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 Chez nous [fe Miranda]

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Sebastien Darken
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MessageSujet: Chez nous [fe Miranda]   Sam 17 Jan - 17:26

Le retour au village se passa sans encombre. Tous avaient remis leurs chaussures et le cœur gonflé d’allégresse à l’idée de retrouver le confort douillet des leurs installations, ils gambadèrent joyeusement jusqu’à la rue principale. Là, directement, Darken flaira une anomalie

*Il y avait une pompe à essence à cet endroit, je le jurerais*

Contrarié, il ne souffla mot à ses comparses, se dirigeant droit vers le pavillon des réunions du chef du village. Ils y entrèrent, leurs pas résonnant étrangement dans… le vide. Où étaient les bancs entourant l’estrade ? Seb eut beau tourner la tête en tout sens, il ne les vit pas, à croire qu’un grand coup de balai avait été donné.

Que s’est-il passé pendant notre absence ? murmura-t-il vaguement inquiet.

La réponse lui vint du chef apparu par une porte discrète.

Il s’est passé que le champignon est devenu fou ! Il reprend ce qu’il a donné.

Interrogation générale et… un peu de panique aussi.
Darken se lança rapidement dans le résumé de leur mission. Le chef semblait intéressé mais pas fou de joie. Il est vrai qu’il avait d’autres chats à fouetter. Les problèmes devaient se multiplier dans tous les quartiers d’habitation.
Le rapport effectué, ils furent remerciés et purent regagner leur logis. Darken, main dans la main avec Miranda, salua Alysson puis fonça vers le pavillon qui les abritait. Catastrophe ! Il était à moitié vide.
Sa chérie courut d’un côté, lui de l’autre. Chacun déplorant à haute voix les disparitions :


Mes clubs de golf ? Ma raquette et mes balles de tennis ? Tu vois mes slips de rechange ? Mince, plus de rasoir électrique d’ailleurs plus d’électricité non plus !

Il s’acharna comme un forcené sur le commutateur, en vain.

Il n’y a plus de jus !


Il sauta vers la cuisine où un désastre l’attendait. Le réfrigérateur, SON réfrigérateur brillait par son absence. Lui qui avait tant besoin d’une bière… Se ruant sur le bar dans le salon, il soupira d’aise en voyant ses bouteilles d’alcool bien alignées à leur place habituelle. Vite, il en prit une et téta à même le goulot une longue rasade.
Dans son dos il entendit la cavalcade et les plaintes de sa douce. Ils étaient fins !
Toujours la bouteille en main, Darken, épaules basses, alla vers le divan de cuir qu’il affectionnait afin de s’étendre et méditer.
Trois secondes après s’être allongé, il se retrouva sur le derrière. Le meuble avait fondu, disparu sans prévenir.


Mirandaaaaa !!!!!
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Miranda Fairchild
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MessageSujet: Re: Chez nous [fe Miranda]   Sam 24 Jan - 0:19

Retour à la civilisation...ou à ce qui lui ressemblait le plus, pour les effets! Miranda était trop contente comme pour arrêter son attention sur des détails moindres, rêvant déjà d'un bain parfumé, d'un bon repas et d'un lit confortable.

Tiens, le pavillons des réunions était vide...grand ménage? Ma foi, pourquoi pas...les gens ont des drôles d'idées parfois...elle n'avait qu'en faire ni envie de s'y attarder plus.

Mais voilà que son Sebastien chéri semblait inquiet, la suite ne ferait que lui donner raison...selon le chef du village le fameux champignon aurait été pris de folie subite...et le traitre leur reprenait ce qu'il leur avait donné...

Panique est un bien petit mot pour décrire ce que ressentit Miss Fairchild. Elle sentit ses jambes fléchir et son cœur s'arrêter...reprendre ses biens? Ceux qu'elle avait accumulé, avec tant de parcimonieuse ardeur, pour que son existence de naufragée retrouve tant soit un peu de dignité...ce n'était pas possible!!!

Quand enfin, M. Darken eut fini de débiter l'histoire de leurs aventures, Miranda était déjà sur le point de se mettre à trépigner comme une gosse enragée...mais était définitivement trop couarde comme pour affronter le malheur toute seule...alors, elle attendit qu'il se mette en chemin en la tenant de la main...devinant qu'il était à peu près aussi affolé qu'elle!

Et il y avait de quoi! À peine entrés dans le bungalow, l'étendue du désastre fut plus qu'évidente...désolante vision de vide...

Soudain prise de frénétique énergie, elle parcourut leur domaine...ou ce qu'il en restait...on ne tarda guère à écouter ses non moins frénétiques cris de rage et stupeur en découvrant sa garde robe réduite au strict minimum et encore c'était trop dire.

Elle hurla de rage en voyant la salle d'eaux dévastée mieux que par une tornade...plus de baignoire. Tenant lieu de douche: un tube minable. Encore heureux que la cuvette du WC soit encore en place ainsi que le lavabo...même si en les regardant bien, Miranda les découvrit dans un état lamentable.

Mon shampoing!!! Mes crèmes!!! Mon savon!!!!! Oh, non...mon éponge! Mes brosses à cheveux...

