Sir Richard!

La tête d’Owen valait de l’or ; il eut été préférable qu’elle vaille des diamants car avant peu on devrait vêtir et loger les trois nouveaux.
En attendant, Miranda dénicha dans le sac d’Achille de quoi le vêtir dignement. C’était plus fort que lui, Darken détestait voir qu’elle s’occupe de quelqu’un d’autre que lui.


Ne me dis pas que tu es jaloux?

*ça te plairait trop !* Je suis méfiant, c’est tout, grogna-t-il.

Le baiser reçu le calma à peine.

C’est pas tout ça. Achille je suis heureux que tu ailles mieux. On vous laisse vous expliquer, nous, nous allons au rapport chez le maire.

Fermement, il empoigna la main de son aimée et l’entraîna dehors. Il ne pipa pas un mot, trop tourmenté pour se rendre compte qu’il courait presque et que Miranda peinait à sa suite.
Le chalet principal les reçut… mais point de maire en vue. Un employé balayait la salle de réunion où quelques sièges avaient refait leur apparition. Interrogé, le jeune homme aux cheveux bruns haussa les épaules, prétendant que le « chef » du village n’avait pas reparu.


C’est une catastrophe ! s’étrangla Darken. Nous devons impérativement nous élire un dirigeant ou ce sera la pagaille en moins de deux !
Y a-t-il moyen d’avertir rapidement la population ?


L’autre rigola comme si Seb débarquait de Pontoise. Il lui signifia qu’une photocopieuse manuelle existait et la lui montra dans une pièce adjacente en lui expliquant le fonctionnement.

Ma chérie, nous devons nous y mettre. On va rédiger un texte à placarder partout sur les lieux les plus fréquentés.

La rédaction prit du temps. Les deux nuls se chamaillaient sur les mots à transcrire. Enfin ils tombèrent d’accord. Une belle affichette naquit, suivie d’une dizaine d’autres. Toutes indiquaient :

Avis à la population : de nouveaux résidents sont arrivés. Rendez-vous au coucher du soleil à la salle de réunions.
Ordre du jour : 1) présentation des nouveaux
2) élection d’un nouveau maire
3) décisions sur les mesures à prendre

Ps : amenez votre chaise
.


Ravis de leur production, les tourtereaux convainquirent le balayeur de jouer au crieur public. Vannés mais l’œil malicieux, ils se comprirent :

Le dernier arrivé au pavillon aura un gage !


En riant, ils galopèrent jusque chez eux. Darken s’étala( volontairement ?) sur la pelouse ; Miranda gagna.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Rien n'est simple...   Sam 16 Mai - 18:32

Wow ! Franchement, Louis ne se plaindrait pas de sa décision d’avoir choisi Darken pour lui montrer sa trouvaille. D’ailleurs, tous le félicitèrent ce qui l’enchanta. Il ne disait rien mais l’état d’Achille le préoccupait beaucoup plus que son apparente insouciance ne le démontrait. Ces gens « différents » affirmaient pouvoir le soigner dans leur village ; il les croyait et aurait invoqué Ciel et Enfer au besoin pour y parvenir.
La « remontée » fut sans douleur. Les belles étrangères ouvrirent le chemin et, pour une fois, Louis estima sa taille bénie des dieux puisqu’elle lui évitait un gros effort dans le remorquage du héros abattu.
Trottinant en arrière, le roi savoura les senteurs de l’endroit. Plus verdoyants, aérés, ces lieux inconnus lui plaisaient. Les coquettes habitations étaient bien étranges en comparaison aux masures de son peuple ou aux palais habituels… Qu’importe.
A l’orée du village, ils croisèrent un autochtone que Sébastien appela à la rescousse. Comprenant qu’il s’agissait du médecin, Louis fronça les sourcils :


*Un médecin, ça ? Où sont perruque, toge et chapeau ?*


Le bâtiment où ils entrèrent était fascinant. De sa vie, jamais il n’avait vu un tel assemblage de meubles et de matières bizarres. La Salpêtrière qu’il fit construire n’avait rien de commun avec cela.
Il fallut donner quelques détails au « génie » local pour justifier l’état du Grec. A première vue, le médecin connaissait son affaire et Louis jugea Achille entre de bonnes mains, aussi se détendit-il ; d’autant qu’on les conviait aux rafraîchissements.
D’une armoire singulière où une lumière brilla dès la porte ouverte, Darken sortit une bouteille de liquide ambré. Il la déversa dans des godets dont la matière intrigua le monarque. C’était fin, souple mais résistant. À jouer avec, il faillit renverser le contenu que Seb précisa comme étant fort.


