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 Au bord d'une falaise...

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MessageSujet: Au bord d'une falaise...   Mar 28 Oct - 13:39

Marre de tous ces gens qui paniqué à la vu d'une simple île. Ils meriteraient d'aller au centre du cirque de Rome et de becoter avec les felins. Cela faisait déjà quelques jours qu'ils étaient là et les autres faisait comme si ils découvraient l'endroit c'était vraiment pitoyable à n'en plus croire. Commode ne pouvait pas dire qu'il ne c'était pas posé de question mais il avait gardé son honneur et sa fierté en étant resté la tête haute devant cet inconnu et cette magie. Les dieux les avaient tous puni et Commode c'était demandé si il n'était pas mort. Oui il l'était... la dernière fois qu'il avait été vivant un homme qui faisait le double de sa taille était en train de l'étrangler il n'avait pas put survivre à un tel affront. Serait-il donc dans le monde des dieux? Non il ne le pensait pas non plus. Commode était très intelligent il ne fallait pas croire l'histoire... il était connu pour sa perversité et sa manipulation mais pour savoir manipuler des personnes il fallait être doté d'une intelligence hors du commun. Mais pour comprendre pourquoi Commode était arrivé en haut de cette falaise il fallait revenir à ses débuts sur l'île.

Un matin il se réveilla sur l'île, completement nu. Cela ne l'avait pas dérangé puisqu'il avait vecu la moitié de sa vie nu entouré de ses sujets et de femmes. Et puis il savait qu'il était bien battit alors pourquoi se cacher. Tout le monde avit paniqué et c'était dirigé dérrière un arbre pour se cacher et ceux qui était assez prêt du champigon recevèrent des vêtements. Soudain ce fut la bousculade pour le champignon et tout le monde demanda des vêtements au cadeau des dieux. Commode attendit que ça se calme avant d'y allait lui aussi. Il n'aimait ni se presser, ni être bousculer. Quand il fut enfin habiller il se promena autour de lui et ce qu'il decouvrit était surprenant. Tous ces gens avient traversé l'histoire dans des parchemins. Il y en avait que Commode connaissait par ss compte que lui lisait son pere ou les senateurs quand il était enfant. Achille de troie... un de ses héros favoris tellement sa fierté et son orgueil était grand. Mais le plus surprenant c'était que certains venaient d'après lui. Ils venait des temps futur. Il découvrit aussi que lui même avait traversé l'histoire et le temps des generations futur pendant prêt de 2000 ans. Chacun avait des vêtements dfférent, de époque et cela donnait un assemblage assez bizarre. Commode lui avait sa tenue de cesar... une courone de laurier en or... un cape blanche et une armure qui lui faisait ressortir le torse.

Certaines personnes se mefiait de lui mais il savait qu'il devait se tenir à carreau pour s'integrer. Pas d'orgie, pas de combat, pas de sang. Cela allait être dur mais il fallait qu'il fasse mentir l'histoire et qu'il fasse croire qu'il était bon et genereux, humble et honorable... tout ce qu'il n'était pas. Il repensait à ça, regardant l'infinité de la mer quand il entendit quelqu'un s'approcher. Il ne détourna pas pour autant le regarde de la mer. Elle était comme lui, immense et imbattable.
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Sam 8 Nov - 16:46

Et merde ! D’un coup de pied rageur, Burton envoya le brûleur au gaz au diable. Ça l’énervait de ne pas parvenir à régler correctement ce truc fourni par le champignon et ramené par Louis. Il était trop moderne pour ses connaissances personnelle, voilà tout.
Passer ses nerfs sur cet engin lui avait fait du bien mais bouger serait encore mieux.
Constatant brutalement que le campement était déserté, Richard décida de lui aussi aller balader.
Tous les jours il faisait des exercices physiques dont de la course à pied pour se maintenir en forme. Certains résidants le regardaient faire avec des yeux ronds, il s’en fichait.
Depuis qu’il avait entrepris la confection de son ballon, il ne s’y était plus adonné et le regrettait. Puisque ses compagnons désertaient, il ferait de même.
A petites foulées mesurées, il descendit sa colline. Indifférent à son entourage, il pratiqua son sport en libérant son esprit de la tonne de questions qui l’encombraient.
Les « pourquoi nous sommes-là ? Que va-t-on manger ce soir ? Si le champignon tombait en panne, que deviendrions-nous ? » furent chassés par la transpiration.
Sans trop savoir où il allait, l’ex-explorateur longea le fleuve sur une bonne longueur.
Il obliqua subitement pour gagner des hauteurs. Sa course se ralentit avec la pente ardue à franchir. Là-haut, il aurait une vue superbe sur l’océan. C’était à peu près le seul point accessible aux humains. Les crêtes bordant le fleuve étaient si abruptes que même un alpiniste averti s’y romprait les os.
Vint le sommet. Burton stoppa en s’appliquant à reprendre lentement son souffle.
C’était vraiment superbe, ce coin. On ne distinguait qu’un horizon infini et… désert mais l’océan bleuté dans sa tranquillité vous apaisait l’âme d’une singulière façon.
Heureux d’être vidé de ses tensions, Richard avisa soudain qu’il n’était pas le seul à observer les flots.
Non loin se tenait un homme à la prestance imposante avec sa cape et une couronne de laurier en or.


* Qui est-ce ? Je ne me souviens pas de l’avoir croisé, celui-là. Un empereur romain ? *


Il avait entendu parler d’autres résidants sur la venue d’un Empereur pas très commode… Etait-ce lui ?

En affichant un air dégagé, il s’approcha de l’altesse qui ne se détourna même pas vers lui. Comment devait-il s’adresser à cet illustre personnage. Après tout…

Ave César ! Je suis Sir Richard Francis Burton décédé en 1890. Quoique je connaisse votre présence en ces lieux, nous n’avons pas encore eu l’occasion de converser ; la-voici.
Cette vue est superbe, n’est-ce pas ? Avez-vous eu une bonne « résurrection » ? Je vois que le champignon vous a octroyé tous vos attributs de jadis. J’ignore pourquoi il m’a donné cette tenue que certains m’ont dit s’appeler T-shirt et Jeans. C’est très confortable, j’en ai demandé plusieurs de rechange. Pas marrant de devoir se débrouiller seul, n’est-ce pas ? Ma femme s’occupait de tout, heureusement. Ici… il faut tout apprendre par soi-même… A moins de se trouver des domestiques mais ils sont très rares à vouloir s’abaisser à ces tâches.


En effet, Burton avait pu constater que tous les illustres croisés se croyaient issus de la cuisse de Jupiter en personne. A part vouloir asservir les autres, nul ne songeait trop à se mouvoir par lui-même. Le champignon fournissait tout, pourquoi se fouler ? Néanmoins, les tâches domestiques, ils devaient se les farcir, sinon...
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Jeu 4 Déc - 13:59

Commode entendit quelqu'un approcher mais ne se retourna pas. Pourquoi détoner les yeux d'un si beau paysage pour une personne qu'il trouverait pas assez presentable ou intelligent pour lui de toute façon ? Ainsi il regarda toujours la mer, peu interessé de quel personnage c'était placé à côté de lui. Cela pourrait être un de ces ancêtre ce serait pareil, aucun ne valait la peine qu'il perde son temps. Il avait toujours le regard braqué que l'homme lui parla en premier, se présentant et commençant à lui faire la discussion.

Ave César ! Je suis Sir Richard Francis Burton décédé en 1890. Quoique je connaisse votre présence en ces lieux, nous n’avons pas encore eu l’occasion de converser ; la-voici.
Cette vue est superbe, n’est-ce pas ? Avez-vous eu une bonne « résurrection » ? Je vois que le champignon vous a octroyé tous vos attributs de jadis. J’ignore pourquoi il m’a donné cette tenue que certains m’ont dit s’appeler T-shirt et Jeans. C’est très confortable, j’en ai demandé plusieurs de rechange. Pas marrant de devoir se débrouiller seul, n’est-ce pas ? Ma femme s’occupait de tout, heureusement. Ici… il faut tout apprendre par soi-même… A moins de se trouver des domestiques mais ils sont très rares à vouloir s’abaisser à ces tâches.


Commode se décida à se tourner légèrement vers celui qui l'incommodait (nottez le jeu de mot...) tout en réfléchissant. 1890... c'était bien après lui et il devait connaître moulte chose sur l'histoire ce qui interessait assez commode qui aimait à connaître ses ennemis mais ce Richard n'avait pas l'air assez manipulateur et assoiffé de pouvoir pour être allié avec l'empereur. Tant pis Commode pouvait toujours agrementer la discussion et l'ammener à ce qu'il voulait. Il lui répondit donc d'un air détaché:

"Je suis l'Empereur Commode, assassiné en 192. Oui la vue est belle bien que nous n'ayons pas vraiment le choix de celle-ci il faut s'en contenter. Ma résurection c'est faite dans le calme contrairement à beaucoup d'autre. Il faut savoir être précis avec le champignon, plus vous êtes précis dans la description, la date, l'image que vous avez dans votre esprit et plus ce qu'il vous donnera y ressemblera. Avant j'avais plein de domestique comme beaucoup, il n'y a que des grande gens ici, mais il faut faire sans. Et vous? Vous trouvez comment ce lieu si étrange? Vous avez fait des rencontre?"



[désolé je suis présséééé]
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Sam 6 Déc - 17:43

Cet haut personnage abordé ne daigna même pas tourner sa face altière vers lui. Burton en rigola intérieurement, s’en fichant complètement.

"Je suis l'Empereur Commode, assassiné en 192. Oui la vue est belle bien que nous n'ayons pas vraiment le choix de celle-ci il faut s'en contenter. Ma résurection c'est faite dans le calme contrairement à beaucoup d'autre. Il faut savoir être précis avec le champignon, plus vous êtes précis dans la description, la date, l'image que vous avez dans votre esprit et plus ce qu'il vous donnera y ressemblera. Avant j'avais plein de domestique comme beaucoup, il n'y a que des grande gens ici, mais il faut faire sans. Et vous? Vous trouvez comment ce lieu si étrange? Vous avez fait des rencontre?"