Retour à la chambre, elle allait d'instinct se jeter sur le lit, seulement pour découvrir...qu'il s'était enfumé, tout comme les rideaux aux fenêtres...et le ventilateur...restaient deux oreillers jetés dans un coin en compagnie d'un drap et une couverture...

Elle en pleurait de rage! S'arrachait presque les cheveux...vociférait comme un énergumène possédé par le démon.

Mirandaaaaa!!!!

Le hurlement de Sebastien la fit bondir vers le living où elle l'avait laissé...et le retrouva assis à même le sol, l'air éberlué. Il tenait une bouteille à la main, sans dire un mot elle alla vers lui, pas avec l'intention de s'enquérir sur ses problèmes...d'un geste féroce, elle lui arracha la bouteille des mains et en but une très longue rasade, dans le meilleur style des pirates des Caraïbes. Sans ciller!

Je vais démolir ce champignon!!! Je le hais!!!!

Mais bien entendu détruire encore plus n'arrangerait rien, en plus elle n'avait même plus la force de bouger. La surprise et la rage, la paralysaient presque...le pire fut quand la bouteille disparut de sa main...les privant de cette pauvre consolation.

Nouvelle séance de trépignements, serments de vengeance...elle frappa les murs nus, des pieds et des mains puis tout à coup se calma...s'essuya les larmes d'un revers de sa main sale et regarda Seb qui n'avait pas bougé de sa place, sûrement le jugeant plus prudent qu'essayer de la calmer.


Soit, il nous a pris nos affaires...alors il faudra aller lui demander ce qu'il veut pour nous les rendre! Parce qu'il doit bien vouloir quelque chose, ce fichu truc!?...On y va?

Elle lui adressa un regard, plein d'espoir, attendant sûrement qu'il la rassure. Un reniflement plus tard, Miranda opta pour s'asseoir à côté de lui.

On n'a même plus de lit...qu'est ce qu'on fait, hein?

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

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Sebastien Darken
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MessageSujet: Re: Chez nous [fe Miranda]   Mar 27 Jan - 21:10

Son cri avait ameuté Miranda comme il se devait. Il se sentait si désappointé, perdu, paumé, qu’un peu de réconfort serait le bienvenu. Or voilà que celui attendu ne venait pas. La jeune femme avait un air quasi hystérique. Elle osa lui chiper sa bouteille pour s’en enfiler une longue rasade avant de déclarer :

Je vais démolir ce champignon!!! Je le hais!!!!


Wow, qu’avait-elle perdu qui la mette dans cet état ? Il avait bien, vaguement, entendu des échos à propos de brosses et de shampoing mais il n’en avait pas tenu compte tant il était lui-même affolé. Puis la bouteille qu’elle tenait en main disparut à son tour. Darken en aurait pleuré.
La crise qu’elle piqua ensuite dépassait l’entendement. Elle se mit à trépigner sur place, frappa les murs, vociféra…


Calme-toi ma chérie ! bredouilla-t-il déboussolé par cette attitude.

Incapable d’émettre autre chose, il laissa la tempête s’apaiser.

Soit, il nous a pris nos affaires...alors il faudra aller lui demander ce qu'il veut pour nous les rendre! Parce qu'il doit bien vouloir quelque chose, ce fichu truc!?...On y va?

Tiens ? Voilà un aspect qu’il n’avait pas envisagé. Elle semblait encore plus désemparée que lui aussi lui adressa-t-il un petit geste l’invitant à le rejoindre sur le sol.
Dès qu’elle fut assise, il lui entoura tendrement les épaules.


On n'a même plus de lit...qu'est ce qu'on fait, hein?


Etrange question ! Darken, lui, regrettait la douche qu’il aurait voulu prendre depuis qu’ils étaient rentrés de cette fichue mission. Peut-être Miss Fairchild avait-elle envie de dormir ou de…

*C’est pas ça, idiot ! Elle s’inquiète sur l’avenir.*


Il y avait de quoi être effondré. Dans un moment, à ce rythme, ils devraient se fabriquer de quoi chasser pour se nourrir. Darken savait tirer du fusil, mais là…
Il la serra plus fortement contre lui.


On va aller voir ce truc et l’interroger sur tous les tons. Peut-être reviendra-t-il à la raison ?

Ne se faisant guère d’illusions quant aux résultats de leur démarche, Darken se releva entraînant Miranda à sa suite. On aurait dit deux chiens battus. Epaules basse, regardant leurs pieds, s’imaginant sûrement déjà sans chaussures, ils déambulèrent dans le village où toute activité paraissait suspendue. Plusieurs personnes, l’air hagard, traînaient ici ou là. Elles étaient plus nombreuses autour du champignon.
Eberlué, Darken en vit certaines se prosterner révérencieusement devant l’objet. Des chants de louange s’élevaient. On brûlait de l’encens, des gerbes de fleurs étaient déposées à la base de cette manne tarie.


Ils sont fous ! s’exclama Seb qui s’approcha d’un homme d’une quarantaine d’années, à l’embonpoint impressionnant.

Hey ! ça marche ou pas, ces méthodes ? demanda-t-il au spectateur.

Vu le signe négatif du chef d’autre, les « adorateurs » du champignon s’activaient pour rien.