*Il nous prend pour qui ? Des jouvencelles ?*


Hop ! Il enfila le « verre » derrière son jabot de dentelles. Pire que le « Nectar » fabriqué par Burton, ce truc répandit le feu de la bouche aux entrailles. Des tapes dans le dos et une gorgée d’eau plus tard, Louis put s’essuyer les yeux, un peu honteux.
Le médecin avait besoin de calme, il remballa tout le monde. Louis, la vision légèrement trouble, suivit Richard au dehors. L’effet du breuvage était assez cocasse. Du vin, Dieu sait si son palais en avait savouré. Cette fois… il chaloupait pour de bon. Personne ne remarqua son ivresse car tous furent contraints de rentrer à l’hospice. Pour un peu, il aurait éclaté de rire en voyant son ami entortillé dans un drap face à un docteur mitigé et une Miss Lousiane aux petits soins. Pas la peine que Fairchild les appelle près de l’athlète, Louis tituba jusqu’à lui. Donnant l’accolade au Grec, il dit :


Bon retour parmi nous ! Tu nous as flanqué la frousse, tu sais. T’en fais pas, ils sont sympas. Tu devrais goûter leur biscuit, c’est divin !

Sans la poigne d’Achille, il serait tombé. Ce que racontaient les autres lui parvint à travers une sorte de brouillard très agréable. Qui le coucha ? Il n’en sut rien. Etreignant l’oreiller, il murmura :

Bonne nuit Françoise.
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Rien n'est simple...   Dim 17 Mai - 16:07

Louis n’en ratait pas une ! Ne voilà-t-il pas qu’il était ivre d’avoir vidé d’un trait le whisky offert par Darken ? Sans son bon sens, Richard l’aurait sonné d’un poing ferme. Pour un peu, le roi aurait dénudé Achille devant tous. Déjà que la douce Julie qui n’avait pas besoin de ça pour papillonner des cils…

Sire, c’est le coucher du roi ! Nous sommes tous là pour veiller sur votre repos.

Ces paroles lénifiantes permirent à Burton de fourrer Louis sous un drap ; bon débarras. Le médecin tirait une drôle de tête. Outre le gnon reçu d’Achille, il semblait en proie à une crise de conscience. Il était temps que les compétences d’ambassadeurs de Burton entrent en scène. Décidé mais diplomate, il attaqua doucement :

Asseyez-vous, je vous prie. Je sais que la situation est pour le moins extraordinaire. Je suppose que notre grand ami enfin debout s’est présenté. Oui, il est le vrai, l’unique Achille de Troie. Celui que j’ai couché n’est rien de moins que Louis XIVème du nom. Je suis, très modestement, Sir Richard Francis Burton. Vos amis nous ont sauvé la vie alors que nous étions coincés par un dinosaure.

La tête d’Owen s’allongeait de plus en plus, c’est avec plaisir qu’il s’affala sur un siège.

Je vous raconterai les détails de nos aventures plus tard. Pour l’heure, indiquez-nous un moyen pour nous nourrir et nous loger. Nous ne souhaitons créer d’embrouille à quiconque.

Richard se gratta la tête, Jess aussi. Pas difficile d’imaginer ce que ressentait le médecin.
Il s’avéra que des pavillons étaient libres, les occupants ayant été emportés par la « maladie » que survola le médecin. Nourrir les historiques leur demanderait des efforts à la mine ; Richard haussa les épaules, travailler de ses mains ne l’avait jamais rebuté. Owen les convia à visiter les installations. Darken et Miranda s’étant éclipsés, on laissa Louis à la garde de Julie. Rigolant dans sa barbe de plusieurs jours, Richard ne douta pas un instant des motifs du renfrognement de la jeune femme à l’obligation de veiller sur le roi.
La découverte des commodités du pavillon enchanta Burton qui voulut tout connaître dans les détails. Douche, bain, cuisine, l’émerveillèrent :


Le génie humain n’a pas de limite !