* Tiens donc ? Commode en personne ? Je suis gâté.*

Par un bonheur extraordinaire la mémoire des ressuscités était intacte. Celle de Sir Richard fonctionnait à merveille. Il sut donc immédiatement qu’il devait se méfier de cet empereur à la réputation détestable. Aussi parla-t-il avec modération.

Ce lieu est plus qu’étrange, en effet. A mon époque, les visions du monde d’après divergeaient beaucoup. Certains l’imaginaient peuplé d’anges harpistes, d’autres le voyaient comme un paradis où tout serait possible.
Je suis assez cartésien, euh… rationnel et agnostique. Personnellement je ne sais pas ce que nous faisons ici mais nous sommes loin de l’image d’un paradis. Etre contraints de se plier aux volontés du champignon blesse profondément mon libre arbitre.
Je veux aller plus loin et dépasser l’horizon auquel on nous confine. Qui est derrière tout ça, je n’en sais rien mais compte bien le découvrir.
J’ai toujours, avec raison, été considéré comme quelqu’un ayant bougeotte et jugeote. Je construis un ballon gonflable destiné à survoler le fleuve. Cela peut vous paraître fou mais ça marche, je puis vous l’assurer. Si cela vous intéresse… J’ai deux compagnons avec lesquels je m’entends bien : Achille de Troie et Louis XIV, un roi français.
Loulou, je l’ai pris en pitié ; le pauvre ayant perdu son faste d’antan frisait la dépression mais il est charmant. Achille n’est pas à prendre avec des pincettes… Mais vous-même, altesse, la solitude ne vous pèse-t-elle pas ?


Son discours achevé, Richard demeura sur la défensive. La réputation de Commode, il la connaissait. Vil et calculateur, ce manipulateur n’hésiterait pas à l’occire si l’envie lui en prenait. Rien dans ses propos ne laissait sous-entendre de menace, néanmoins Burton savait aussi finasser…
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Sam 6 Déc - 19:46

- Ce lieu est plus qu’étrange, en effet. A mon époque, les visions du monde d’après divergeaient beaucoup. Certains l’imaginaient peuplé d’anges harpistes, d’autres le voyaient comme un paradis où tout serait possible. Je suis assez cartésien, euh… rationnel et agnostique. Personnellement je ne sais pas ce que nous faisons ici mais nous sommes loin de l’image d’un paradis.

Oui il était bien vrai que l'image du monde d'après la mort était différente même pour les Romains. Chez les romains chaques âme se retrouvait en enfer où regnait le dieu Pluton et la déèsse Proserpine. L'enfer romain ressemble beaucoup à celui que les grecques décrivent. Il faut traverser un fleuve, en l'occurence l'Acheron, pour ensuite passer la porte de l'enfer, gardé par Cerbere, pour ne plus jamais en ressortir. En aucun cas on avait parlé d'île et de champignon dans les livres.

"Avec votre culture historique je suppose que vous savez comment les Romains décrivent l'enfer, ou le paradis comme vous l'appelez, et nous sommes loin d'y être."


-Etre contraints de se plier aux volontés du champignon blesse profondément mon libre arbitre. Je veux aller plus loin et dépasser l’horizon auquel on nous confine. Qui est derrière tout ça, je n’en sais rien mais compte bien le découvrir.

Il était aussi vrai que Commode n'aimait pas dépendre de quelque chose, surtout quand c'était quelque chose qu'il ne connaissait. Il était independant et n'aimait pas avoir besoin d'un champignon. Pour lui, ceux qui dirigeait cet endroit les avait capturé avant qu'ils n'arrivent en enfer pour les enfermer ici. Commode regarda Richard, il avait l'air déterminé à découvrir ce qu'il se tramait en ce lieu et cela plaisait à Commode. Neanmoins avant de lui répondre il le laissa continuer son discour.

-J’ai toujours, avec raison, été considéré comme quelqu’un ayant bougeotte et jugeote. Je construis un ballon gonflable destiné à survoler le fleuve. Cela peut vous paraître fou mais ça marche, je puis vous l’assurer. Si cela vous intéresse… J’ai deux compagnons avec lesquels je m’entends bien : Achille de Troie et Louis XIV, un roi français.
Loulou, je l’ai pris en pitié ; le pauvre ayant perdu son faste d’antan frisait la dépression mais il est charmant. Achille n’est pas à prendre avec des pincettes… Mais vous-même, altesse, la solitude ne vous pèse-t-elle pas ?


Tiens, ce Richard était donc un homme de science, il devenait de plus en plus interessant. Ce qui était étrange c'est cette machine volante qu'il voulait construire, jamais Commode n'avait entendu parlé qu'on pouvait voler mais entre les deux homme mille ans existait et il y avait beaucoup de chose que l'empereur devait ignorer. Il connaissait Achille de Troie grâce au mythe qu'il avait entendu sur lui mais il n'avait aucune idée de qui pouvait être ce Louou qui avait l'air assez fort pour être roi... Il lui répondit:

"Un ballon volant? C'est très ingénieux!! J'aimerais beaucoup voir cela, si vous le permettait, peut être que mon aide vous serez utile? Etre seul ne me dérange pas mais vous et vos deux compagnon avez l'air interessant et vous accompagner un moment m'amuserais assez."

Il avait toujours l'air imperial et inébranlable mais il fallait qu'il apprenne à connaître les gens qui siegait sur cette île et autant commencer maintenant. Il fallait gagner leurs confiance, d'autant plus que ce trio pouvait peut être lui permettre de partir de cette île pour d'autre terre et il fallait dire qu'il s'ennuyait assez ici.
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Lun 8 Déc - 14:27

"Un ballon volant? C'est très ingénieux!! J'aimerais beaucoup voir cela, si vous le permettez, peut-être que mon aide vous sera utile? Etre seul ne me dérange pas mais vous et vos deux compagnons avez l'air intéressant et vous accompagner un moment m'amuserait assez."

Quelque chose dans le ton employé ne plut pas particulièrement à Richard. Il avait trop fréquenté d’Emirs prétentieux pour ne pas reconnaître une certaine fourberie sous des dehors placides.

* Ce gars croit encore que tout le monde doit se plier à ses volontés… En fait il ne désire qu’une chose : se servir de nous…*

Pas pour rien que Burton ait été diplomate. Inutile de braquer l’altesse, autant jouer son jeu.

Si le cœur vous en dit, je vous mène au campement. Malheureusement mes compagnons sont absents pour l’instant. Je m’inquiète pour Louis… il est si maladroit. J’espère qu’Achille veille sur lui.

Ils se mirent en route. Chemin faisant, Richard détailla un peu ses projets.


Le futur aérostat sera alimenté à l’air chaud. Si certains de mes poils sentent le roussi c’est que je n’ai aucune expérience en ce domaine, je l’avoue, le brûleur fait des siennes.
Vous avez raison quant à la précision des demandes à effectuer au champignon, n’empêche que j’ai préféré ne pas clairement exposer mes vues d’évasion. Je fais croire que je construis une tente… Alors j’obtiens le matériel voulu.


La remontée de la colline fut un jeu d’enfant pour Richard qui entretenait sa forme physique tous les jours. Pas question de s’amollir comme beaucoup en ce monde étrange.

Ne trouvez-vous pas que l’on nous force à demeurer sur place ? Plusieurs gars se sont… égarés dans des tentatives de fuites. En avez-vous eu vent ?


Si on lui avait dit qu’un jour il converserait « gentiment avec tantôt un héros Grec, un roi de France et un empereur Romain… Sûr qu’il aurait de lui-même réservé sa place à l’asile.
Leur abri se profila bientôt à l’horizon :


Nous avons choisi ce lieu en résidence pour plusieurs raisons que vous devinerez aisément. D’ici, nous avons vue sur toute la vallée. On ne peut nous surprendre dans une quelconque razzia.
Malgré que le champignon accorde ce qu’il veut à qui il veut, il y a toujours des jaloux…


Sans protocole particulier, Richard fit les honneurs du campement à l’illustre personnage.
Peu de chose, en vérité. Trois tente, assez vaste entouraient un foyer alimenté en permanence. Pas tant pour procurer de la chaleur que pour signaler une présence. D’ailleurs, Burton s’empressa de remettre quelques bûches sur les braises.


Ça éloigne les moustiques et les rôdeurs…

Ensuite, il mena l’empereur sur les lieux où l’engin volant se bâtissait doucement.
L’amas informe de toiles dispersées n’était pas fameux.
Sans s’émouvoir, l’ex-explorateur, désigna le brûleur au gaz et le fruit de leur labeur :


Vu ainsi, c’est, euh, peu explicite. Gonflé, vous verrez, c’est magnifique.

Inutile de proposer à l’altesse de mettre la main à la pâte. Commode avait sûrement manié l’aiguille autant que lui. Mais l’ouvrage le réclamait. Burton s’assit en tailleur et passa du fil dans le chas avant de commencer à coudre.
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Lun 8 Déc - 14:51

Si le cœur vous en dit, je vous mène au campement. Malheureusement mes compagnons sont absents pour l’instant. Je m’inquiète pour Louis… il est si maladroit. J’espère qu’Achille veille sur lui.

Un roi maladroit? Esperons qu'il faisait des efforts devant ses fidèles sinon le peuple aurait put se rebeller pour prendre sa place et qui sat, peut être que ça avait été le cas. Commode repensa à la contré dont lui avait Richard. Il décida de lui poser la question:

"Vous m'avez dit que c'était un roi de France... Je n'ai jamais entendu parler de cette terre. Où se situe-t-elle?"

Il était vrai que Commode ne le savait mais avant de s'appeller la France le payx éta connu comme la Gaule qui avait donné tant de mal aux Romain mais qui était tout de même tombé en leur main. Quoi? Vous pensiez qu'asterix et obelix avait existé? Et bien non. L'empereur écouta ensuite le discour de Richard auquel il ne compris rien du tout. Un aerostat? Un bruleur? Tout ceci était des objets que l'empereur ne connaissait pas. Il apprendrait bien au fil du temps et ne voulait pas poser de question pour l'instant.


Ne trouvez-vous pas que l’on nous force à demeurer sur place ? Plusieurs gars se sont… égarés dans des tentatives de fuites. En avez-vous eu vent ?