Vous devriez essayer la manière forte, gronda Darken que tant de salamalecs à l’idole de pierre énervaient.

Tant pis si les autres s’offusquèrent de ses propos, il ne ménagea pas ses mots :


Saloperie de bidule à la noix, tu vas nous rendre tout de suite ce que tu nous as pris.


Vlan ! Mieux que sur un ballon de foot, sa bottine frappa un des supports du tablier. Darken hurla de douleurs en sautillant sur un pied, se tenant l’autre à deux mains dans une danse grotesque. Ses précieux Caterpillar s’étaient envolés juste au moment du shoot vengeur. Les orteils nus avaient rencontré méchamment la surface dure du champignon. La douleur était insoutenable, l’hilarité générale. Non seulement il avait mal mais les autres se moquaient de lui, en plus.

Mes chaussures ! Saleté ! Rends-moi mes chaussures, gueula l’ex-milliardaire toujours bondissant.

Soudain, le silence s’abattit sur cette scène désopilante. A cloche-pied, Sébastien ne se rendit pas compte de suite de ce qui se passait. Quand les élancements de ses orteils mutilés diminuèrent, il regarda enfin ce que tous les autres fixaient : une splendide paire de solides bottines était apparue devant lui. Un miracle ! Réjouis, Darken toisa la foule médusée :

Vous voyez que j’avais raison !

Ce en quoi il se trompait, ce fut Miranda qui lui souffla la vérité après qu’il ait dignement lacé ses chaussures
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Miranda Fairchild
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MessageSujet: Re: Chez nous [fe Miranda]   Mer 28 Jan - 13:16

Glorieuse entrée en scène! Malgré ces malheurs à répétition, Miranda ne put pas s'empêcher de rire comme une folle...le spectacle qu'offrait Sebastien Darken, hurlant comme un sioux et se tenant le pied valait un Oscar!

*Pauvre chéri...quel manque de pot si atroce...misérable truc qui fait disparaître...oups! tiens...un des cailloux qu'on a ramenés..il pourrait faire attention...*

Ses réflexions furent coupées court par l'apparition tout à fait inespérée d'une paire de bottines, d'allure solide...telles qu'il les aimait!

Vous voyez que j'avais raison!

Un murmure d'acceptation parcourait déjà la petite foule massée autour de l'engin fournisseur qui contrôlait si bellement leurs vies...surtout depuis un moment!

Miranda, elle, avait ses doutes à ce respect. Le champignon n'avait pas cédé aux imprécations de Darken...s'il avait consenti à lui fournir des souliers c'était bien parce que...

Sans se gêner, elle prit M. Darken du bras et le tira un peu en retrait.

Mon chéri, ta danse a été très réussie...mais c'est le caillou qui a convaincu le truc.

À bon entendeur...Miranda mit la main dans sa poche et en sortit un caillou sans aucune grâce apparente mais qui mis dans un certain angle, jouait avec la lumière...c'est vrai il était opaque, gris et sans forme mais Miss Fairchild savait, très bien, reconnaître un diamant brut quand elle en voyait un.

Le machin là...aime les cadeaux...et ton diamant lui a beaucoup plu...on va voir!

D'un pas assuré, Miranda alla vers le champignon.

Rends moi ce que tu m'as pris...et je te donnerai beaucoup de ces cailloux en échange!

Elle avait parlé tout en tendant sa main ouverte...un gros diamant en brut reposant dans la paume.

Une corbeille bien garnie apparut à ses pieds...Avec un sourire plus que ravi Miranda reconnut shampoing, savon, crèmes , brosses et sa chère éponge.

Maintenant on sait de quoi il en va...

Elle n'avait pas fini de débiter son petit discours...que ses propres chaussures disparurent...suivies de près par son t-Shirt...un abruti applaudit! Un comble!

Hey...toi!!! Rends moi mes vêtements!!!

Le hurlement de Miranda dépassait en quelques décibels n'importe quel son naturel...Outrée, mais ne voyant aucune autre ressource , la jeune femme extirpa de sa poche un autre caillou...entre temps, ses shorts s'étaient aussi enfumés...N'étant pas particulièrement timide et dotée d'un joli corps, comme elle l'était, Miss Fairchild n'avait pas de complexes mais de là à s'exhiber en petite tenue...surtout avec l'imbécile qui continuait d'applaudir et se marrer tout seul...

Seb...ramène tous les cailloux qu'on a...on va marchander ferme, ici et maintenant!

Elle se redressa de toute sa taille, elle qui n'était pas précisément imposante, se racla la gorge et prenant un petit caillou, s'adressa au champignon.

Sois assez sympa et rends moi mes vêtements...s'il te plait...nous t'amènerons autant de cailloux que tu voudras...nous on veut notre vie en ordre...de quoi manger...nous habiller...vivre décemment...Dis nous ce que tu veux de nous...et on te le donnera...mais surtout, et je le dis sérieusement, ne t'avise pas à demander des sacrifices humains ou d'animaux...là, t'es fichu et on va chercher mieux!