Une question importante était à régler : chacun chez soi ou tous ensembles ?
Achille laissa Burton trancher :


On se contentera de partager ce… cette habitation. Le temps de nous familiariser avec vos usages. Nous verrons plus tard.

Etait-ce une idée ou Owen disparut-il comme soulagé ? L’armoire froide intéressait beaucoup Richard. Il y avait eu plusieurs tentatives à son époque pour conserver les aliments par ce système. Le voir réalité le sciait. Un compartiment était une vraie glacière. Ce qu’il contenait était dur et froid. Le médecin ayant montré le fonctionnement d’un autre engin, Richard hésita à utiliser ce micro-onde inconnu.

On a une belle cheminée, de quoi faire du feu… on ne va pas s’embarrasser pour ça. Occupe-t-en Achille. Je vais me doucher.

Une douche, une vraie, une bonne ! Il lui sembla que cela faisait des siècles qu’il n’y avait pas eu droit. Bien sûr il chipota avec le mitigeur novateur mais ces hésitations aboutirent à un bonheur total. Peu de linge de rechange, hélas. Il se ceignit les reins d’une serviette et rejoignit le Grec aux prises avec la tambouille.


Je prends le relai. Va te rafraîchir aussi. Je vais me plaire ici.

Assis en tailleur devant l’âtre avivé, il surveilla la décongélation du poulet prélevé au congélateur. C’était bizarre que malgré la chaleur de cette cheminée, la pièce demeurait fraîche.
Peu après, Achille réapparu dans le même appareil que lui. Les pansements appliqués par Owen avaient disparu ; Richard s’inquièta :


Tu devrais retourner chez le médecin désinfecter tes plaies. Ses soins ont été efficaces ; on peut lui faire confiance, je crois
.

Pensif, soudain, Richard se perdit dans la contemplation des flammes. Son esprit logique prévoyait des embrouilles. Cette communauté, aux dire de Darken, était bien rodée depuis un an. L’apparition de gens déclarés morts depuis des siècles ne serait pas gobée facilement.
Soupir… Le poulet étant assez ramolli, Richard l’embrocha et le soumit au feu.
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Jess Owen
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MessageSujet: Re: Rien n'est simple...   Lun 18 Mai - 20:38

Si une chaise ne l’avait pas accueilli, Jess serait tombé par terre de saisissement. Déjà que l’athlète l’avait scié avec sa présentation fracassante, voilà que le brun en ajoutait. Au départ il avait cru le costaud comme un illuminé peu commode et vu le poing reçu, il s’était abstenu d’éclater de rire. Là, à moins d’une folie collective, d’un plan sordide pour leur faire gober l’impensable… Il lui fallut du temps pour encaisser ces présentations inimaginable. Louis XIV ronflait-il vraiment à deux pas ?

Je vous raconterai les détails de nos aventures plus tard. Pour l’heure, indiquez-nous un moyen pour nous nourrir et nous loger. Nous ne souhaitons créer d’embrouille à quiconque.

*D’embrouille ??? ça va créer un cataclysme… si c’est vrai.*


Franchement, il préférait ne pas y penser. Les questions de Burton lui donnèrent une échappatoire inespérée.


Pour manger, vous devrez piocher des diamants à offrir au Champignon. Au début, il donnait tout puis il a repris ses cadeaux. Mais plusieurs pavillons se sont libérés… Euh… leur garde-manger doit encore être fourni, et de l’électricité les alimente… euh… leur donne l’énergie pour fonctionner.


Pas besoin d’entrer dans des détails que ces « illustres » ne pigeraient pas s’ils étaient ce qu’ils prétendaient ce dont Owen doutait toujours.
S’aérer un peu lui fit le plus grand bien. Il confia la garde des lieux et du « monarque » à Julie tandis qu’il guidait les deux autres vers la maison abandonnée fraîchement.
La porte céda à la première poussée. Le médecin, transformé en promoteur immobilier vanta les commodités :


Ici, le salon. La cheminée ouverte est plus factice qu’autre chose, il fait tellement bon dans cette contrée que peu l’utilisent sauf par nostalgie. Là, c’est la cuisine. Tout y marche à l’électricité… pour autant que le Champignon vous l’accorde. On allume en tournant comme ça ; on éteint ainsi. Le frigidaire est contre ce mur. Un freezer y est adjoint. Pour la décongélation, utilisez le micro-onde. C’est plus rapide. Il y a un bouquin d’instructions dans le tiroir en dessous.