"Certain ont construit un radeau comme ils appellent. Mais au bout d'un moment il n'avançaient plus... comme si un mur invisible les en empêchait. Peut être que par l'air ça marchera!!"

Effectivement lui aussi avait été étonné de savoir qu'on était comme prisonnier des îles mais peut être aussi que c'était les caprices de la mer qui les empêchait de partir. Le vent serait plus clement du moins il fallait l'esperer. Après avoir monté une côte qui ne fatigua pas vraiment Commode, ils arrivèrent enfin au camp dont Richard commença les éloges:


Nous avons choisi ce lieu en résidence pour plusieurs raisons que vous devinerez aisément. D’ici, nous avons vue sur toute la vallée. On ne peut nous surprendre dans une quelconque razzia.
Malgré que le champignon accorde ce qu’il veut à qui il veut, il y a toujours des jaloux…


"Lieu strategique effectivement..."

Décidemment ce Richard était bîen plus intelligent qu'il n'en avait l'air dans cet acoutrement très étrange mais l'habit ne faisait pas le prêtre. Pourtant les vêtements était très important. Qu'aurait l'air Commode s'il n'avait plus sa couronne de laurier l'or et son habit d'empereur? Plus personne ne le prendrait au sérieux. C'était d'ailleur pour cela qu'il avait été precis avec le champignon sur ce point là. Ils allèrent ensuite à l'endroit ou le ballon volant se construisait et quand Commode vu la chose il ne comrpsi rien à rien. Comment pourrait-il faire voler une chose pareil?


Vu ainsi, c’est, euh, peu explicite. Gonflé, vous verrez, c’est magnifique.

Il voulait bien le croire... qui ne tente rien n'a rien et si c'était un des seuls moyens de partir alors autant y croire comme il ne pouvait. Il vit Richard s'asseoir, prendre une aiguille et commencer à coudre. Que devait-il faire? Le regarder? Non cela donnerait l'impression qu'il laissez faire le travail aux autres et qu'il s'installerait juste pour la traversé. Non... il voulait gagner la confiance de ces gens qui, même si ils avaient entendu parler de lui, ne le connaissait pas en vrai. Il s'assit aussi en tailleur, prit du fil et une aiguille et essaya de passer le fil dans le trou. Il n'y arriva qu'au bout de cinq minutes. C'était, après tout, la première fois qu'il faisait ça lui même. Il prit deux bout de tente et commença à coudre en ayant d'abord observé comment faisait Richard. Voyant que celui-ci avait l'air étonné de l'initiative de l'empereur il lui dit, un sourire ironique aux lèvres:

"Vous l'avez dit vous même il n'y a plus de domestique pour faire les tâches... alors allons-y..."

Il esperait bien que cela marcherait, peut être pas de suite mais à force les trois finiront bien par croire qu'il est sincère. Commode est très fort pour le mensonge et la manipulation et c'est le genre d'art qui traverse les siecle.
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Ven 12 Déc - 14:45

Voir le suivre placidement Commode, étonna déjà Richard. Néanmoins, il fut encore plus surpris lorsque, sans façon, l’ex-empereur s’assit et tenta d’enfiler une aiguille.
Manifestement l’idée de s’envoler dans les airs séduisait le monarque. Pourtant, rompu à la diplomatie, exploration et espionnage divers, Burton demeura sceptique sur les intentions réelles de ce Romain. Il ne fallait cependant pas éveiller ses soupçons et puisque toute aide était la bienvenue, autant en profiter.
Avec lenteur, Richard s’appliqua, conseillant parfois son compagnon sur la façon d’assembler les toiles. Il fallait bien meubler les silences aussi Richard jugea-t-il bon d’expliquer un peu l’évolution du monde depuis la disparition de l’empereur jusqu’à la sienne propre.


Vous devez vous douter qu’il a passé bien de l’eau sous les ponts depuis votre assassinat en 192. Vous fûtes le deniers des Antonins. Les Sevère vous ont remplacé, pour votre gouverne. De nombreuses autres lignées se sont succédées puis, trop grand, trop corrompu, votre beau système n’a pas résisté au Vème siècle.
Le monde a changé, évolué avec l’apparition de nouvelles technologies… des inventions, si vous préférez. Celle que nous construisons en est une. J’espère bien dénicher quelqu’un qui s’y connaisse vraiment avant de monter dans la nacelle que nous bâtirons en dernier.


Ça c’était un des gros soucis de Richard. Il n’avait pas envie de prendre des risques démesurés et d’aller se fracasser contre les parois des falaises monumentales qui bordaient le fleuve.

Nous devrons aussi régler le problème de l’approvisionnement. Vous n’êtes pas sans savoir, je suppose, que tous ceux qui ont tenté de s’éloigner du champignon ont soit disparus, soit sont revenus bredouilles et affamés.
Si l’on pouvait disposer de glace, ce serait très intéressant à la conservation des aliments.
A mon époque plusieurs cas de mammouths congelés ont été recensés. Des sortes d’éléphants préhistoriques datant de plusieurs milliers d’années…


Son bavardage ne semblait pas déplaire au monarque. Richard le jugea comme… pressé de s’ouvrir de nouveaux horizons et que pour cela, il était quasi prêt à n’importe quoi.

Désirez-vous un café ? J’ignore si vous connaissez ? J’étais plutôt thé mais j’y ai pris goût en Orient. Rien de tel pour stimuler corps et esprit. Je le prépare comme là-bas, c’est très fort. Le sucre l’adoucira.

Déjà Burton se pourlécha en se levant afin de préparer la casserole d’eau et la poudre brune.
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Achille, héros de Troie
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Jeu 18 Déc - 22:14

Ranimer Louis ne demanda que quelques bonnes petites baffes et un commentaire ponctuel. Décidément, le roi avait envie de se créditer le prix accordé et en un rien, avait récupéré part de son aplomb.

Arrête de me taper ! Aide-moi plutôt à me lever.

D'une poigne vigoureuse Achille le remit sur pied, rien que pour constater qu'il ne tenait pas trop bien sur ses jambes.

Assieds toi plutôt!

Mais le conseil tomba en ouïes sourdes, le monarque avait vraisemblablement d'autres préoccupations que sa santé pour l'instant.

Tiens ? Tu as fait quoi de ce monstre préhistorique ? Tu l’as balancé dans la vallée ?

De quoi parlait il? Pensant que son ami était devenu devenu aveugle du coup, le prince des Myrmidons se tourna vers l'endroit où gisait l'infâme créature...et là...il n'y avait absolument rien. Interloqué, il regarda de nouveau Louis.

Je ne comprends rien...non, je ne l'ai pas balancé dans la vallée, je l'ai tué. Il était là, il y a une minute...

Il ne comprenait rien et cela alla de mal en pire. Voilà que le quatorzième du nom réclamait Mata pour pouvoir l'embrasser comme promis...mais là encore il fallut se rendre à l'évidence que la belle, à l'égal du néandertalien, s'était bel et bien enfumée.

Il eurent beau crier son nom à en perdre presque la voix...rien n'y fit. Mata Hari avait disparu.

Consternés, ils se regardèrent, essayant de trouver une explication à l'inexplicable. Pourtant, il y avait des choses plus urgentes...Louis, si bien en apparence d'une pièce après sa brutale rencontre avec la Préhistoire, était tout de même blessé. Rien de grave, à l'avis d'Achille, habitué à voir bien pire, mais il saignait abondamment.

Par Zeus, tu saignes comme un porc. Rentrons plutôt au campement...Richard pourra te raccommoder. Un petit coup de fer rougi aidera sûrement à te laisser comme neuf.

L'idée ne sembla pas enchanter le quatorzième du nom. Devenu plus pâle qu'il ne l'était d'habitude, il chancela en murmurant qu'il en avait l'habitude...Achille se demanda de quoi...si de saigner comme un porc ou d'être gentiment grillé comme un bout de viande...mais il n'eut pas de temps à perdre en élucubrations que l'autre s'effondrait gracieusement.

Pourquoi il fait nuit!?,
demanda t'il bêtement en s'évanouissant dans les bras du guerrier qui l'avait rattrapé de justesse.

Juste ce qu'il me manquait...

S'en suivit une bordée de jurons bien sentis alors qu'il commençait à dévaler la pente en portant son précieux fardeau...après tout c'était un roi de France, où que ça ait bien voulu se trouver, qu'il avait sur les bras...Heureusement qu'il était fort et Louis pas costaud. Plutôt courant que marchant, Achille refit le chemin vers le campement où ils avaient si gaiement abandonné Sir Richard.

Pensant trouver l'anglais plutôt de mauvaise humeur à cause de leur désertion, Achille fut bien surpris de le trouver en jouant les bonnes ménagères...en compagnie d'un inconnu, jamais vu auparavant dans les alentours.

Sûrement que le voir débouler, couvert de sang, en portant le pauvre roi évanoui et ensanglanté lui aussi, ne donna rien de bon à penser à Sir Richard et l'inconnu mais Achille n'était pas à ces considération près. Sans donner d'explications, il déposa Louis sur la première couche trouvée et alla quérir de l'eau et un torchon propre.


Tu vas rester là à me regarder, sans rien faire!?...Louis est mal en point...et non, ce n'est pas moi qui l'ai mis dans cet état.

*Tu deviens susceptible, mon vieux...personne a rien dit.*


Il crût tout de même bon raconter à grands traits leur aventure avec le préhistorique même s'il omit volontairement de parler de Mata. Tout en parlant, il épongeait le menton de Louis.

Va falloir faire quelque chose...il saigne comme égorgé!

Si bien sa conversation était destinée à Sir Richard Burton, Achille ne quittait pas du coin de l'œil l'individu qui, aiguille en main semblait avoir été en train de...oh, surprise! de coudre la fameuse toile que lui, avait si bien dénigrée. Quelque chose en l'attitude de l'homme lui fit courir un frisson désagréable le long de l'échine...L'inconnu paré superbement et coiffé de lauriers d'or, suivait la scène d'un air plein de morgue, la lèvre dédaigneuse.

*En voilà un qui se prend pour quelqu'un.*

Agacé, il retourna son attention vers Louis, qui pâle comme un linceul, demeurait obstinément évanoui puis regarda de nouveau l'anglais.