Bonne tactique? Mauvaise tactique? Allez savoir...la chose est que, Miranda récupéra ses shorts et son t-shirt. Elle avait encore quelques pierres...elle prit son temps pour réfléchir puis dit:

Je te donne trois cailloux...et tu me rends mon lit et mes rideaux...je t'en donne trois de plus...et tu me rends ma baignoire et une salle de bains en bon état...et puis encore trois...et il y aura de quoi manger et boire chez nous!!!

Si on pouvait interpréter le petit bruit émis par le champignon comme un acquiescement Miranda pouvait se déclarer satisfaite...au moins, l'imbécile qui avait applaudi s'était tu et tous la regardaient avec une toute nouvelle révérence...ce serait déjà ça de gagné...un des êtres les plus inutiles que la Terre ait porté avait, tout de même, trouvé, la solution à leurs misères.

Ramassant sa corbeille, Miranda Fairchild, qui se sentait toute fière et...habillée, se tourna vers la foule.

À vos pelles et pioches, mes chers...le travail vous attend...tu viens, chéri...je veux prendre un bain!
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Sebastien Darken
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MessageSujet: Re: Chez nous [fe Miranda]   Jeu 29 Jan - 22:00

Après son douloureux contact avec le champignon, Darken fut satisfait de remettre ses chaussures. Il se sentait tout fier même si sa danse à cloche-pied en avait fait marrer plus d’un. Pourtant il dut déchanter lorsque l’attirant à l’écart, Miranda déclara :

Mon chéri, ta danse a été très réussie...mais c'est le caillou qui a convaincu le truc.

Un caillou ? Quel caillou ? s’était-il irrité.

Miranda avait fouillé ses poches et un des diamants bruts trouvé dans la grotte lors de leur mission. Machinalement, Seb tâta son pantalon et fut surpris de ne pas y sentir la pierre qu’il avait emportée. Il ouvrit des yeux ronds d’incompréhension.
Puis, Miss Fairchild très assurée déclara :


Le machin là...aime les cadeaux...et ton diamant lui a beaucoup plu...on va voir!

Toujours sous le choc de cette révélation, Darken regarda Miranda s’approcher du champignon et lui présenter son offrande. Elle réclama ce qu’on lui avait pris… Le diamant disparut, une corbeille remplie d’objets de toilette s’échangea.

*C’est dingue ! ça marche !*


Darken n’en revenait pas. Sa petite amie avait découvert comment récupérer un semblant de dignité. Pourtant, dans la seconde suivante débuta un étrange striptease. Miranda se retrouva pieds-nus et sans t-shirt ce qui la mit dans une rage pas croyable. Lui aussi était furieux, car un des spectateurs eut le culot d’applaudir les formes révélées par ce déshabillage imprévu. Heureusement Miranda sortit un autre caillou de son short avant que celui-ci ne disparaisse également. Loin de se démonter dans l’exhibition de son corps parfait, Miss Fairchild adressa une prière au truc pour qu’il lui rende ses vêtements. Elle lui promit également de lui offrir d’autres présents. Le miracle se répéta à l’ébahissement général.

Le marchandage se poursuivit sitôt la demoiselle décemment vêtue.


Je te donne trois cailloux...et tu me rends mon lit et mes rideaux...je t'en donne trois de plus...et tu me rends ma baignoire et une salle de bains en bon état...et puis encore trois...et il y aura de quoi manger et boire chez nous!!!

Il y eu un bruit curieux. Le Champignon digérait-il les diamants ?


Conquérante, Miranda harangua les badauds :


À vos pelles et pioches, mes chers...le travail vous attend...tu viens, chéri...je veux prendre un bain!

Lui aussi voulait prendre un bain, ou au moins une douche. Il avait l’impression d’être un bouc. Pourtant, ce qu’il lut dans le regard de certains spectateurs l’effraya.
Concupiscence ? Envie de meurtre ? Rien de réjouissant, en tout cas. D’aucuns perdaient également souliers et pantalons, lorgnant méchamment ce couple chanceux. On les apostropha sans ménagement :


Où avez-vous trouvé ces cailloux ? J’en veux aussi !

D’autres renchérirent de plus belle. Des « moi aussi » fusaient de partout. Menaçante, grondante, la foule cerna Miranda que Seb serra dans son dos, protecteur.

Vous en aurez, comme nous, si vous travaillez ! Nous avons indiqué l’emplacement au chef. Allez le lui demander et… laissez-nous passer.


Un fier-à- bras ne l’entendit pas de cette oreille là. D’un ton dépourvu d’aménité, il aboya :


Ta nénette doit encore posséder des cailloux. Donne-les !


Si vous en voulez, allez les chercher vous-même ! le brava Darken.

Le poing de la brute jaillit vers la mâchoire de l’ex-milliardaire qui réagit en s’écartant brusquement, poussant Miranda en dehors du ring improvisé. Impossible d’échapper à la bagarre annoncée. Tous ces gens étaient devenus des… bêtes, des animaux avides de sang et de richesse. Les cris d’encouragement envers l’ours mal léché ne laissaient aucun doute sur son favori. Darken était dans de sales draps. Tous voulaient sa peau ou au moins ses diamants. Jusqu’ici les pugilats avaient été rares puisque l’on obtenait ce que l’on voulait du champignon. Plus il s’était mis à dérailler, plus les rixes avaient augmenté et les vols signalés.
Seb regretta de ne pas avoir demandé une arme plutôt que ses chaussures. Là, face au malabar… sans ruse, il ne ferait pas le poids même s’il possédait un bon entraînement physique. Aussi, s’agenouilla-t-il face à son adversaire, en suppliant, tragique :


Ne me frappez pas, s’il vous plaît. Nous n’avons plus de cailloux pour le moment, j’en piocherai pour vous, rassurez-vous !