Le toubib montra la salle de bains et les chambres. Par bonheur, les nouveaux déclarèrent vouloir loger ensembles.

Je… Je vous laisse vous installer. Je… Je ne suis pas loin si vous avez besoin de moi.

Il vola plus que ne courut rejoindre Miss Lousiane au chalet médical. Tremblant, il se servit un whisky qu’il avala d’un trait, histoire de se remettre de ses émotions.

Je prends le relais, Julie. Allez vous reposer. Je… Ils mentent, non ?


Ses espoirs furent déçus devant la mine de la jeune femme.
Isolé à nouveau, son « patient » n’ayant besoin que de cuver sagement, Jess donna libre court à ses réflexions personnelles :


C’est de la folie pure ! Comment une telle chose pourrait-elle être possible ? Des gens morts depuis des siècles qui reviennent frais comme des gardons ? Non, non, NOOOON !


Cartésien jusqu’au bout des ongles, son esprit réfutait violemment ces faits. On essayait de le mettre en couleur. Le but de ces gens… ? Quoi ? Se faire servir sur un plateau d’argent sous prétexte de leur « grandeur » ? Ils ne brillaient pas beaucoup pour des illustres.
Insaisissable, insinuante et très contrariante, une idée persistait :


*C’est vrai ! Je le sens, je le sais ! *

Des extraits du journal le hantaient. On y parlait de dinosaure… Ces gens en avaient rencontré un… Se pourrait-il que ? Questions, questions !!! Owen pesta d’avoir renvoyé Julie. Elle aurait pu l’éclairer mais il devait d’abord y penser seul. Maintenant, il regrettait. Et Océana… que penserait-elle de tout ça ?
Piteux, il s’approcha de la couche de Louis. Il examina le bel endormi qui souriait aux anges enserrant son oreiller.


*Le roi soleil ? Difficile à admettre… *

S’enfilant un autre verre, Owen veilla.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

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Julie Lousiane
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MessageSujet: Re: Rien n'est simple...   Mar 19 Mai - 19:17

Miranda alla chercher des vêtements pour Achille dans le sac qu’il transportait avec lui, Julie s’écarta du colosse Grec pour le laisser discuter avec ses amis, regardant la scène de loin elle vit le roi soleil s’effondrer presque sur le sol si la poigne d’Achille ne l’avait pas aidé. Le monarque avait beaucoup trop bu, et fut rattrapé par Richard qui le coucha sur un des lits présents dans la pièce. Miranda et Seb s’étaient éclipsés, et le roi dormait du sommeil du juste, ce fut à cet instant que Jess demanda à Julie de garder un œil sur le XIVème pendant qu’il allait avec les deux autres illustres monter leur nouveau logis.
C’est clair que la jeune avocate n’avait pas prévu de se retrouver seule en compagnie d’un roi endormit, mais elle acquiesça d’un signe de tête pour ne pas froisser le toubib et les deux autres hommes, qu’elle regarda franchirent la porte sans même un regard vers elle.
Un peu vexée de ne pas pouvoir accompagner Achille et lui expliquer les installations moderne, elle s’installa sur une chaise en repensant à l’aventure incroyable qu’elle venait de vivre. Si un jour on lui avait dit qu’elle croiserait un dinosaure, qu’elle en aurait même mangée, qu’elle aurait rencontré des personnes décédés depuis des lustres, elle aurait prit cette personne comme une illuminée….. Enfin de toute façon, depuis son arrivée sur cette île elle avait des choses bizarres alors pourquoi des morts revenus à la vie, Achille était très séduisant encore plus que sur les gravures qu’elle avait vu de lui dans les livres d’histoires et si il était vraiment en vie elle se ferait une joie de le vérifier par elle-même…..

Rêvassant au beau Grec , elle n’entendit pas Jess revenir dans la pièce, il lui dit :

Je prends le relais, Julie. Allez vous reposer. Je… Ils mentent, non ?


Je sais que c’est difficile à croire, mais c’est bien vrai essayez de ne pas trop y penser, ce n’est pas la peine, même eux ne savent pas pourquoi ils se trouvent ici et pourquoi ils ne sont pas morts.