Alors, tu bouges ou quoi!?
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Lun 22 Déc - 0:31

Commode n'avait jamais prit une aiguille de sa vie. Il savait manier les pointe un peu plus grande comme les épées mais avec une aiguille c'était tout autre chose. Aussi lui fallut-il du temps avant de prendre le coup de main sans se blesser ou faire n'importe quoi. Richard fut là pour l'aider à s'y faire mais déjà Commode avait fait une tâche de sang avec son pouce, il c'était planté l'aiguille dedans. Bah... tant pis... c'était une toile géante que l'ont construisait pas une cape de riche romain. Richard décida d'agrimenter la conversation, tant mieux, Commode s'ennuirait moins puisqu'il trouvait cette île sans aucun amusement.

Vous devez vous douter qu’il a passé bien de l’eau sous les ponts depuis votre assassinat en 192. Vous fûtes le deniers des Antonins. Les Sevère vous ont remplacé, pour votre gouverne. De nombreuses autres lignées se sont succédées puis, trop grand, trop corrompu, votre beau système n’a pas résisté au Vème siècle.
Le monde a changé, évolué avec l’apparition de nouvelles technologies… des inventions, si vous préférez. Celle que nous construisons en est une. J’espère bien dénicher quelqu’un qui s’y connaisse vraiment avant de monter dans la nacelle que nous bâtirons en dernier.


De l'eau sous les ponts? Quelle etrange expression... Neanmoins Commode avait compris ce qu'elle voulait dire. Allons donc il avait été le dernier des Antonins... ce qui était logique puisqu'il n'avait pas eu de descendance ou alors aucune legitime. Les Severe l'avait remplacé... peut importe, la Rome da'vant avait disparut mais pour Commode il était toujours un empereur qui devait être respecté mais en sachant que toutes les personnes ici se sentait importante, qui s'abaisserait devant un empereur cruelle et assassiné? En prononçant la dernière phrase, Commode avait sentit que l'homme des nouveaux temps n'était pas très à l'aise... Commode eu alors une idée qui pourrait les permettre de se passer d'un expert:

"Vous n'avez qu'à faire la même invention en miniature et la tester pour voir si cela fonctionne. C'est comme cela que nous faisions nous avec les bâtiment, pour voir si ils ne s'écroulaient pas et si les mur était solide. La plupart du temps cela était très utile pour nos architectes."

Et bien oui... si ils faisaient assez de calcul pour que le poid de la miniature et l'air chaud qui serait envoyé dans la toile était divisé par le même nombre alors ils pourraient aisemment voir si cela serait suffisant ou si ils c'était coupé les pouces pour rien.


Nous devrons aussi régler le problème de l’approvisionnement. Vous n’êtes pas sans savoir, je suppose, que tous ceux qui ont tenté de s’éloigner du champignon ont soit disparus, soit sont revenus bredouilles et affamés.
Si l’on pouvait disposer de glace, ce serait très intéressant à la conservation des aliments.
A mon époque plusieurs cas de mammouths congelés ont été recensés. Des sortes d’éléphants préhistoriques datant de plusieurs milliers d’années…


Des elephants prehistorique datant que plusieurs millier d'année retrouvé intact dans de la glace? Voilà qui était interessant. Si seulement Commode avait eu toutes ces idées avant, le peuple de Rome l'aurait encore plus aimé mais les temps n'étaient pas les même. Là encore une réflexion faisait place aux explications:

"D'autant plus que si il y a trop de poid peut être que votre chose ne pourra plus s'envoler."

En fait il n'en savait rien mais il avait toujours remarqué que les personnes graisseuse sautaient toujours moins haut que les maigrelet qui éait, en plus, facile à porter. Ainsi on pouvait penser que cela pourrait avoir un rapport aussi avec le vole. L'oiseau est leger et réussit à voler avec ses ailes, l'homme est lourd et ne peux voler avec ses bras même en les faisant bettre l'air très vite. Il le savait, il avait déjà essayé quand il était petit.


Désirez-vous un café ? J’ignore si vous connaissez ? J’étais plutôt thé mais j’y ai pris goût en Orient. Rien de tel pour stimuler corps et esprit. Je le prépare comme là-bas, c’est très fort. Le sucre l’adoucira.

Un quoi? Un café? Commode ne connaissait pas effectivement mais il n'était pas contre les découvertes et c'est par un signe de tête qu'il répondit oui à Richard. A ce moment là un homme arriva avec un autre homme dans les bras. Sûrement les compagnons dont il lui avait parlé. En voyant le blessé Commode se leva mais ne fit rien, il ne le connaissait pas et il ne savait pas quoi faire. Il tuait les gens lui, il ne les soignait pas. Achille, oui car c'était le plus musclé, demanda de l'aide à Richard en poussant quelques juron de l'époque.
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Lun 22 Déc - 13:46

Tout gentiment en train de faire chauffer l’eau dans la cassolette prévue à cet effet, Richard songeait aux idées émises par l’illustre empereur qui cousait du mieux qu’il pouvait.
Faire une miniature était une idée séduisante mais elle devrait néanmoins être volumineuse pour y adjoindre un brûleur du type de celui demandé. La théorie, Burton la connaissait. Il avait calculé l’exact diamètre que devrait avoir l’enveloppe pour que le volume d’air soit suffisant pour élever une masse estimée à 500 kg. C’était surtout la direction de l’engin qui le tracassait. Pour monter et descendre, il ne fallait pas être super doué pour le comprendre. On jetait du lest, on montait. On coupait l’air chaud voire ouvrait des soupapes, on descendait. Mais comment être sûr de prendre le bon vent…
L’eau frémissait, c’était le moment de jeter la poudre brune à l’arôme si particulier.
Un appel à la fois angoissé et furieux l’interrompit. Richard sursauta en contemplant un spectacle affreux : Achille portait le corps inanimé et très ensanglanté de Louis.
Stupéfait, Burton demeura sans réactions ce qui le malheur de déplaire au Grec qui s’énerva franchement :


Tu vas rester là à me regarder, sans rien faire!?...Louis est mal en point...et non, ce n'est pas moi qui l'ai mis dans cet état.

Jamais Richard n’aurait imaginé une telle chose. Loulou était casse-pied mais Achille ne l’aurait pas malmené à ce point.
Il regarda le guerrier déposer Louis et chercher du linge propre quand une dernière vindicte le ranima :


Alors, tu bouges ou quoi!?

Dopé, Richard s’approcha du XIVème afin de vérifier son état. Soulevant ses paupières, il constata l’évanouissement profond de l’ex-monarque. Le pouls était très faible, Louis saignait toujours.

On a deux solutions, dit Richard en se redressant. Ou on cautérise au fer rouge, ou on recoud. Je crois que notre ami préférera cette seconde solution.

Il savait à quel point Louis aimait sa belle gueule, l’amocher d’une balafre ne l’agréerait guère.
Puisque l’eau bouillait à présent, tant pis pour le café ; on en referait après.
Richard alla quérir du fil et une aiguille. Il passa l’aiguille au feu tout en pestant sous la chaleur puis l’enfila avant de jeter l’ensemble dans la casserole.
Pendant ce temps, Achille comprimait la blessure du mieux qu’il pouvait.
Lorsqu’il estima son matériel désinfecté, Richard prit un autre chiffon propre et lava la plaie que révéla le Grec en se retirant. L’ex-explorateur n’avait jamais fait ça mais il était le plus habile en couture dans le secteur, apparemment. Il avait déjà été recousu lui-même, les cicatrices de ses joues en témoignaient.
Prenant son courage à deux mains pendant que celles, puissantes, d’Achille maintenaient le blessé sur sa couche, Richard piqua la peau de Louis qui bougea à peine.
Un patient travail débuta. Point par point, nouant à intervalle plus ou moins régulier, l’Anglais parvint à créer une épissure assez réussie. Ça suintait à peine à présent.
Lors d’une exploration de leur environnement, Burton avait découvert des baies très sucrées qu’il avait fait macérer quelque temps. Il voulait en faire la surprise à ses compagnons ; il jugea que le moment était bon.
Pas d’alambic pour distiller ce breuvage et en augmenter la teneur en alcool, tant pis. Ce serait toujours plus fort que la bière locale fournie par le champignon.
Il se lava les mains, prit des timbales et son « nectar »


Tournée générale, dit-il en y versant sa mixture qu’il tendit à ses compagnons
debout.

Il s’accroupit à nouveau près de Louis pour le forcer à ingurgiter la boisson.
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Sam 27 Déc - 19:21

La nuit était tombée bien vite. Louis ne se rappelait pas que ce phénomène puisse se produire ainsi. Il eut l’impression de flotter sur un doux nuage et de vagabonder au gré du vent. L’obscurité ne dura pas et il s’éveilla frais comme un gardon posé sur du tendre gazon.
Non loin de lui… Louise ! Une Louise toute jeune comme celle qu’il aurait dû connaître avant de courir partout où la bagatelle l’appelait. Elle lui souriait tendrement, vêtue telle une princesse de sa cour.
Pourquoi ne pas essayer de rattraper le temps perdu ?
Il se leva et s’approcha :


Louise ! Dieu que tu es belle. Me pardonneras-tu jamais le mal que je t’ai fait ? Je me suis comporté pire qu’un idiot. Tu étais la plus belle des fleurs et je t’ai négligée.

Il voulut la toucher, elle rit et s’écarta à petites foulées, mutine.
Si elle voulait jouer comme jadis, Louis s’en réjouit. Un délicat chassé-croisé s’organisa.
Coucou par ci, coucou par là, d’arbre en arbre la beauté se défilait à chaque fois qu’il était sur le point de la saisir.
Sans qu’il ne s’en rende compte, il se dirigeait au bord d’une falaise. Louise lui lança un regard tellement ravageur, que l’ex-XIV fondit littéralement :


Mon amour… tu es la seule qui ait compté. Laisse-mOUAHHHHHHHHH…

Il tombait ! Hurlant, se débattant mieux qu’un diable, il agitait bras et jambes en tous sens, beuglant sa frayeur de glisser dans ce vide insondable.
Des images folles lui traversèrent l’esprit. Passé ? Futur ? Il n’en savait rien. Sa poitrine allait éclater sous les battements désordonnés de son cœur émotionné.
Il vit des feux d’artifice tels qu’il n’en avait pas connus. Puis un château… une forteresse inédite. Pas le temps de se demander ce que c’était, il s’écroulait par terre. Pas de douleurs ? Cela l’étonna. A quatre patte, il se redressa pour examiner ce nouvel environnement. Louise avait disparu, il fut chagriné mais voulait explorer.