Le voisinage éclata de rire, l’ours aussi. A ce moment Darken saisit une poignée de sable, la flanqua dans les yeux de l’autre avant de bondir, tête baissée droit dans le bide du malappris aveuglé qui tomba à la renverse. Aussitôt, Seb lui sauta dessus, martelant le faciès hirsute. Chaque coup asséné fut ponctué d’une diatribe :

Il n’y aura pas d’esclavagisme(pan) chacun gagnera lui-même son dû (pan) ça c’est pour avoir traité ma fiancée de nénette ( pan) et ça c’est pour…

Il n’eut pas à achever sa correction. La voix courroucée du « patron » y mit fin. Quel savon !

Sommes-nous devenus de chiens ? Cessez ça tout de suite.

On n’avait pas élu ce chef pour rien. Grand, baraqué, tout en étant posé, cet ancien juge en imposait. Un peu honteux, Darken libéra son punching-ball à qui il tendit la main pour le relever. Les yeux parlèrent de vengeance, le chef intervint une fois de plus :


J’ai fait placarder des annonces partout. Le plan pour mener à la mine y est expliqué. Tout acte de violence ou vol sera désormais puni de bannissement. Darken, votre combat était de la légitime défense, je passe l’éponge… pour cette fois.

Tout était dit ! Se tournant vers Miranda, il lui prit la main,.Darken s’efforça d’oublier l’incident.

On a vraiment besoin de se laver, conclut-il en arrivant au pavillon.

Le champignon avait rempli sa mission. Provisions, boissons les attendaient ainsi qu’un lit et une salle de bains garnie.
Devenu expert dans l’art de manipuler les robinetteries par lui-même, Darken lança le mitigeur.


Tu peux passer la première, j’ai besoin d’un verre.


Il se sentait vidé, vanné et… honteux d’avoir tabassé ce rustre. Certes, il l’avait mérité, n’empêche le remords le hantait.
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Miranda Fairchild
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MessageSujet: Re: Chez nous [fe Miranda]   Ven 6 Fév - 23:33

Miranda avait ce qu'elle voulait et le champignon avait reçu son dû! C'était juste...mais ce que le petit esprit, adorablement égoïste de Miss Fairchild n'avait pas prévu est qu'il y aurait des insatisfaits...

Et il y en avait eu. Assez normal enfin de comptes. Ils avaient été absents un certain temps et ce faisant le Champignon avait encore fait des siennes, elle en était témoin. Son bungalow dévasté, ses biens pillés...que dire des autres qui avaient aussi leurs besoins...même si Miranda ne s'était jamais arrêtée à y penser aux misères de son prochain, sa seule et unique préoccupation avait son propre bien être..et bon!...ces derniers temps aussi celui de son cher Sebastien.

La situation avait dégénéré en bagarre. Voir Sebastien rouler à terre aux prises avec cette brute l'avait mise dans tous ses états, mais Darken lui avait signifié la va vouloir à l'écart...donc elle se garda bien d'intervenir même si un joli gourdin ramassé sur place aurait joliment fait l'affaire...sauf que les mécontents faisant nombre, ils avaient tout à perdre. L'intervention providentielle du chef du village mit fin à l'altercation et chacun fut renvoyé chez soi...

Rien de mieux pour Miranda qui ne rêvait que d'un bain et du repos dans une ambiance douillette. Sebastien semblait très éprouvé par les évènements...elle en conclut qu'il ne devait, définitivement, pas être habitué à arranger ses différences à coups de poing et encore moins pour la raison exposée:


...Ça pour avoir traité ma fiancée de nenette...

Rien que pour ces mots, Miranda aurait descendu la Lune pour lui et se serait battue à sa place avec cette grande brute...sa fiancée!?...Elle avait du mal à croire à ces paroles...sa fiancée???

De retour à leur bungalow, ils réalisèrent que le Champignon, caractériel ou pas, avait tenu leur accord...tout semblait être rentré dans l'ordre et ils disposaient de nouveau du certain confort auquel ils avaient, faute de mieux, fini par s'habituer.

Mais le pauvre Seb semblait vraiment ébranlé par les évènements au point de li céder les prémices de la salle de bains..,Là, Miranda arqua un sourcil en accent circonflexe en suivant du regard son cher et tendre qui allait se servir à boire, Il avait l'air si abattu qu'elle ne put que le rejoindre à mi chemin vers le meuble bar, de nouveau bien garni.

Laisse moi te servir un verre, mon chéri...tu peux t'allonger dans le divan...le temps que je fasse couler un bain dans notre belle baignoire...je frotterai ton dos et te ferai un shampoing...ça te remettra d'aplomb.

Elle servit la boisson requise et fila remplir la baignoire en se disant que dès le lendemain elle irait porter un diamant extra au champignon en remerciement pour ce jour parfait.