Saluant le médecin, Julie sortit de la pièce pour rejoindre enfin sa demeure, et se reposer un peu, la journée avait été éprouvante et demain, il fallait trouver une solution pour faire accepter aux autres habitants la présence dans le village de trois personnages historique.
Des petits piaillements attirèrent l’attention de la jeune femme, sortant de ses sombres pensées, elle vit Achille se diriger vers elle suivit de près d’un petit groupe de femmes curieuses.
Arrivée à la hauteur du jeune homme, l’avocate le prit par le bras dans un geste de possession pour montrer à ces femmes qu’il n’était pas disponible…. Attendant qu’elles s’éloignent, Julie déclara :


Comment te sens-tu ? Si tu as besoin de quoi que soit n’hésite pas à venir me voir…… Je me ferai un plaisir de t’aider…..
*Et de masser tes muscles douloureux…*


Elle lui montra ensuite du doigt l’endroit où elle vivait, une petite maison juste en face d’eux, pour qu’il sache où la trouver. Une idée lui vint ensuite à l’esprit :


Je sais que se retrouver ici, dans cet endroit beaucoup trop moderne pour toi, ne dois pas être facile, mais tu verra les gens sont très gentil et sympathique. Au fait si tu va chercher le roi, il dort toujours, je pense qu’il n’abusera pas de si tôt de l’alcool….


Un grand sourire s’afficha sur le visage de la jeune femme et ses yeux pétillèrent, ça faisait vraiment longtemps qu’elle n’avait pas sourit ainsi, le beau Grec allait se rendre compte que si il se promenait dans cette tunique au milieu du village toutes les célibataires lui tourneraient autour et qu’il ne pourrait pas faire un geste sans être harcelé. Lâchant le bras du jeune homme, Julie se contenta de dire :

Je vais rentrer me reposer, et si tu as des questions je serai là pour y répondre….. On se verra demain matin, bonne nuit Achille….


Allait-elle oser lui faire une bise sur la joue ? Où allait-elle s’en aller comme ça ?

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *



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Achille, héros de Troie
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MessageSujet: Re: Rien n'est simple...   Mer 20 Mai - 17:10

À un détail près on aurait pu dire que la journée commençait bien. Bien sûr, l'éveil avait été un peu bizarre mais Achille se remettait vite des impressions, on ne pouvait pas dire la même chose de celui qui se disait médecin. Celui là il semblait encore passablement sonné...on ne savait si par le coup ou par sa présentation.

Achille commençait à admettre qu'être mort depuis des siècles pouvait entrainer quelques pépins. D'abord on avait un mal fou à se situer dans le temps et l'espace puis les autres faisaient des histoires de fin de monde quand il déclinait son identité...et encore, il avait un certain mal à comprendre certaines choses.
Comme par exemple, l'attitude de cette jeune femme qui lui flattait la joue comme à un gamin boudeur...il boudait? Non. Il en était presque sûr. Un peu arrogant sur les bords, mais rien de trop grave. Jamais de la vie, une femme, à part sa mère, ne se serait permis un geste semblable.

*Autres temps, autres mœurs!*

Tant qu'à faire faudrait se plier aux exigences de cette époque étrange et en plus, cet attouchement n'était pas pour trop lui déplaire. L'arrivée en fanfare d'un Louis passablement éméché mit fin aux contacts préliminaires avec les temps modernes. Seul un sacré coup de chance et un bon réflexe évita de se trouver dépouillé de son drap. Pas qu'il fut particulièrement pudique...mais pour le moment c'était mieux de maintenir un profil bas.

Le Quatorzième du nom mis au lit par un Richard assez agacé, on put parler affaires. La charmante créature nommée Miranda lui ayant apporté sa tunique, il put s'habiller correctement ,à son humble avis de grec antique et paumé, pour suivre le doc et Richard vers ce qui serait leur nouvelle résidence. Loulou restait aux bons soins de...faudrait demander son nom!