Il se trouvait dans une sorte de tunnel. Les passages secrets de Versailles y correspondaient sauf que les lumières étaient vraiment surprenantes. On aurait dit qu’elles se cachaient dans des globes de verre…
Attentif, curieux, Louis les suivit une à une. Il vit une porte au bout de cette galerie large et voulut la franchir. C’est alors que quelque chose d’épouvantable le saisit à la gorge. Il lutta, chercha à combattre ce feu qui le dévorait.


Mais ça va pas la tête ! cria-t-il en ouvrant les yeux face à un Burton mitigé.

Ôte tes patte, Richard. C’est quoi ce truc ? De la lave en fusion ?

Il toussa, cracha, ce qui déclencha un rire très connu : Achille se moquait de lui !

Pourquoi tu te marres ? Et c’est qui ce nouveau ? J’étais sur le point d’ouvrir une porte très importante… euh je crois.

Une douleur l’obligea à se masser le menton. Ce qu’il y découvrit le fit pâlir :

Que m’avez-vous fait ? On m’a défiguré ? Un miroir, vite ! Mon royaume pour un miroir !
Pourquoi rigolaient-ils tous ? Piqué, il voulut se lever de la couche où on l’avait étendu mais la tête lui tourna, il pleurnicha :

Louise…. Elle était là. La porte aussi, croyez-moi.

Une odeur flatta ses narines. Ça, il connaissait depuis peu mais adorait :

Richard, deux tasses pour moi, s’il te plaît et sans sucre. Vous, l’auréolé d’or, cessez de me fixer ainsi et toi, Achille… merci.

Epuisé, Louis referma les yeux.
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Ven 2 Jan - 22:41

Richard prit rapidemment les choses en main en soignant Louis. Du fil et une aiguille mais ce n'était plus la machine volante qu'il cousait c'était la peau de Louis... C'était une technique que les romains utilisaient aussi mais jamais il n'en avait eu besoin car les blessures qu'il avait eu avait toujours été très superficiel, rien de sérieux et c'était la première fois qu'il voyait faire cela en vrai. Après de longue minute de soin où Achille et Commode regardait Richard faire avec attention et un peu d'admiration, le soigneur se leva et alla chercher un nectar alcoolisé pour en offrir à tout le monde.

Tournée générale

Commode prit son verre avec plaisir et goûta la mixture qui avait un goût inconnu, c'était un alcool assez fort mais très bon au goût. Lui qui aimait les soirée alcoolisé il ne pouvait qu'apprecier qu'il ne soit pas le seul à aimer ça. Ils trinquèrent et Richard s'accroupi pour forcer Louis à boire ce qui le réveilla en le sortant d'un sommeil profond mais tout de même agité.

Mais ça va pas la tête ! Ôte tes patte, Richard. C’est quoi ce truc ? De la lave en fusion ?

Commode ne put s'empêcher de rire en entendant la remarque. Il but une gorgée de plus en regardant Achilles rire tout autant que lui. Louis les regarda d'un air outré ^puis dit:

Pourquoi tu te marres ? Et c’est qui ce nouveau ? J’étais sur le point d’ouvrir une porte très importante… euh je crois

Achille ne répondit pas mais Commode lui devait se presenter c'était la moindre des politesses même si il avait commencé par rire de lui il lui dit tout en se retenant de rire:

"Je suis l'empereur Commode!!"

Louis ne lui répondit pas parce qu'entre temps il avait passé sa main sur son menton ce qui provoqua une hysterie total chez lui et un fou rire chze les trois autres. Le voir se mettre dans cet état là était plutôt comique il fallait l'avouer, si des spectacles comme ça été donné au cirque cela aurait amusé beaucoup de gens mais il n'y avait que du sang. L'un ou l'autre était aussi jouissif. Il demanda un miroir mais n'en eu pas un, il tenta de se lever mais retombit sur sa couchette car la tête lui tournait encore. Il parla ensuite d'une Louise tout en pleurnichant et même si Commode ne connaissait aucune Louise la tête du roi de France le fit assez rire aussi. Pour finir il demanda une tasse du fameux café dont Commode 'navait aps eu l'occasion de goûter.

"Je préfère largement cette boisson alcoolisé à moins qu'il y en ait aussi dans le café!!"

Cela lui faisait penser qu'il n'avait toujours pas fait connaissance avec Achille de Troie. il connaissait bien son histoire. Il lui dit:

"Achille de Troie, fils de Thétis et de Pélée !! Je suis honoré de faire votre rencontre, mon père me contait votre histoire quand j'étais enfant!!"
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Achille, héros de Troie
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Mar 6 Jan - 0:54

En retenant solidement Louis sur sa couche, Achille suivit attentivement les gestes de Sir Richard, qui recousait patiemment le blessé. Il devait lui reconnaître une certaine habileté car une fois la tâche finie on pouvait presque dire que le Quatorzième du nom était resté comme neuf...à quelques détails près...de son temps on n'avait pas tant de délicatesse pour soigner une plaie béante...un fer à rouge faisait très bien l'affaire même si les résultats n'étaient pas si esthétiques.

L'heure de couture terminée, l'anglais se leva et à la surprise du guerrier offrit une tournée générale de seuls les Dieux savaient quelle mixture. C'était fort et pas désagréable du tout. Achille en avala une bonne rasade en sentant l'alcool âcre lui brûler le gosier. L'inconnu paré de lauriers sembla aussi trouver la boisson à son goût mais pour Sa Majesté il en fut tout autrement...à peine avalé un peu du fameux "nectar", il commença à hurler comme une âme damnée en accusant Richard de lui faire boire de la lave en fusion...c'en fut trop pour Achille qui s'esclaffa en toute joie de cœur...d'abord de soulagement en voyant son ami reprendre vie et puis parce que c'était franchement hilarant le voir là, toussant et crachant, les larmes aux yeux.


Pourquoi tu te marres?

Louis le regardait, accusateur et vexé.

Me marrer? Moi?...pas du tout!, mais il continuait à rire à gorge déployée imité par l'homme aux lauriers.

Ce ne fut pas la réaction de Louis en découvrant sa blessure fraichement recousue qui freina les rires...

Que m’avez-vous fait ? On m’a défiguré ? Un miroir, vite ! Mon royaume pour un miroir !

Franchement là, il exagérait un peu...mais Achille ne pouvait pas s'empêcher de le trouver émouvant...il semblait se désoler d'avoir été tiré d'un rêve qui lui avait permis de retrouver...Louise? Louis? Louise? Pas trop d'imagination de ces temps là...Oui! parfois les rêves lui permettaient, lui aussi de retrouver ceux qui n'étaient plus...

T'en fais pas Louis, tu es toujours aussi...bien. Je parie que tu sais qui serait du même avis que moi!

On parlait de café...peuh! Achille l'avait déjà gouté mais ne lui trouvait rien de spécial...ce fut le moment que l'inconnu choisit pour se présenter:

Je suis l'empereur Commode.

*Empereur si tu veux...Commode, mon œil!*

Au moins, il ne pouvait pas se plaindre...la compagnie était sélecte...un noble anglais, un empereur, un roi...

Et voilà que Commode venait vers lui:


Achille de Troie, fils de Thétis et de Pélée !! Je suis honoré de faire votre rencontre, mon père me contait votre histoire quand j'étais enfant!!

Ah bon...pas pour vous faire dormir, j'espère!

Il commençait à en avoir sérieusement marre d'être connu de tous et de ne connaître personne, cela tenait du désavantage! Il faudrait prendre l'affaire en main et dénicher qui veuille l'instruire dûment sur les faits déroulés depuis...sa mort...même si ça risquait de prendre un bon bout de temps!

Et vous, Commode...de quelle contrée venez vous?..et de quelle époque?

D'autant mieux commencer tout de suite à élargir ses horizons...quoiqu'en y pensant bien les siècles en retard pouvaient encore attendre un peu.

Donne moi un peu plus de ta lave en fusion, Richard...quelle journée!

Pour une raison qui lui échappait, il ne se sentait pas d'aplomb à bavarder comme si rien avec Commode...quelque chose lui disait que cet homme était bien plus dangereux qu'il n'en avait l'air. Il faudrait se tenir sur ses gardes.

Je dois supposer, Commode, que vous étiez aussi un guerrier...quoique votre armure me semble bien resplendissante pour avoir servi à la guerre!

Pourquoi cette soudaine envie de lui chercher ouvertement noise? Il se tourna vers Richard, l'interrogeant du regard puis alla vers Louis et s'accroupit face à lui.

La prochaine fois, Louis...on se passe de jouer à...colin truc machin...dans ce coin, faut avoir les yeux bien ouverts!

Une tape amicale au bras du monarque...qui l'étala de nouveau sur la couche.

Allez, Richard...donne lui son café...il en a besoin!
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Ven 9 Jan - 1:03

Ce Louis ! Il savait être impayable quand il le voulait. Richard était assez satisfait de son ouvrage, il est vrai qu’il commençait à avoir une bonne technique de couture. Mais voir L’ex-roi Soleil réclamer un miroir en se croyant défiguré, déclencha l’hilarité générale.
Bizarre de constater comment Commode réagissait. Une étrange sensation d’avoir fait pénétrer le loup dans la bergerie dérangeait Burton qui dissimula comme il put ses réticences vis-à-vis de l’ex-empereur. D’ailleurs il ne devait pas être le seul à partager cette opinion. Alors que Le XIVème pleurnichait, Commode se présenta à l’un puis à l’autre :


Achille de Troie, fils de Thétis et de Pélée !! Je suis honoré de faire votre rencontre, mon père me contait votre histoire quand j'étais enfant!!

. Aussitôt, Richard sentit une animosité assez « venimeuse » poindre dans le ton faussement badin du héros grec qui, après avoir réclamé une autre rasade d’alcool, attaqua :

Je dois supposer, Commode, que vous étiez aussi un guerrier...quoique votre armure me semble bien resplendissante pour avoir servi à la guerre!