Sa chambre avait de nouveau un lit et des rideaux aux fenêtres. Des draps frais tendus et un ventilateur qui fonctionnait...et son armoire avait des vêtements de rechange!

Peu âpres, Seb plongé dans la baignoire avec la grâce d'un sultan se laissait savonner le dos par une Miranda qui du coup se sentait...l'âme d'une geisha.


Tu sais, mon chéri, lui souffla t'elle à l'oreille, je crois que naufrager sur cette île..est définitivement ce qu'il m'est arrivé de mieux dans ma vie!

Le champignon avait été généreux avec les provisions...qui sait peut être le style direct de Miranda l'avait il amusé? la chose est que le frigo était plein et ils purent, après ce bain inoubliable ( ils ont un faible pour les salles de bains!) se restaurer dûment avant d'aller prendre un...très bien mérité repos!

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

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Sebastien Darken
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MessageSujet: Re: Chez nous [fe Miranda]   Dim 8 Fév - 14:14

Dire qu’il se sentait moche, était peu dire. Darken était lessivé, son moral à zéro. Il n’avait jamais frappé quelqu’un ailleurs qu’en salle de sport quand il avait un peu pratiqué la boxe. Il avait vite arrêté ça car il tenait trop à son joli nez pour le voir amoché.
Miranda dut se douter de ses états d’âme car elle se mit en quatre pour le satisfaire. Elle papota gaiement, lui servit un verre en l’allongeant sur le divan avant d’aller vérifier la baignoire.
Il s’y coula avec délice tandis que les doigts agiles de Miss Fairchild lui savonnaient la tête. C’était divin, elle pratiquait cela beaucoup mieux que James, son majordome. D’autant que les douces menottes ne s’arrêtèrent pas qu’au crâne de Darken. Pour changer d’idées, il n’y avait pas de meilleur remède. Souriant, enfin, Seb lui avait suggéré de le rejoindre sous la mousse, chose à laquelle elle s’était prêtée avec entrain. Des remous, ils en firent, riant comme des collégiens. Remis de leurs émotions, ils dévorèrent quelques provisions avant d’investir leur chambre bien aménagée où ils goûtèrent, enlacés, les joies du repos du guerrier.
Au matin, tout guilleret, Sébastien se glissa hors des draps, enfila sa robe de chambre et alla au coin cuisine. Depuis le temps qu’ils devaient se débrouiller, il avait même appris des rudiments de cuisine. Faire du café, griller des toasts, étaient des gestes devenus faciles. Bien qu’il brûlât souvent ses œufs, il réussit cette fois à confectionner une omelette au lard acceptable. Il voulait gâter Miranda, SA Miranda. Quand elle lui avait dit que ce naufrage était la plus belle chose qui lui soit arrivée, il en aurait pleuré de bonheur car, pour être honnête, il partageait exactement ce sentiment. Il en avait cafouillé des déclarations enflammées dans la baignoire… et avait vraiment pensé chaque mot débité malgré les débordements passionnés ainsi que ceux de l’eau qui giclait partout. Il faudrait d’ailleurs songer à éponger tout ça… Pour l’heure, gai comme un pinson, Darken garnit un plateau. Il aurait souhaité ajouter un vase et une rose mais les fleurs étaient rares dans ce coin, tant pis.
Il pénétra dans la chambre où sa compagne dormait encore, gentiment. Déposant son plateau (qu’il n’avait pas renversé, pour une fois) il tira les tentures et contempla tendrement sa Miranda au pays des songes. En douceur, il lui secoua l’épaule en s’asseyant près d’elle.


Ma chérie, réveille-toi ! Regarde le beau petit déjeuner que je t’ai préparé.

Lentement, Miranda ouvrit les paupières. D’abord, elle sourit, ce qui le ravit. Elle sembla humer le délicieux fumet des œufs au bacon avant de… verdir.
Sans qu’il ait pu intervenir, la belle se levait en catastrophe et se ruait aux toilettes. Les bruits caractéristiques de régurgitation alertèrent Darken qui ne savait, évidemment, pas trop quoi faire. Il la suivit et, bien qu’écoeuré, lui tint le front au-dessus de la cuvette.


Mais tu n’as même pas goûté les œufs ; ils ne sont pas si dégueu, je t’assure

Les spasmes n’en reprirent que de plus belle, au grand dam de Seb. Il la quitta un bref instant, trouvant intelligent de mouiller une serviette et de la lui passer sur la nuque.


Ça va aller, ça va passer.

Il ne savait pas que raconter pour la rassurer et se rassurer lui-même. On parlait d’une épidémie avant qu’ils ne partent en mission. Se pourrait-il que Miranda ait choppé le « virus » ?
Quand elle put se relever, il lui proposa un verre d’eau fraîche puis décréta :


Habillons-nous ! Je t’emmène chez Owen, tout de suite.


Il dut l’aider à se vêtir, la pauvre ne tenait pas sur ses gracieuses guiboles. Il la soutint vaillamment jusqu’au chalet médical qu’il trouva… affreusement dénudé. Owen releva la tête de ses paperasses en les voyant chalouper vers lui :

C’est une urgence, Docteur. Ma fiancée est malade ! Vite, s’il vous plaît.