Un regard aux alentours l'informa que les habitations modernes n'avaient rien à voir avec des palais mais semblaient solides et suffisantes pour les protéger des inclémences du temps, au cas d'en avoir. Pour le moment, le soleil brillait, le ciel était d'un bleu incomparable et l'air chaud, était chargé de senteurs marines. Pas de quoi se plaindre.
Sans être trop méfiant, Achille restait sur ses gardes et observait, mine de rien, tout ce qui se passait par là. Chemin faisant ils croisèrent quelques habitants du bled, la plupart des femmes...qui ne se gênèrent pas le moins du monde pour le regarder à souhait, des pieds à la tête et en sens inverse. Pas foncièrement timide mais peu habitué à être jaugé comme proie de guerre, il pressa la pas et fut soulagé d'arriver à bon port.

L'intérieur de la demeure que le docteur leur fit parcourir en deux temps trois mouvements le laissa perplexe. Les choses avaient drôlement changé depuis son temps, pas à dire. Le toubib donna des explications à Richard, le jugeant, lui, sûrement incapable de piger la moindre des choses, il n'avait pas tort mais cela piqua son amour propre.
Restés enfin seuls, il put défouler ses doutes.


Ils sont un peu étranges, dans le coin. Les femmes me lorgnent comme si j'étais une bête rare.

Richard se contenta d'un petit rire amusé mais ne dit rien, trop occupé à explorer les merveilles, selon lui, de leur nouveau domaine. Très utile ce machin qui conservait les aliments au frais...en fait un peu plus que ça, comme put le constater Achille quand il eut à s'occuper d'un poulet plus dur qu'une pierre. Suivant les sages instruction de l'explorateur, qui semblait en savoir plus long que lui, il se mit en devoir de ramollir le volatile sur le feu de la cheminée. Vaillante occupation pour un guerrier!

Quand Richard prit le relais pour s'occuper du repas et lui conseilla d'aller se rafraichir, Achille obtempéra sans s'imaginer ce qui l'attendait. La salle d'eaux était un mystère obscur et insondable pour un guerrier antique. Il dut faire jouer son imagination pour s'en sortir. Son ami anglais lui avait donné des explications assez succinctes sur l'emploi de chaque chose là présente mais de là à savoir s'y prendre... La douche lui posa maints problèmes. Faisant jouer les manettes, il eut droit à de l'eau glacée puis à de la bouillante pour enfin, force jurons et autres exercices verbaux, parvenir à un résultat décent.

Ils mangèrent en tout calme, contents de se trouver enfin en milieu civilisé. Dans une habitation propre et sans risque d'être attaqués par quelque bestiole sortie tout droit du royaume d'Hadès.

Je crois que je vais aller récupérer Louis. Manque qu'il se réveille et fiche tout en l'air...on sait de quoi il est capable.

Même sous torture il n'aurait avoué se faire de la bile pour ce roi si enclin à s'attirer des ennuis. Il préférait le garder à l'œil, question de pouvoir intervenir à temps pour le tirer d'affaire.

Faute de mieux, il remit sa tunique et quitta le bungalow. Il n'avait pas fait vingt mètres que le manège de quelques heures plus tôt se répéta. Feignant ignorer les trois filles qui le suivaient en gloussant comme des poules, il pressa le pas.

*Elles ne vont pas ma sauter dessus quand même!*

Il ne voulait pas rester là jusqu'à savoir quelles étaient leurs intentions. C'est alors qu'il vit la jeune femme de chez le docteur. Elle se dirigea tout droit vers lui et après avoir jeté un regard peu amène à ses poursuiveuses, passa, possessive, son bras sous le sien.

Comment te sens-tu ? Si tu as besoin de quoi que soit n’hésite pas à venir me voir... Je me ferai un plaisir de t’aider…

Il se força à sourire poliment avant de se remettre en en route. La belle toujours accrochée à son bras.

Euh...bien. Je me sens très bien. Aide? Euh...je en crois pas en arriver là, suis un type assez débrouillard, tout de même.

Il ne doutait pas un instant qu'elle se ferait un plaisir de l'aider, son regard était tout un poème, invitant et caressant à la fois. Elle désigna même sa maison, pour qu'il sache exactement où la trouver.

*Sûr...au premier bobo, je tape à ta porte!*

Mais elle était pleine de prévoyance et compréhension et sa manœuvre avait au moins éloigné les poules jacasses.

Je sais que se retrouver ici, dans cet endroit beaucoup trop moderne pour toi, ne dois pas être facile, mais tu verra les gens sont très gentil et sympathique. Au fait si tu va chercher le roi, il dort toujours, je pense qu’il n’abusera pas de si tôt de l’alcool…

Ce n'est pas difficile non plus, je m'adapterai...pas de souci. Les gens du coin semblent tranquilles, c'est déjà ça.