*Chichille, tu dérailles. C’est presque de la provocation !*

On ne pouvait espérer grande diplomatie d’un guerrier tel que le Grec. Pourtant depuis qu’ils étaient au bord du fleuve, Richard avait pu apprécier la finesse d’esprit du Héros. S’il n’encadrait pas Commode, c’est que lui aussi s’en méfiait.
Un dérivatif arriva avec une seconde tournée du « nectar » que Burton laissa circuler entre les deux hommes, lui s’occuperait du café.
Pour se remettre de ses émotions et de la bourrade renversante d’Achille, Louis avait vraiment besoin d’un petit noir serré.
Dans trois petits gobelets, il versa le liquide épais plein de marc, y ajouta le sucre, mélangea puis ajouta quelques gouttes d’eau fraîches destinées à accélérer le dépôt de la « lie ». Certains mettaient le sucre en même temps que la poudre dans l’eau froide avant de la chauffer, Richard préférait cette méthode-ci. Louis, une fois servi parut oublier ses maux pour observer l’empereur du coin de l’œil. Ce pouvait-il que ce roitelet soit jaloux de la prestance manifeste du romain ? A moins qu’il ne soit simplement vexé d’avoir moins retenu l’attention ? Difficile à dire. Quoiqu’il en soit ce qu’avait débité Louis n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le britannique gambergea tout en sirotant sa boisson comme elle se le devait : à petits coups.


*Il était évanoui, ce qu’il a raconté ne signifie rien… Et s’il avait vraiment vu une porte ?*

Cette idée était terriblement tentante. Mais entre voir une porte en rêve et en trouver une… la distance était énorme. Cette solution leur éviterait de se casser la figure en montgolfière, en tout cas.
Oubliant ce détail, Richard reprit son « œuvre » de couture pendant que Commode et Achille tentaient ce qui ressemblait soit à une conciliation, soit à un début d’affrontement. Selon Richard, le romain, même superbement froissé ne tenterait pas de s’en prendre à Achille autrement que verbalement. Certes, s’il avait bonne mémoire, à son époque Commode descendait parfois lui-même dans l’arène se mêler aux combats. On pouvait donc s’attendre aussi à un fameux pugilat. Cette perspective embarrassait Richard qui ne voulait pas de querelles dans son groupe. Selon lui, le héros grec exagérait et aurait dû jouer l’hypocrisie plutôt que de risquer d’offenser un homme aussi dangereux. Evidemment, Achille ne connaissait rien de l’empereur. Richard se promit de le renseigner dès que l’occasion se présenterait.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Ven 9 Jan - 2:59

Les voir rigoler à ses dépens faillit faire virer le XIVème au cramoisi.

T'en fais pas Louis, tu es toujours aussi...bien. Je parie que tu sais qui serait du même avis que moi!

Voilà qui rassura un peu l’ex-monarque. Après tout, arborer une cicatrice, preuve de bravoure selon certains, pouvait parfois faire fondre le cœur des jouvencelles. Mais à qui Achille faisait-il allusion ? Ah, à Mata, bien sûr. Qu’était-elle devenue ?? Il n’osa pas poser la question car l’intrus auréolé d’or se présentait à lui :


Je suis l’empereur Commode.

Rompu aux cours d’histoire sur les illustres antiques, Louis demeura baba. Romain, ça il l’avait deviné rien qu’à sa mise de l’énergumène mais tomber sur celui-là en particulier lui déplaisait assez fort. Autre fait dérangeant, l’empereur s’adressait à Achille comme s’il rencontrait un… égal.

*Il est vrai que pour lui, je ne représente rien ! S’il savait à qui il a affaire, il aurait une autre attitude.* pensa-t-il avec humeur.

L’échange avec le héros grec le rasséréna. Louis adora la façon à peine narquoise dont il rabaissa sa superbe au romain.


*Méfie-toi, mon ami. Ce gars est un fourbe de première. Tu ignores qui tu affrontes.*

Il n’eut pas beaucoup de temps de s’appesantir sur ce qu’il ressentait. Une bourrade à assommer un bœuf s’abattit gentiment sur son épaule, l’expédiant illico à la renverse.
Quelques instants plus tard, une bienvenue tasse du délicieux café de Richard le réconforta. Voilà qui était beaucoup plus agréable que ce chocolat apparu en France sous son règne. Sa première épouse, Marie-Thérèse, en était folle, lui n’appréciait guère ce truc pâteux. Puisque sa femme y tenait, il en fit une sorte de mode à Versailles, jadis…
Buvant à petites lampées, comme Burton le lui avait appris, Louis n’en observa pas moins le manège des autres. Burton reprenait la couture, Achille et Commode jouaient à qui serait le meilleur coq. Pas à dire mais il y avait de l’orage dans l’air.


*Ces deux-là vont en venir aux mains. Commode ne l’est pas du tout ! C’est un valeureux combattant et Achille l’ignore. Seigneur, Louise, aidez-moi !*

Pour couper court à une éventuelle algarade, Louis se manifesta :

J’ai vraiment vu une porte. Marrez-vous si vous voulez mais il y en a une qui doit donner sur… autre chose.

S’il avait l’air fin, il s’en moquait. Il désirait à tout prix éviter une rixe. Achille ne connaissait pas Commode comme lui et Richard l’entendaient, divergence d’époque oblige.

* Mon ami, tu t’engages trop. Rompons les rangs quitte à paraître idiot*
Tu es devenu un professionnel dans l’art de l’épissure, Richard. Cousons, donc ! Ton projet nous mènera peut-être à la porte que j’ai vue.


Dédaignant Achille et Commode, il s’accroupit et enfila une aiguille.
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Jeu 15 Jan - 12:56

Ah bon...pas pour vous faire dormir, j'espère!

Commode aurait bien rit à cette remarque mais vu le ton sur lequel il avait été lancé il s'en garda bien. Achille semblait se méfier de lui, ce qui était plutôt bizarre. Ceux qui connaissait sa réputation ne lui disait rien et Achille, qui ne savait rien de lui, le provoquait presque ouvertement. Du moins c'était comme ça que l'avait prit Commode. Achile était un bon mais Commode, même si il n'avait pas fait beaucoup de bataille, manié parfaitement l'épée. Non... il ne fallait pas se battre, pas aujourd'hui, il fallait rester calme et détendu sinon Richard et le roi ne voudrait plus de lui dans l'expédition...

Et vous, Commode...de quelle contrée venez vous?..et de quelle époque?

"Mon nom complet est Aelius Aurelius Commodus... Je suis née en 161 à Rome et j'accède au titre d'empereur Romain en 180."

Il lui avait parlé avec respect, Achille ne connaissait pas l'empire Romain de l'époque de Commode. Personne n'aurait osé lui parler de la sorte, l'empire Romain était immense et il s'étendait de jour en jour quoi que depuis que Commoe avait accédé au trône cela avait été la décadence, entre la peste et la famine, il n'avait pas fait un parfait empereur mais il s'en moquait tant qu'il avait des femmes et du vin avec qui passer le temps, il laisser le peuple aux hommes de pouvoir corrompu.


Je dois supposer, Commode, que vous étiez aussi un guerrier...quoique votre armure me semble bien resplendissante pour avoir servi à la guerre!

Commode lança un regard assassin à Achile, il était peut être un demi-dieu et un héros antique Commode s'en moquait bien, il n'aimait pas qu'on lui parle de cette façon. Achile ne vit pas ce regard puisqu'il c'était tourné vers Richard mais les autres avaient put le remarquer... tant pis, ce regard était justifié. De plus ils avaient regardé Achile l'air de lui dire "arrête tu vas t'attirer des ennuis", ils avaient bien raison. On ne provoque pas un Empereur Romain sans mourir dans son sommeil la nuit même. Non, Commode ne ferait pas ça, il serait de suite accusé et il perdrait toute sa crédibilité. Il changea de regard juste au moment où achile se retourna vers lui avant de lui dire, d'un ton aussi provocateur que celui qu'il avait empreinter:

"J'ai préféré demandé une armure neuve à ce champignon magique. De plus, je laisse rarement assez de temps à mes ennemis pour l'âbimer... ils meurent avant..."

Celà voulait clairement dire que c'était un combattant hors paire. Il ne devait pas être de taille face à Achile, il le savait, mais face à n'importe qui d'autre, il gagnerais sûrement. Son père avait toujours voulu qu'il s'entraîne avec les meilleurs et dès son plus jeune âge Commode maniait l'épée. Il avait toujours aimé le combat, il avait donc apris l'art de tuer.


J’ai vraiment vu une porte. Marrez-vous si vous voulez mais il y en a une qui doit donner sur… autre chose.

On voyait bien que Louis voulait éviter une quelquonque altercation, il devait être un roi très intelligent. Mais si Achile voulait répondre, ce petit aparté ne l'empêcherait pas de le faire. Il voulu ensuite dire à Richard de coudre, et les deux se mirent à l'aiguille et au fil.
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Achille, héros de Troie
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Jeu 22 Jan - 15:00

Les dates et les lieux qu'énuméra Commode ne lui disaient rien, évidemment. Achille s'y était attendu. Il commençait à se faire l'idée d'être l'aïeul de cette histoire et cela était assez loin de le réjouir...Aïeul va et passe, circonstances obligeant mais vivre plongé dans la plus obscure des ignorances, pas du tout. Il fallait y trouver remède et vite.

Le romain, où que Rome ait bien voulu se trouver, avait relevé ses mots avec méfiante surprise. Tiens! Il ne s'était pas attendu à être traité avec si peu de déférence et encore moins par l'insultante suspicion avec laquelle l'accueillait le guerrier!


*Fin tyran...voilà de quoi il a l'air, celui là!*

Les regards de Richard et Louis s'étaient chargés de le prévenir qu'il jouait avec du feu. Ils savaient sans doute assez sur Aelius Aurelius Commodus comme pour se faire du souci avec ce charmant échange de civilitudes. Mais Achille n'avait que faire avec la diplomatie en ce moment.

J'ai préféré demandé une armure neuve à ce champignon magique. De plus, je laisse rarement assez de temps à mes ennemis pour l'abimer... ils meurent avant.