Désespéré, il dut abandonner Miranda aux mains de Jess qui s’isola avec elle derrière un rideau.
N’ayant rien de mieux à faire, Seb regarda distraitement d’abord, plus attentivement ensuite, ce que feuilletait le médecin avant leur intrusion. Il s’agissait d’une sorte de carnet à la couverture abîmée. Curieux, il entama sa lecture, pâlissant au fur et à mesure.


*Des dinosaures ? Des gens fous ? Ce type était fou, oui !*

Assez sonné par ces révélations, il dut interrompre sa lecture avec l’écartement du rideau Qui révéla une Miranda… honteuse ? et un Jess goguenard.
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MessageSujet: Re: Chez nous [fe Miranda]   Dim 8 Fév - 20:36

Quel merveilleux retour au foyer! Miranda se félicita une fois de plus d'avoir été si précise quant à ses vœux au Champignon. Tout était parfait!

Parfait sommeil et parfaits les rêves qui l'accompagnaient. Plus en songes qu'autre chose, Miranda sentit Sebastien quitter le lit mais ne fit rien d'autre que s'y accommoder plus à l'aise...Mmm! Qu'il faisait bon être chez soi et dormir dans un vrai lit...


Ma chérie, réveille toi! Regarde le beau petit déjeuner que je t'ai préparé!

Elle s'ébroua, mutine, ressemblant à un petit chat et huma avec délices les effluves tentateurs qui émanaient si près d'elle. tentateurs?...Euh...pas trop...son estomac ne fit qu'un tour...un tour serait peu dire...il se revulsa totalement et prise de panique, elle ne put qu'écarter les draps et filer, comme ayant le diable à ses trousses, une main sur la bouche pour retenir ce qui menaçait de sortir malgré tout...

*Oh, mon Dieu...je meurs!*

Jamais malaise n'avait eu emprise sur elle qui s'enorgueillissait d'une santé de fer...pourtant là, elle rendait presque son âme. Hoquets et larmes, arcades vicieuses qui la vidaient de tout..elle en avait mal et était effrayée. Sebastien , venu à la rescousse retint son front au dessus de la cuvette ajoutant au malaise la honte de donner un si lamentable spectacle. Elle en pleurait mais évidemment cela n'arrangeait rien...elle se sentait mourir mais survécut à cet assaut de nausées en se sentant absolument miserable.

À peine remise du malaise si soudain, Miranda pâle comme une morte n'émit aucune proteste quand son amour l'aida à s'habiller.

Je t'emmène chez Owen, tout de suite.

Les idées tournaient follement dans sa tête. Toutes les possibilités, plus sinistres les unes que les autres furent passées en revue pendant que Darken plus la portant qu'autre chose, prit le chemin du bungalow médical...Quelque maladie héréditaire, ignorée jusque là se manifestait!? Un virus étrange la faisait sa victime? L'épidémie de laquelle on parlait..? La mort, simple et sournoise?...Un empoisonnement alimentaire provoqué par le Champignon devenu inopinément fou?...

Jess Owen, plus taciturne que jamais dans un bungalow quasi vide, les reçut.
Leur aspect désespéré dut l'émouvoir car en deux secondes il se faisait charge de la situation...ou mieux dit de Miranda qui tremblait comme une feuille. Après un dernier regard, désespéré vers Sebastien, elle se vit entrainée derrière le rideau et installée sur une table d'examen, un peu bancale à son goût...mais le moment se prêttant mal aux chichis , elle s'y laissa aller lassement.

Vinrent les questions de rigueur. Âge, maladies de l'enfance. héréditaires...enfin tout le fatras dont aiment s'encombrer les médecins avant de vous avouer carrément qu'il ne vous reste que deux heures à vivre ou..qu'il s'agit d'un simple rhume...

Mais à simple vue elle n'allait ni mourir dans un futur immédiat ni était enrhumée Aux questions un peu plus précises elle ne put que répondre par la vérité.


Oui, depuis quelques jours j'ai des malaises le matin..mais pendant la mission on n'était pas à la gaieté et j'ai pensé que...

Fatigue anormale?

Je me sens assez fatiguée ...normal, après tout ce que nous avons passé...

Méthodes contraceptives?

Euh...non!, en fait elle n'y avait même pas pensé...comme si ce genre de préoccupation appartenait à un autre monde, quitté en tombant par dessus bord...où diables voulait il en venir?

Au bout de dix minutes ce fut parfaitement clair. Miranda n'y croyait pas...mieux dit, ne voulait pas y croire...mais bien sûr, après avoir vécu aussi innocemment que des petits lapins du Bon Dieu pendant un certain temps, il fallait quand même assumer ...certaines conséquences.

Sébastien furetait dans les papiers du docteur, sans aucune malice sûrement mais vu le manque de magazines ou journaux il avait bien fallu occuper son temps.

Miranda avança vers lui, sans trop savoir que dire. Elle avait un nœud à la gorge et un autre à l'estomac.

Euh...ce n'est pas contagieux!