Façon de dire et s'ils ne l'étaient pas, pas question d'en faire un plat, je les calme sans problèmes. Louis ronflait toujours? Pas de souci non plus...

Je le ramène chez nous. S'il se réveille là, il fera n'importe quelle bêtise et je sais de quoi je parle, crois moi...c'est un expert!

Quel sourire! Antique ou pas, Achille pouvait quand même se rendre compte quand une femme lui faisait du charme, même si les mœurs locales le déboussolaient un peu...

Je vais rentrer me reposer, et si tu as des questions je serai là pour y répondre… On se verra demain matin, bonne nuit Achille.

De cela, pas le moindre des doutes.

Bonne nuit?...Il est encore tôt si j'en juge au soleil, qui ne s'est pas encore couché mais si...tu es si fatiguée, rien de mieux qu'un bon repos...même s'il faut en croire à ce que dit cette affiche, là, derrière toi...ce soir, il y aura une réunion pour nous présenter au village.

Il désignait la pancarte clouée à un arbre, à deux pas d'où ils se trouvaient:

"Avis à la population : de nouveaux résidents sont arrivés. Rendez-vous au coucher du soleil à la salle de réunions.
Ordre du jour : 1) présentation des nouveaux
2) élection d’un nouveau maire
3) décisions sur les mesures à prendre

Ps : amenez votre chaise. "

On dirait qu'il y a du pain sur la planche. Faudra convaincre ce petit monde qu'on a pas l'intention de les égorger pendant la nuit. Tu viendras? C'est rassurant de voir des têtes connues.

Même des inconnus hostiles ne lui posaient aucun problème, il aurait vu pire dans le passé mais cela sembla beaucoup plaire à la jeune femme, qui ,ayant lâché son bras, ne semblait pourtant pas trop décidée à partir...

*Elle attend peut être que tu la mettes en travers ton épaule et l'emportes Zeus sait où...va savoir ce qu'elle sait des mœurs des guerriers antiques!*

Ni lui sur celles des femmes modernes. Inconvénient de taille. Guidé par son instinct, il leva la main et lui flatta gentiment la joue, comme elle l'avait fait plus tôt avec lui.

À plus tard...euh...Julie.

Bénie soit Athéna qui lui rafraichissait la mémoire! Avant que les choses ne se corsent, il s'éloigna au petit trot, ravi de voir que personne ne le suivait. Quelque chose au fond du regard de la jeune femme l'avait frappé...une certaine anxiété. Elle n'avait pas peur de lui, de ça il en était sûr...alors?

*Faut dire que pour un type de ton âge, t'es plutôt lent à la détente, toi!*

Mais enfin, il aurait le temps de s'occuper de cela plus tard. En le voyant entrer, le docteur bondit sur place.

Pas de souci, je viens chercher Louis...au fait, tout ce que vous m'aviez mis dessus est tombé avec l'eau...Richard semble se faire du souci, moi m'en porte pas plus mal et pense que ça ira largement comme ça....alors je vais emporter SA Majesté avant qu'il ne songe faire des dégâts.

Joignant le geste à la parole, il alla vers le dormeur qui rêvait à Héra sait quoi vu son sourire placide, le releva comme s'il se fut agi d'un enfant et sans aucune commisération, le mit en travers son épaule.

On le remettra d'aplomb pour la réunion de ce soir. Merci pour tout!

Si le Roi Soleil aurait été conscient, il l'aurait accablé de reproches et plaintes mais là, on ne l'entendit piper mot durant tout le trajet jusqu'au bungalow.

Il y a une réunion, ce soir, pour nous présenter à la ronde...faudra réveiller celui là! Au fait...faut amener sa chaise!

Richard ne fit aucun commentaire mais acquiesça. Achille rigolait comme un garnement en portant le pauvre Louis ,qui cuvait si bellement son whisky, pour le mettre sous la douche, dont il était passé maitre en manipulations de mitigeur...un jet d'eau glacée s'abattit sur le royal personnage qui ne manqua pas de réagir.

Le rire d'Achille et les hurlements furieux du Roi, rompirent le calme paisible de cette fin d'après midi...
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