Voilà qui ressemblait beaucoup à une menace voilée. Ignorant les œillades presque suppliantes de Louis, Achille dévisagea l'empereur ,avec un sourire désabusé.

Vraiment? Dois je entendre par cela que vous ne leur laissiez pas le loisir de vous combattre? Un coup de poignard, dans un coin sombre, arrange bien les choses parfois!

Cette fois Louis, le quatorzième du nom, s'empressa de les interrompre sans aucune cérémonie en parlant de nouveau de la porte entrevue en rêves puis s'adonnant, avec un entrain jamais vu, à la couture qu'il dédaignait si bien d'habitude. Richard prit, lui aussi parti pour l'épissure. Commode et Achille ne semblaient pas trop disposés à prendre le fil et l'aiguille.

Pour ma part, je préfère un beau combat avec un adversaire digne, en égalité de conditions. La guerre donne lieu à d'intéressantes rencontres...je dois avouer que le meilleur adversaire que j'ai rencontré a bien été Hector. Ce troyen était admirable. Dommage que nous ayons été ennemis.

Comme si cette réminiscence du passé avait voilé sa bonne humeur, Achille finit sec sa boisson et déposa le gobelet d'un geste agacé. Ce romain n'était pas ce qu'il laissait entrevoir, du coin de l'œil, mine de rien, Achille l'observait le trouvant trop sournois à son goût, devinant que leurs existences, paisibles jusque là, allaient changer à cause de cet empereur là. La méfiance serait de mise...les vieilles habitudes d'antan reprendraient. Commode avait l'air d'être de ceux qui ne peuvent vivre sans savoir les autres soumis à son joug. Achille aurait bien voulu savoir comment il l'avait mené, son empire, mais même sans le savoir sciemment, s'en faisait sa petite idée. Des souverains de ce genre, il en avait connu...et ses souvenirs le ramenèrent vers Agamemnon et ses éternelles intrigues.

Ici, vous l'aurez sans doute remarqué, Aurelius, nous n'avons pas d'armes...à moins de considérer un couteau de cuisine comme tel.

Petit sourire innocent en se redressant, non sans fierté et regardant ses mains.

Ne nous restent que celles ci...si combat quelconque il y a , ce sera à main nue.

Cela ne voulait rien dire d'autre que "Cherche noise et je me ferai un plaisir de te le tordre, ton impérial cou!"

Satisfait d'avoir passé son message, Achille se retourna de nouveau vers Richard et Louis qui cousaient à toute vitesse.

La travail avance bien, je vous rejoins dans un moment...j'ai quelque chose à faire!

Et avant que les autres puissent lui poser des questions, il fit demi tour et passant face à un Commode silencieux quitta le campement à grandes enjambées. Il ne mit pas longtemps à parvenir à sa destination: le Champignon fournisseur! Fallait encore penser à comment présenter sa singulière requête mais après un moment de réflexion il opta pour la franchise.

Me voici dans ce monde dont j'ignore tout, avec des compagnons dont le temps a suivi au mien. Dieux cléments, veuillez m'accorder de quoi remédier mon ignorance...

Il n'avait pas fini de formuler son vœu que lui tombaient presque dessus trois grands et gros livres intitulés: Encyclopédie historique résumée...Achille les releva et y jeta un coup d'œil suspicieux.

*Résumée?...Sacré hibou d'Athéna...l'histoire est lourde à porter!!!*

Chargé de son butin, il alla chercher un coin au calme pour commencer à assouvir sa soif de connaissance.

Amitié obligeant, il commença par chercher une référence quelconque sur son ami Louis XIV...il fut servi. Loulou avait vraiment été le grand roi qu'il prétendait. Surpris, il découvrit aussi bien plus sur Sir Richard Burton que celui ci n'avait voulu dire, noble et sans vantardise. Achille sourit satisfait. Sourire qui s'effaça en trouvant ce qui concernait Commode....son instinct ne l'avait nullement trompé. En parcourant ces lignes, souillées de crimes et trahisons, il sentait son sang se retourner.

*Parfait...je sais à quoi m'en tenir avec toi, Romain...un faux pas et tu retournes en enfer. d'où tu n'aurais pas dû sortir!*

Réconforté par cette idée,et laissant le reste de l'histoire humaine pour un autre moment, il reprit les trois précieux tomes et retourna au campement.

Richard, Louis et Commode s'y trouvaient, devisant paisiblement. Achille rangea son trésor dans sa tente et alla les rejoindre, un sourire malin flottait sur ses lèvres.


J'ai eu une fin de journée des plus enrichissantes, mes amis...vraiment enrichissante!
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Jeu 22 Jan - 17:38

Houla ! Richard n’aimait pas du tout la tournure que prenait la discussion entre le Romain et le Grec. Louis aussi avait senti le danger et l’avait rejoint à la couture. Ils échangèrent un regard de parfaite entente : ça se gâtait.
Commode, glacial mais détendu avait répondu sans équivoque que ses armures avaient rarement eu à souffrir de coups d’ennemis puisqu’il les trucidait avant. Burton ne pouvait que serrer les dents en priant pour que les deux hommes cessent de se provoquer.


Vraiment? Dois je entendre par cela que vous ne leur laissiez pas le loisir de vous combatte? Un coup de poignard, dans un coin sombre arrange bien les choses parfois!
Pour ma part, je préfère un beau combat avec un adversaire digne, en égalité de conditions. La guerre donne lieu à d'intéressantes rencontres...je dois avouer que le meilleur adversaire que j'ai rencontré a bien été Hector. Ce troyen était admirable. Dommage que nous ayons été ennemis.


*M***E, Achille ! Ce gars est une vipère…*


Ici, vous l'aurez sans doute remarqué, Aurelius, nous n'avons pas d'armes...à moins de considérer un couteau de cuisine comme tel.

*Arrête de l’asticoter, ça va mal tourner.*

Ne nous restent que celles ci...si combat quelconque il y a , ce sera à main nue.

Là, Richard crut vraiment qu’ils allaient se rentrer dans le lard. La façon dont Achille contemplait ses mains montrait avec quel vigueur il se ferait un plaisir de s’en servir. Puis, contre toute attente, le héros rompit les rangs en prétextant une quelconque occupation à effectuer.
Dès qu’il eut le dos tourné, le Britannique s’empressa auprès de l’empereur :


Ne tenez pas pour argent comptant les dires de notre aïeul ! Il est vexé par son ignorance. Probablement va-t-il passer ses nerfs sur l’un ou l’autre demoiselle avec lesquelles il a déjà lié… connaissance. Resservez-vous de « vin » ou de café et complétons cet ouvrage.

Là-dessus, il se détourna de Commode pour poursuivre sa couture tout en devisant avec Louis qui n’avait pas ouvert la bouche mais n’en pensait sûrement pas moins que lui.

Reparle-moi de ton rêve, Louis. Ce serait formidable s’il pouvait être vrai. Au rythme où nous allons, cette enveloppe sera terminée fin de semaine. Le calendrier que je tiens à jour dit que cela fait deux mois que nous sommes dessus ! Une chance que le champignon nous ait toujours accordé les fournitures sans sourcilier. On serait fin s’il devenait malade.

Après avoir écouté le récit de l’ex-monarque, Burton se décida à tester à nouveau le fameux brûleur au gaz. Il planta Louis à la corvée et alla chercher l’engin qui lui causait tant de tracas. Cette fois, il était décidé à s’y prendre en douceur. Il avait demandé des allumettes à profusion et plusieurs bombonnes de sécurité et les avaient obtenues sans difficultés. Il n’avait pas osé avouer aux autres avoir également réclamé un manuel d’instructions sur l’emploi des machines volantes. Pas qu’il veuille paraître un puits de science mais… il était le plus « jeune » dans le coin. Faire preuve d’ingéniosité serait une façon de prouver que l’humanité avait bien évolué.
Il se retira donc sous sa tente d’où il ressortit avec l’objet encombrant sous l’œil intéressé de ses acolytes. Il ne rata pas le sourire désabusé de Louis, ce qui le conforta dans sa tentative d’exploit.
Le brûleur stabilisé au sol, il tourna très lentement la molette d’ouverture. Le sifflement lui confirma l’échappée du gaz. Il craqua l’allumette qu’il présenta au jet de fluide invisible. Une belle flamme orangée naquit, Burton intensifia le débit.
Wow ! ça faisait un boucan d’enfer ! La gerbe de feu atteignait presque un mètre ! Tout réjoui, Richard referma la vanne et sourit à ses compagnons. Juste à ce moment, Achille reparut. Il fila sous sa tente puis les rejoignit, apparemment satisfait lui aussi :


J'ai eu une fin de journée des plus enrichissantes, mes amis...vraiment enrichissante!

*J’espère que tu t’es calmé*
Tant mieux ! nous aussi, on ne s’est pas ennuyé.
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Louis XIV
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Sam 24 Jan - 0:46

Patient, l’air innocent, Louis s’était assis non loin de Richard afin de faire semblant de s’absorber à la couture alors que tout son esprit était tourné sur les échanges à proximité.

*Ils vont en venir aux mains ! Achille, non !*


Sa prière muette n’eut aucun écho. Un regard circonspect tomba sur Ricahrd qui semblait lui souffler la tempérance.
Loulou le XIVème n’était pas réputé pour garder sa langue dans son gousset. Habitué à être obéi au doigt et à l’œil, cette situation le dépassait. Soudain son attention fut troublée par une réflexion de Burton au sujet de la porte. Saisissant la balle au bond, il s’empressa de commenter ses visions
:

J’ai vu une porte ogivale en bois bardé de fer. L’endroit est comme une tranchée, étroit et peu commode.

Louis rentra la tête, s’en voulant d’avoir pu vexer davantage l’empereur. Heureusement celui-ci, trop occupé à rivalser avec le héris grc, ne remarqua rien. A bas mot, Louis poursuivit ses explications :

Ça a l’air dément mais je suis persuadé qu’elle existe, cette porte. Est-ce la sortie ? Une issue vers ailleurs ? Ne me le demande pas, je ne le sais pas. Toujours est-il qu’il faudra se diriger vers le Nord. Tu sauras diriger ce ballon ?