Ce fut la première idiotie qui lui traversa l'esprit mais il fallait un peu plus pour éclairer la lanterne de ce grand borné. Pourquoi soudain elle se sentait presque honteuse de lui avouer la vérité? Se mordant la lèvre, elle chercha la meilleure manière de tourner la chose mais évidemment il n'y avait pas trente cinq milles façons de passer aux aveux...et veuille ou non, il finirait bien par s'en rendre compte dans un temps.

Levant vers son chéri, son regard le plus émouvant, Miranda déglutit péniblement puis souffla:


Bébé...nous...euh...moi, je...tu...nous allons avoir un bébé!

Malgré ses efforts des larmes s'écoulèrent sur ses joues pâlies...d'émotion? de frayeur?

Je...je...ne sais pas...

*Ne dis pas que tu ne sais pas comment! Ce serait vraiment trop bête...*

Que...qu'allons nous faire?

On va supposer simplement que la brusque nouvelle lui avait chamboulé les idées. La chose est que la pauvre Miss Fairchild se sentait aussi disposée à la maternité que les chrétiens du cirque romain à être bouffés par les lions!

Et bien entendu, ce qu'elle trouva de mieux à faire, fut d'éclater en sanglots en se jetant dans les bras...du futur père du pauvre enfant à naître, fruit de l'inconscience de ses parents et d'une ou deux circonstances atténuantes
!
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Sebastien Darken
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MessageSujet: Re: Chez nous [fe Miranda]   Lun 16 Fév - 13:21

Ce qu’il venait de lire étonnait beaucoup Darken mais pas autant que les révélations fracassantes qui suivirent. Miranda avait l’air très tracassée mais, heureusement Owen affichait plutôt un air amusé qui rassura légèrement Sébastion. Puis virent des paroles décousues :

Bébé...nous...euh...moi, je...tu...nous allons avoir un bébé!
Je… Je ne sais pas… Qu’allons-nous faire ?


Il fallut deux bonnes minutes à Darken pour interpréter correctement ce que Miranda racontait et… ce que ça impliquait. Sous le choc, il blêmit et vacilla. Owen, franchement hilare à présent, le prit par le coude pour l’aider à s’asseoir.
Mortifié, il demeura sans réactions, les idées chamboulées, fixant le sol :


*Un bébé… Elle aurait pu prendre des précautions… toi aussi, andouille ! Bah… on n’a qu’à le faire passer… Ben c’est ça et mettre la vie de Miranda en danger ? Jamais ! Mais les couches, les biberons, les cris… ça c’est la vie !*

Il se rendit compte que les deux autres l’observaient avec intérêt. Owen lui fourra une tasse de café dans les mains. Seb aurait préféré un scotch mais c’était devenu denrée rare. Il trempa ses lèvres dans la boisson chaude avant d’oser affronter le regard un peu paniqué de Miss Fairchild :

Euh… eh bien au moins on sait que tu n’as rien de... méchant, ma chérie. J’avoue n’avoir jamais pensé à avoir une descendance. Si tu te sens prête à l’assumer… alors, je ferai l’effort aussi.


La bourrade amicale que lui expédia Jess faillit lui faire renverser son café. Mais les traits de Miranda s’étaient tellement éclairés que Darken fut tout rasséréné. Le médecin parla de vitamines et autre trucs que la future mère devait faire ou pas. Son examen superficiel il est vrai vu les moyens du bord prouvait une grossesse de deux mois. Il leur apprit aussi quelque chose d’assez stupéfiant, dans les archives médicales qu’il avait pu détailler, aucun enfant n’était né sur Béta depuis l’année écoulée. Soit tous prenaient des contraceptifs ou… quelque chose avait changé.

Oui, ça a changé, répliqua Seb : on est ici maintenant et pas avant… puis le champignon déraille. Il veut des diamants en échange de nos demandes.

Le médecin parut étonné par cette nouvelle qu’il ignorait. Heureux de changer de sujet, Darken raconta les mésaventures de la veille. Owen sortant à peine du chalet médical, n’était au courant de rien. Il félicita les futurs parents leur signifiant que l’entretien était terminé. Il voulait revoir Miranda tous les mois sauf pépins, cela va de soi.
Au moment de vider les lieux, Darken ne put retenir sa curiosité et demanda :


C’est quoi, ce cahier ? Une belle histoire à donner des cauchemars ?

La réponse de Jess le sidéra ; c’était vraiment son jour des surprises. Non seulement le document semblait authentique mais, de plus, le grand-père d’Owen y était cité. De quoi donner à réfléchir. Il était temps de partir. A la fois gauche et délicat, Seb prit la main de la jeune femme :

On va rentrer tout doucement, hein ! Tu vas t’installer à l’ombre sur la terrasse ; je m’occupe de tout.

Le rire du toubib éclata dans son dos :

« Votre femme est enceinte, pas en porcelaine ! »

Seb se sentit confondu, il ne s’était jamais intéressé à ces choses dont il ignorait fatalement tout.

*Miranda saura.*

Du moins, il le souhaita.
A peine rentrés, un planton de la mairie les attendait devant leur porte. Pas question de lambiner : le maire les réclamait au chalet principal. Seb eut un sourire navré vers sa compagne :


Nous n’avons pas le choix. Tu te sens assez forte pour y aller ?

Main dans la main, ils suivirent le guide.
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Chez nous [fe Miranda]
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