Burton ne fit pas grand commentaires après ceux du XIVème. Il semblait intrigué, voire inquiet de l’altercation plus que probable entre l’empereur et le Grec. Par bonheur, ce dernier rompit soudain les rangs en déclarant avoir affaire ailleurs.

*S’il a retrouvé Mata et qu’il ne me le dit pas, gare à lui !*


Mine de rien, dès que le héros fut distancé, Richard tenta d’amadouer Commode en lui proposant alcool ou café.


*Si tu crois qu’il a la tête à ça… S’il possédait un glaive ou un poignard c’en serait fait de notre ami.*

Louis ne pipa mot, se contentant d’appliquer ses points tels que le Britannique les lui avait enseignés. Soudain, Richard se leva, prétextant vouloir à nouveau tester son brûleur. Mentalement, Louis énuméra les soins à appliquer en cas de besoin :


*Arnica, beurre ou glace. Il va finir rôti, un de ces jours.*


La démonstration de Burton fut cependant impeccable. Des flammes jamais observées s’élevèrent à une telle hauteur qu’il n’y tint pas. Lâchant son aiguille il applaudit le spectacle. Ce fut le moment que choisit Achille por réapparaître, la mine satisfaite.
Sir Richard s’empressa de lui demander des comptes sur l’enrichissement avoué, Louis en rajouta :


On va pouvoir voler ! Richard a dompté le brûleur ! Tu aurais dû voir ça.


La mine du Grec ne lui disait rien qui vaille. Il aurait juré voir un chat prêt à gober une souris.

*Il sait pour Commode ! Il sait et veut quand même lui rentrer dans le lard.*

Dieu, comment se sortir de là ?
Pris d’une inspiration soudaine, Louis se mutila volontairement. D’un geste inconsidéré, il s’enfonça l’aiguille dans le pouce en hurlant comme un porc égorgé :


AAAAAAAAAïÏÏÏeeeee ! Ôtez-moi ce truc ! Voyez où vos idiotie nous mènent. Achille, s’il te plaît…

Le héros ne pouvait rester sourd à son appel. Dès qu’il serait à son chevet, Louis se promit de lui susurrer :

Romps les rangs ! C’est un fielleux.

La douleur était insoutenable ; l’ex-roi implora du regard le soutien du Grec.
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Achille, héros de Troie
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Dim 8 Fév - 15:06

Les nouvelles étaient bonnes. Richard semblait tout fier du succès avec le brûleur et Louis le célébrait avec un enthousiasme très bruyant, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. Achille ne fut pas dupe. Ses deux amis étaient encore préoccupés par un possible affrontement avec le romain...lui il en avait tellement envie qu'il aurait pu continuer à l'asticoter jusqu'à parvenir à ses fins. Se défaire d'un mauvais élément était primordial pour pouvoir vivre en paix...et Commode n'était pas précisément un enfant de chœur...

Les bienfaits de la lecture, mes chers amis, sont incommensurables...il suffit de savoir que chercher et on trouve de tout!

Il décocha un regard en biais vers Aelius Aurelius Commodus et sourit, carnassier.

Comme qui est qui et comment il y est arrivé...intéressante façon de faire les choses, parfois...

Dévisageant de nouveau ses amis, le sourire redevint bon enfant tout comme l'éclat de ses yeux.

Mais je ne vous apprends rien...n'est ce pas!?

Le guerrier avait pris un air relâché mais mine de rien surveillait bien cet ennemi potentiel. Richard et Louis avaient beau discourir sur le thème du ballon comme s'il n'y avait jamais eu l'ombre d'un malentendu mais Achille les connaissait et se doutait bien que ces deux là se faisaient un sang d'encre...surtout Louis. Étranges tours du destin qui faisaient qu'un grand roi de France soit ami d'un guerrier l'ayant précédé de plus de 3.000 ans dans l'histoire.

Tout semblait reprendre un calme apparent mais le gêne flottait, incertain et menaçant tant et si bien que Louis ne trouva rien de mieux à faire que se percer le doigt avec une de ces aiguilles meurtrières.

AAAAAAAAAïÏÏÏeeeee ! Ôtez-moi ce truc ! Voyez où vos idiotie nous mènent. Achille, s’il te plaît…


Les hurlements de Louis auraient ameuté a foule..d'en avoir. Achille ne pouvait pas se refuser à voler à son secours, après tout il semblait tout désigné pour le tirer de toute classe de pépins.

Laisse voir ça!

Il s'était emparé de la main ensanglantée du monarque et examinait, d'un œil connaisseur, la blessure. L'aiguille avait traversé le pouce de part et part.

Définitivement, Majesté, la couture n'est pas ton fort! Serre les dents!

Mais voilà qu'au lieu de le faire, Louis lui murmurait, très discrètement:

Romps les rangs ! C’est un fielleux.


J'avais compris, pas besoin de te massacrer pour ca, mon ami. Richard, un peu de ta lave en fusion là...Louis va en avoir besoin!

Et ce disant il arracha l'aiguille d'un geste rapide et précis. Ça saignait allègrement mais avant que le pauvre roi n'ouvre la bouche pour hurler de nouveau il lui avait fait avaler un peu la mixture rapidement fournie par l'anglais. Du coup, ils avaient oublié Commode qui jusque là n'avait bougé d'un pouce...sûrement soupesant les pour et les contre de se battre avec le prince des Myrmidons.

Louis, quatorzième du nom était pâle comme un cadavre et toussait comme un damné. Sans lâcher la main blessée Achille trouva un bout de linge qui lui sembla assez propre et en enveloppa le doigt royal.

Je crois que c'en est fait pour toi et l'épissure, mon cher. T'en fais pas, je m'occuperai de ça à ta place.

Très louable de sa part surtout tenant compte qu'il détestait cela mais le grec était très conscient du besoin de se lancer à cette aventure le plus vite possible...quitter ces lieux devenait impératif pour tous et si Commode tenait à les accompagner, tant pis pour lui...il le tiendrait sous constante vigilance et au moindre écart...il ferait un gentil plongeon dans le vide!

Rasséréné par cette idée, il prit la place de Louis et s'adonna de presque bon cœur à compléter l'assemblement de la grande toile. Ca n'alla pas sans mal, il se piqua plus d'une fois les doigts mais se garda bien de faire de scène...son orgueil moyennant, il finit tout de même par se tirer d'affaire et aprés un dernier nœud, il put regarder Richard avec un sourire de fierté.

Voilà, je crois que c'est prêt. Si tout marche comme tu supposes, Richard. demain...on sera en chemin...et toi, Louis, arrête de remuer ta main...ca n'arrêtera jamais de saigner si tu l'agites!

Commode avait disparu des alentours, ce qui n'était que pour le satisfaire.

Je pense que le moment est arrivé de demander aux Dieux de nous fournir des provisions...en y allant à tour de rôle...encore deux fois ce soir et une demain matin, on devrait en avoir suffisamment pour le début du périple...après on verra comment se débrouiller. Je vais demander un arc et des flèches...pour la chasse.

L'évocation des flèches lui tira une moue... pour des raisons plus qu'évidentes...mais à la guerre comme à la guerre, pas le temps de se faire des états d'âme!
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Richard Francis Burton
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MessageSujet: Re: Au bord d'une falaise...   Mer 11 Fév - 1:27

Sacré Louis ! Il n’y avait que lui pour avoir des idées aussi saugrenues : s’enfoncer une aiguille dans le pouce juste pour créer une diversion.
Burton avait senti la mayonnaise monter entre Achille et Commode.
Le premier fanfaronnait de connaissances fraîchement acquise, Dieu sait comment :


Les bienfaits de la lecture, mes chers amis, sont incommensurables...il suffit de savoir que chercher et on trouve de tout!
Comme qui est qui et comment il y est arrivé...intéressante façon de faire les choses, parfois...


*Tu veux vraiment la bagarre, toi !*

Burton avait à peine émis ces pensées que le hurlement de Louis éclatait.


*Il en rajoute ou est-il vraiment douillet ?*

Le fait est que l’ex-monarque n’y était pas allé de main morte et que l’aiguille lui traversait bel et bien le doigt.
Achille se chargea de tous les soins ce qui amusa un brin le Britannique. Le « Nectar » fut utilisé une nouvelle fois, tant dans la bouche de loulou que sur son pouce, ce qui le fit tousser et brayer abondamment. Pendant ce temps, Commode s’était éclipsé ce qui détendit enfin l’atmosphère. Pourtant Richard fut troublé :


*Disparition volontaire ou encore un de ces enfumages incompréhensibles ?*


Pratique, le héros de Troie empêcha le XIVème de reprendre la couture. Rageant et pestant sur ses maladresses, il s’appliqua bellement en compagnie de l’explorateur et, en fin de journée, la dernière surpiqûre fut apposée.


Voilà, je crois que c'est prêt. Si tout marche comme tu supposes, Richard. Demain... on sera en chemin...et toi, Louis, arrête de remuer ta main...ca n'arrêtera jamais de saigner si tu l'agites!

C’était du bel ouvrage. Les hommes pouvaient s’enorgueillir de cette réalisation dans de telles conditions. Le Grec suggéra d’aller s’approvisionner au champignon et d’y quémander des provisions.
Du gaz, Burton en avait à profusion depuis le temps qu’il trichait dans ses suppliques. L’eau serait l’élément capital. La nourriture, Richard avait déjà vécu dans des conditions bien plus rudes et frisé plusieurs fois l’inanition. Louis serait celui qui souffrirait le plus du manque de confort et de douceurs malgré qu’il se soit relativement bien adapté à leur régime drastique.


On y va dès ce soir, répondit-il au héros. Je vais réclamer des conserves sous prétextes de ne pas me sentir assez en forme pour venir l’implorer pendant cinq jours ; de même pour la ration d’eau que je forcerai légèrement en prétendant être un peu souffrant et me déshydratant facilement. On verra si on arrive à le berner, ce champignon. Achille vas-y doucement avec les flèches. A la limite, ça se fabrique facilement ; seul l’empennage est délicat.

Cela dit, il crut bon d’alimenter le feu et de rôtir les volailles accordées. Dans son coin, Louis dormait, vidé après une journée épuisante et riche en émotion. Il était assez pâle encore vu tout le sang perdu. Richard le réveilla avec de petites tapes sur l’épaule :


Votre majesté, le dîner est prêt.
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